Au-delà du seul marché marocain, le constructeur entend utiliser cette implantation comme un hub régional destiné à desservir l’Afrique du Nord et une partie de l’Afrique subsaharienne, notamment l’Afrique de l’Ouest. Le site doit jouer un rôle central dans la structuration des flux de véhicules hors d’usage et dans le développement d’une offre industrielle de pièces réemployées dans la région MEA (Middle East & Africa).

L’installation s’inscrit dans la stratégie portée par SUSTAINera, la division de Stellantis dédiée à l’économie circulaire. Celle-ci regroupe les activités de remanufacturing, réparation, réemploi et recyclage déployées par le constructeur dans l’après-vente. 

« L’économie circulaire est une priorité stratégique pour Stellantis au Moyen-Orient et en Afrique », explique Samir Cherfan, directeur des opérations de Stellantis pour la région Moyen-Orient et Afrique. Le dirigeant souligne également la volonté du groupe de « sécuriser son empreinte industrielle à long terme dans la région ».

Le site de Casablanca assurera plusieurs missions : approvisionnement en véhicules en fin de vie, opérations de démantèlement, commercialisation de pièces d’occasion et récupération de matériaux destinés au recyclage. Les pièces extraites pourront alimenter le réseau après-vente du constructeur, mais aussi des plateformes digitales exploitées par des partenaires tiers.

Le projet doit également permettre à Stellantis d’élargir la disponibilité de pièces d’origine réutilisables dans une région où les filières de VHU restent encore peu structurées. Le constructeur insiste d’ailleurs sur la nécessité de mettre en place des circuits conformes et traçables pour accompagner le développement du marché.

1,6 million d’euros investi

Le groupe rappelle que son dispositif régional repose déjà sur plusieurs briques opérationnelles : commercialisation de pièces remanufacturées, vente de pièces d’occasion via B-Parts, ainsi que différents partenariats liés au recyclage et à la gestion des VHU. Ces offres sont distribuées via les réseaux après-vente Stellantis, les réparateurs partenaires et les hubs Distrigo.

Le centre marocain doit aussi intégrer les nouveaux enjeux liés à l’électrification du parc roulant. Stellantis précise ainsi que certaines familles de produits issues du démontage incluront notamment des batteries de véhicules électriques soigneusement sélectionnées.

Sur le plan économique, Stellantis annonce un investissement de 1,6 million d’euros pour ce projet. Le site vise une capacité maximale de 10 000 véhicules démantelés par an et pourrait générer environ 150 emplois directs et indirects à pleine capacité. Les véhicules traités proviendront notamment de compagnies d’assurance, de ventes aux enchères et des filières VHU locales.