Il explique que « l’objectif » est « de garantir de façon durable l’organisation des élections apaisées en créant davantage de confiance et en rassurant l’ensemble des Ivoiriens et de la classe politique ».

L’opposition a dénoncé régulièrement et très vivement le manque d’indépendance de la CEI, selon elle, chargée notamment d’organiser les élections, veiller à la stricte application du code électoral et établir et réviser la liste électorale.

A l’élection présidentielle d’octobre, largement remportée par Alassane Ouattara, plusieurs figures de l’opposition ne figuraient pas sur cette liste électorale, comme l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo, à cause d’une condamnation judiciaire, ou le président du principal parti d’opposition, Tidjane Thiam, pour des questions de nationalité.

Leurs formations politiques avaient annoncé suspendre leurs activités à la CEI.

L’institution a toujours répondu n’être « inféodée à aucune chapelle politique ».

La CEI comptait un représentant du président de la République, un du ministre de l’Intérieur, six de la société civile, neuf des partis politiques, dont cinq de l’opposition, et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.