Société

Entre Paris et Alger, l’heure est au dégel. Marqué par le retour de l’ambassadeur de France et une présence française aux événements mémoriels algériens du 8 mai, ce rapprochement doit permettre une normalisation des relations qui dépend désormais du sort de ressortissants détenus par les deux côtés.

Publié le 8 mai 2026 à 11h22

Les relations entre la France et l'Algérie semblent se réchauffer avec le retour de l'ambassadeur français à Alger. Photo © SIPA

Les relations entre la France et l’Algérie semblent se réchauffer avec le retour de l’ambassadeur français à Alger. Photo © SIPA

Le retour ce vendredi à Alger de l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet, après plus d’un an d’absence, apparaît comme une étape cruciale dans la normalisation des relations entre Paris et Alger, selon le Figaro.

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Absent de son poste depuis le 17 avril 2025 suite à l’expulsion de douze agents français, Stéphane Romatet a regagné la célèbre villa des Oliviers. Selon l’Élysée, ce retour vise à « restaurer un dialogue efficace », alors que les signes de détente se multiplient.

Autre symbole fort de ce réchauffement diplomatique, la ministre déléguée à la Mémoire Alice Rufo se rend à Sétif pour commémorer ce vendredi 8 mai la répression des manifestations nationalistes de 1945, qui a fait entre 15 000 et 45 000 morts selon les sources. En commémorant la répression en Algérie en même temps que les cérémonies devant l’Arc de Triomphe, Paris envoie un signal diplomatique fort.

Reprise de la coopération

Ce dégel s’appuie sur une reprise concrète de la coopération en matière de politique migratoire. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’était félicité de la reprise par Alger des distributions de laissez-passer consulaires nécessaires pour l’exécution des OQTF.

Un optimisme prudent

Malgré cette dynamique, des points de friction subsistent, notamment sur le sort d’un agent consulaire algérien arrêté en France en 2025. Côté français, l’attention se porte sur le journaliste Christophe Gleizes, détenu depuis un an en Algériev. Le retrait récent de son pourvoi en cassation pourrait ouvrir la voie à une grâce présidentielle algérienne, condition jugée prioritaire par Paris pour une normalisation pérenne des relations bilatérales.

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