Un cabinet d’analyse explique d’ailleurs qu’il est fréquent que l’aviation civile russe se retrouve en lien avec des pratiques militaires: « En inscrivant une partie de sa flotte au registre civil et en la peignant aux couleurs standards des compagnies commerciales, le ministère de la Défense exploite les protocoles de l’aviation civile. Cela lui permet de contourner les formalités diplomatiques et de voler vers des nœuds de transit cruciaux comme les Émirats arabes unis, la Turquie ou divers États africains sous le couvert de vols civils ».

Et justement, ces compagnies d’apparence civile, se posent dans des aérodromes algériens, faisant du pays une véritable plaque tournante. En effet, l’Algérie offre à la Russie un moyen de maintenir des chaînes d’approvisionnement plus compliquées à surveiller et sanctionner.

Flotte fantôme : L’État belge cité à comparaître après la saisie du pétrolier EtheraUne présence militaire en Afrique ?

Comme le rappelle le Parisien, l’Algérie a été un client majeur de la Russie avant la guerre en Ukraine en se fournissant en majorité d’armes russes.

Désormais, il semblerait que des chasseurs bombardiers ou encore des chasseurs SU-47 se retrouveraient camouflés sur le territoire algérien selon les images satellites procurées par Defense News. Les enquêteurs pensent alors que cette nouvelle plaque tournante illustre la volonté du pays de Vladimir Poutine de consolider sa présence sur le continent africain.

La Belgique craint des représailles russes après la saisie du pétrolier fantôme : « Nous sommes sur nos gardes »