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C’était il y a un peu moins de 30 ans. La Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel (ICBL) recevait le prix Nobel de la paix pour son rôle dans l’adoption de la Convention d’Ottawa. Signé en 1997, ce texte marque un tournant: pour la première fois, une arme conventionnelle largement utilisée est interdite sous la pression de la société civile. Les années 90 étaient celles de la dénonciation des mines antipersonnel: manifestations, expositions, campagnes dans les écoles. A Genève, le cofondateur de Handicap International fait ériger une chaise géante au pied arraché, devant les Nations unies. Elle devait y rester trois mois, elle y est toujours, symbole d’un combat qui a marqué son époque.
Le succès était tel que nul ne voyait venir le recul. Modèle du désarmement humanitaire, la Convention d’Ottawa vacille pourtant. En début d’année, la Pologne, les pays baltes et la Finlande ont acté leur retrait au nom de la menace russe. L’Ukraine, elle, souhaite faire de même, sans en avoir le droit en temps de guerre. Basculement durable? C’est la peur de l’ICBL qui surveille l’évolution globale et plaide pour l’universalisation du traité. Un glissement «extrêmement inquiétant», alerte sa directrice Tamar Gabelnick, qui redoute un effet de contagion.