La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) passe à la vitesse supérieure dans sa transition énergétique. Le gestionnaire du réseau autoroutier entend commanditer une étude stratégique visant à identifier les sites et les modalités de déploiement des énergies renouvelables sur l’ensemble de ses infrastructures.

Panneaux solaires sur les aires de repos, éoliennes à proximité des échangeurs, toitures photovoltaïques sur les péages, voire centrales hybrides alimentant directement les équipateurs techniques : toutes les pistes sont ouvertes.

L’objectif est de réduire l’empreinte carbone d’un réseau qui s’étend sur près de 2.000 kilomètres et générer des économies d’énergie substantielles pour un exploitant dont les besoins en électricité ne cessent de croître.

Pour ADM, l’enjeu dépasse la simple vitrine écologique. Le réseau autoroutier marocain, en pleine expansion avec des chantiers comme l’autoroute Tit Mellil-Berrechid ou la liaison Tanger-Tétouan, consomme chaque année des dizaines de gigawattheures.

Produire sur place une partie de cette électricité, c’est à la fois sécuriser l’approvisionnement, maîtriser la facture énergétique et contribuer aux objectifs climatiques du Royaume. Reste à savoir quelles technologies seront privilégiées, quel calendrier sera proposé et, surtout, quel modèle de financement sera retenu.