La Côte d’Ivoire vient d’inscrire un nouveau jalon dans la filière anacarde. La production nationale de noix brutes de cajou a atteint un niveau historique de 1.549.221 tonnes au titre de la campagne 2025, selon des chiffres officiels.

L’annonce a été faite le samedi 7 février 2026 à Yamoussoukro par le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, Berté Mamadou, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la 2e édition des Journées nationales des producteurs du coton et de l’anacarde.

Pour les autorités de la filière, cette progression spectaculaire s’explique par une stratégie renforcée sur le terrain, combinant suivi des vergers et encadrement technique des producteurs. Autre levier mis en avant : la lutte contre la fuite des produits, avec un renforcement de la surveillance aux frontières terrestres, permettant de comptabiliser des volumes auparavant écoulés vers des pays voisins.

La performance est également attribuée à une pluviométrie mieux répartie dans les principales zones de production du Nord et du Centre, ainsi qu’à un signal prix jugé incitatif : le prix bord champ a été fixé à 425 FCFA/kg en 2025, contre 275 FCFA/kg en 2024, encourageant l’entretien des plantations et la récolte de l’intégralité des volumes.

Placées sous le thème « Renforcer la résilience et la compétitivité des filières coton, anacarde et karité pour des producteurs plus professionnels », ces journées ont servi de cadre de promotion, d’échanges et de mise en réseau entre les acteurs. Les organisations professionnelles rappellent que l’initiative vise aussi à reconnaître publiquement le rôle des producteurs, premiers maillons d’une chaîne de valeur déterminante pour la compétitivité agricole du pays.