À Santa Susanna, dans la province de Barcelone, Corinne Alonso a décroché, samedi 2 mai, le titre de championne d’Europe de bodybuilding catégorie bikini fitness plus de 50 ans, trois semaines après son titre de championne de France (à lire dans notre édition du 15 avril dernier).
Face à dix concurrentes
Elles étaient 10 concurrentes sur scène originaires de Belgique, Suisse, Finlande, Slovaquie, Espagne et Roumanie, Corinne étant la seule française. « En arrivant, je ne pensais vraiment pas gagner, je n’ai que deux ans de recul dans la discipline et peu de compétitions à mon actif, j’espérais juste être dans le top 6 », révèle humblement la championne. L’épreuve a débuté par la montée sur la scène des bodybuildeuses devant un jury composé de neuf juges. Elles défilent ensuite cinq par cinq. « Je suis dans le top quatre après une première sélection. Je reste ensuite au fond de la scène pendant que les six restantes sont jugées. Je suis en position de face, la front position dans notre jargon, car le jury continue à nous observer pendant le passage des six autres. On peut être déclassée si on ne maintient pas la position tendue ».
Dernière étape, la remontée des six finalistes sur scène pour l’annonce du classement. « Le jury appelle les candidates une par une depuis la sixième place, le classement remonte petit à petit et je termine première, la consécration d’une vie », raconte Corinne avec émotion.
Louis Milane, son coach physique, exulte. Il a réussi à l’amener au plus haut niveau et à qualifier son athlète pour les championnats du monde de décembre prochain, toujours à Santa Susanna. Pendant les trois dernières semaines, Corinne s’est entraînée à raison de cinq séances hebdomadaires, plus courtes que d’habitude mais avec des poids à soulever plus lourds. Le régime alimentaire a été adapté à la préparation de l’épreuve, « j’ai mangé plus de légumes et moins de glucides pour arriver plus sèche et avec un corps encore plus dessiné. Sur la scène, la démarche, la cambrure, le sourire et l’élégance sont jugés. Techniquement, le jury regarde surtout les cuisses, les fessiers et la taille qui doit être très fine ». Désormais, la bodybuildeuse se projette sur l’épreuve mondiale avec une reprise d’entraînements plus classiques et quelques plaisirs culinaires mais toujours légers comme de simples fruits de saison.
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