Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 6 mai 2026, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), organe créé en 2001 et chargé d’organiser et de superviser les élections dans le pays.
Selon RFI, cette décision, prise en Conseil des ministres, intervient après plusieurs années de critiques formulées par une partie de la classe politique, notamment l’opposition, qui reprochait à la CEI un manque d’indépendance et une supposée proximité avec le pouvoir.
Lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil, le ministre porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a déclaré que « cette dissolution ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections, plus à même de rassurer les acteurs politiques et les Ivoiriens, et de garantir durablement la tenue d’élections apaisées dans notre pays».
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Aucune précision n’a, pour l’instant, été donnée sur la nature exacte du futur organe appelé à remplacer la CEI, ni sur son mode de fonctionnement.
Le gouvernement a toutefois indiqué que des délibérations ultérieures permettront de définir la structure de substitution, qui sera placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
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Créée en octobre 2001, la CEI a supervisé l’ensemble des grands scrutins organisés en Côte d’Ivoire depuis plus de deux décennies. Régulièrement au cœur des tensions électorales, elle faisait l’objet de contestations récurrentes de la part de plusieurs acteurs politiques.