La chambre criminelle tunisienne spécialisée dans les affaires de corruption a confirmé en appel, mardi 5 mai, la condamnation à six ans de prison d’Halima Ben Ali. Pour la fille de l’ancien dictateur Zine el-Abidine Ben Ali aujourd’hui âgée de 33 ans, les espoirs d’abandon des poursuites judiciaires n’ont donc rien donné. L’information a été publiée par les médias tunisiens sans plus de détails sur l’affaire, la justice ne communiquant plus directement avec la majorité d’entre eux.

Reste qu’Halima Ben Ali ne vit plus en Tunisie depuis ses 17 ans – elle a quitté le pays au moment de la révolution – et que la justice française a décidé de refuser son extradition vers Tunis, début avril, après son interpellation dans un aéroport parisien en septembre dernier alors qu’elle s’apprêtait à rentrer chez elle à Dubaï.

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Halima Ben Ali est dans le collimateur de la justice tunisienne depuis 2018, à la suite de l’apparition de son nom dans certains dossiers d’infractions financières. Ses avocates françaises et tunisiennes estiment cependant qu’elle était mineure au moment des faits qui lui sont reprochés et qu’elle ne peut donc avoir joué un rôle quelconque dans les malversations de la famille de l’ancien dictateur.

Sa condamnation intervient par ailleurs à un moment où un autre membre du clan Ben Ali vient d’être lourdement condamné : gendre de Zine el-Abidine Ben Ali, Imed Trabelsi a écopé, il y a quelques jours, de cinq ans de prison par la même chambre pour infraction financière. Incarcéré depuis janvier 2011, il cumule déjà des peines allant de huit et dix ans de prison.