Ligue 1, 33e journée, ce dimanche (21 h)

Quatre jours après avoir décroché sa deuxième qualification consécutive pour la finale de la Ligue des champions, le PSG peut quasiment s’assurer un 14e titre en Ligue 1 en cas de succès face à Brest, alors que le suspense bat son plein pour les places européennes.

Paris a la main

Le PSG doit vite digérer son exploit européen contre le Bayern Munich et se replonger dans le quotidien du championnat de France. Les joueurs de Luis Enrique, qui comptent trois points d’avance sur leur dauphin lensois, vainqueur vendredi de Nantes (1-0), n’ont plus qu’un petit effort à effectuer pour se succéder à eux-mêmes sur la scène nationale.

Une victoire face à Brest au Parc des Princes mettrait fin au suspense puisque Paris possède une différence de buts largement favorable (+43 contre +29 pour Lens). Le choc contre les Sangs et Or Lens, mercredi au stade Bollaert en match décalé de la 29e journée, pourrait ainsi être dénué d’enjeu si le PSG fait respecter la hiérarchie dimanche devant son public.

La principale difficulté pour les Parisiens pourrait se situer dans le turn-over de Luis Enrique, habitué à donner du temps de jeu aux remplaçants et de faire souffler les titulaires en Ligue 1 juste après les grandes soirées de Ligue des champions. Dans une configuration semblable, le PSG s’est pris les pieds dans le tapis à domicile face à Lorient la semaine dernière (2-2).

Une course à l’Europe indécise

Si le PSG et Lens sont assurés de disputer la Ligue des champions la saison prochaine, rien n’est encore acté pour les autres accessits européens. La troisième place fait l’objet d’une lutte intense entre Lyon (3e), Lille (4e) et Rennes (5e), seulement séparés par quatre points.

L’OL peut enfoncer le clou à Toulouse (10e) qui n’a plus rien à espérer et pourrait être démobilisé. Les Rennais sont également en très bonne posture en accueillant le Paris FC (11e), certain de son maintien. Mais attention tout de même aux joueurs de la capitale, revigorés par l’arrivée sur le banc d’Antoine Kombouaré et qui n’ont perdu qu’une seule fois depuis sa nomination fin février.

Lille sera en revanche en grand danger à Monaco (6e), qui n’a pas encore abandonné tout espoir de s’inviter dans le top 4 malgré des résultats toujours en dents de scie.

Pour l’OM (7e), en déplacement au Havre (14e), il faudrait en revanche un miracle pour décrocher un billet pour une Coupe d’Europe. En plein marasme, les Marseillais ont de nouveau vécu un psychodrame lors de leur mise au vert à la Commanderie, décidée après la cinglante défaite concédée le week-end dernier à Nantes (3-0).

Jeudi soir, selon une source à l’OM, plusieurs joueurs ont « semé un gros chahut » dans plusieurs chambres du centre d’entraînement, où ils ont laissé un grand désordre. L’attaquant gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, l’un des protagonistes, a été sanctionné et écarté du groupe pour le voyage en Normandie.

Auxerre-Nice, un barrage à éviter

Metz et Nantes déjà relégués en Ligue 2, l’unique incertitude en bas de tableau concerne l’identité du barragiste. La 16e place fatidique est pour le moment occupée par Auxerre mais tout peut encore basculer avec la réception de Nice (15e), son principal rival avec trois points d’avance.

Quatre longueurs devant l’AJA, Le Havre peut définitivement respirer s’il parvient à museler des Marseillais en perdition.