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L’Afrique du Sud a trois problèmes principalement : les inégalités sociales, une violence endémique (les crimes de sang) et la corruption. La corruption jusque dans les hauts cercles du pouvoir. Mais le pays de Nelson Mandela, première économie du continent en termes de PIB, reste une démocratie, avec une séparation des pouvoirs qui fonctionne en dépit des ratés. La preuve : la Cour constitutionnelle a sabré ce vendredi 8 mai une décision très politique du Parlement qui freinait toute procédure de destitution ciblant le président Cyril Ramaphosa. Pour ce dernier il y a danger et il est imminent.
Le scandale retentissant sur une présumée dissimulation de fonds refait surface. L’affaire date de 2020 ; une grosse somme d’argent, 580 000 dollars en espèces, avait été dérobée dans le ranch et réserve de chasse du président. Ces sous, planqués sous les coussins d’un canapé, proviendraient du paiement de buffles achetés par un homme d’affaires soudanais, avait argué Ramaphosa…
Les soupçons avaient fusé immédiatement, le président a été accusé de ne pas avoir saisi la police après le cambriolage et d’avoir dissimulé un conflit d’intérêts dans ce dossier. Ses adversaires parlent aussi d’un abus de pouvoir.
En 2022 Ramaphosa avait aisément enjambé un vote de l’Assemblée nationale qui aurait pu déboucher sur une procédure de destitution. « Il est déclaré que le vote de l’Assemblée nationale du 13 décembre 2022 […] est contraire à la Constitution, invalide, et qu’il est annulé« , a asséné la présidente de la Cour constitutionnelle, Mandisa Maya.
L’Assemblée nationale, où l’African National Congress (ANC) avait à l’époque la majorité absolue, avait enterré le rapport d’une commission d’enquête qui établissait que le président était passible d’une procédure pour faute professionnelle. En dépit de charges accablantes le procureur général avait stoppé net en 2024 les poursuites judiciaires.
La Cour suprême a déterré l’affaire après une plainte déposée par le parti d’extrême gauche Economic Freedom Fighters (EFF). Le président sud-africain, qui bataille contre son homologue américain Donald Trump autour du prochain Sommet du G20 (la Maison Blanche ne l’a pas invité à Miami), aura un combat encore plus périlleux. Sa survie politique se jouera dans les semaines et mois à venir.
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