Les marchés européens ont terminé la semaine en baisse vendredi, plombés par les inquiétudes autour du conflit au Moyen-Orient et des tensions persistantes sur le pétrole. À l’inverse, Wall Street poursuivait sa progression, portée par un marché de l’emploi américain plus solide qu’attendu.
Les investisseurs ont continué de naviguer entre résilience économique américaine et fortes incertitudes géopolitiques. En Europe, les principales places boursières ont terminé dans le rouge : Francfort a cédé 1,32 %, Paris 1,09 % et Londres 0,43 %. Milan a terminé quasiment à l’équilibre (-0,00 %).
Les marchés européens restent focalisés sur la situation au Moyen-Orient et les risques entourant une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz.
« Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d’un accord rapide entre Washington et Téhéran », souligne John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
De nouveaux affrontements dans le Golfe depuis jeudi ont ravivé les inquiétudes sur les approvisionnements énergétiques mondiaux, malgré les déclarations de Donald Trump affirmant que la trêve avec l’Iran tenait toujours.
Wall Street rassurée par l’emploi américain
À New York, l’ambiance était tout autre. Le Nasdaq progressait de 1,40 % vers 15 h 50 GMT et le S &P 500 gagnait 0,79 %, inscrivant tous deux de nouveaux records historiques. Le Dow Jones avançait plus modestement de 0,10 %.
Les investisseurs américains ont été rassurés par les chiffres de l’emploi publiés vendredi. Les États-Unis ont créé 105 000 emplois en avril, alors que le marché n’en attendait qu’environ 60 000. Le taux de chômage est resté stable à 4,3 %.
NewsletterL’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
S’inscrireS’inscrireS’inscrire
Pour Daniel Vernazza, économiste chez UniCredit, ces données témoignent « d’une certaine résilience » de l’économie américaine malgré le contexte international tendu.
Les marchés ont également apprécié le ralentissement relatif de la progression des salaires, perçu comme un facteur limitant les risques inflationnistes.
Le pétrole repart à la hausse
Les tensions géopolitiques ont également soutenu les cours du pétrole après la forte baisse enregistrée jeudi. Le Brent de la mer du Nord progressait de 1,63 %, à 101,69 dollars le baril, tandis que le pétrole américain WTI gagnait 0,92 %, à 95,68 dollars. Sur le marché obligataire, les rendements américains reculaient légèrement, signe d’un certain apaisement des craintes inflationnistes après les statistiques sur l’emploi.
A LIRE AUSSI
Le marché du travail américain résiste encore malgré les tensions géopolitiques
Parmi les valeurs en vue, Commerzbank a chuté de près de 4 % à Francfort malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. La banque allemande a annoncé la suppression de 3 000 postes et réaffirmé sa volonté de rester indépendante face à l’offensive de l’italienne UniCredit.
À Wall Street, la plateforme de réservation Expedia reculait de plus de 7 % après des résultats trimestriels et des prévisions jugés décevants par les investisseurs.