République démocratique du Congo (RDC), Kenya, Guinée. Tels sont les pays africains attendus au sommet de Washington sur les ressources stratégiques, qui s’ouvre le 4 février dans la capitale américaine.
Un sommet voulu par l’administration Trump, consacré aux matières premières essentielles aux technologies modernes et qui couvre des secteurs aussi stratégiques que ceux des télécommunications, de l’aéronautique militaire et des industries de la défense. Y prennent part de hauts responsables politiques et des acteurs majeurs de l’industrie minière.
L’objectif pour Washington étant de nouer des partenariats internationaux solides et diversifiés, dans une volonté de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en ressources stratégiques.
Après l’insulte, la convoitise
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le locataire de la Maison-Blanche, qui s’est donné pour objectif de rendre à l’Amérique sa grandeur d’antan, ne lésine pas sur les moyens pour atteindre ses objectifs. Et il n’a jamais caché sa convoitise pour les minerais rares que renferme le sol africain. Un continent qui n’a jamais paru dans ses priorités, et qu’il qualifiait jadis de “pays de merde”.
Toujours est-il que la présence de pays africains à ce sommet de Washington est la preuve que dans la “merde”, il y a aussi de bonnes choses à tirer. Et ce n’est pas Donald Trump qui dira le contraire. Lui qui conditionnait déjà, il y a peu, son aide à la sécurisation de l’est de la RDC contre une facilité d’accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d’Afrique centrale, et qui a conclu avec Kinshasa un partenariat sécuritaire dans ce sens.
C’est dire si, avec le Kenya et la Guinée, la RDC reste d’un grand intérêt pour le pays de l’Oncle Sam. Et l’invitation de ces pays africains cache mal une volonté de Washington d’en faire des alliés stratégiques dans un contexte mondial hautement concurrentiel.
La question qui se pose est de savoir si ces pays africains sauront défendre leurs intérêts devant l’ogre américain. La question est d’autant plus fondée que l’Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c’est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances.
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