Si le corps de Manon Relandeau, vraisemblablement tuée par son conjoint reste introuvable, le principal suspect a été placé en détention en Algérie, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet, confirmant une information de Ouest-France. Cet homme de 41 ans, de nationalité algérienne, avait été interpellé la semaine dernière par les services de police du pays. Il a rejoint son pays d’origine le 2 avril avec leur fille, alors âgée de 15 mois. Le parquet de Nantes a ouvert début avril une enquête pour meurtre et enlèvement.

Le suspect, qui se trouvait avec le bébé au moment de son arrestation, était visé par une notice rouge d’Interpol. Selon une convention signée entre la France et l’Algérie, aucun des deux pays n’extrade vers l’autre ses ressortissants. Ils peuvent toutefois être poursuivis dans leur pays d’origine.

Condamné en 2019 pour violences conjugales

Déjà connu de la justice française, le suspect avait été condamné en 2019 à Nantes à une peine avec sursis pour des violences conjugales sur sa compagne de l’époque, selon le parquet. Manon Relandeau, agricultrice de 31 ans, avait contacté récemment l’association Citad’elles, qui vient en aide aux femmes victimes de violences, et y avait pris un rendez-vous début avril, qu’elle n’a pas honoré.

Depuis le 3 avril, date du signalement de la disparition de la jeune femme, plus de cent gendarmes ont été mobilisés pour mener des recherches autour de Saint-Étienne-de-Montluc, où le couple résidait. Des équipes cynophiles et la brigade fluviale ont été engagées, et une cellule nationale d’enquête dirigée par la section de recherches de Nantes a été spécifiquement créée. Deux personnes ont été mises en examen en France dans ce dossier pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « modification des lieux d’un crime ».