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Énergie chère, clients en crise, concurrence agressive des Chinois, droits de douane en hausse… Les fonderies européennes sont prises en étau. Que faire pour en sortir ? Chiara Danieli, présidente de la Fédération européenne des fonderies et directrice générale de la fonderie Bouhyer, à Ancenis-Saint-Géréon, compte demander l’aide de l’Union européenne. Entretien.

Chiara Danieli, directrice générale de la fonderie Bouhyer, à Ancenis, ici photographiée en 2019. | ARCHIVES FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE
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Chiara Danieli, directrice générale de la fonderie Bouhyer, à Ancenis, ici photographiée en 2019. | ARCHIVES FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE
Modifié le 10/05/2026 à 14h36
Publié le 10/05/2026 à 09h00
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Les fonderies d’Europe vont mal. Si rien n’est fait, le secteur, qui fait travailler 142 000 personnes à l’échelle européenne (1 000 en Loire-Atlantique), pourrait disparaître à moyen terme. Que faire pour remettre cette industrie sur les rails ? Entretien avec Chiara Danieli, présidente de la Fédération européenne des fonderies et directrice générale de la fonderie Bouhyer, à Ancenis-Saint-Géréon.
On dit que le secteur de la fonderie souffre. Est-ce une réalité ?
Entre 2020 et 2024, le secteur de la fonderie en Europe a connu une diminution d’activité très importante, de 30 %. C’est comme si toute l’activité allemande avait disparu. Le nombre d’entreprises a diminué de 13 % et le nombre d’employés de 32 %. En 2025, on n’a pas encore les chiffres, mais on estime que l’activité a chuté encore plus lourdement.
Comment explique-t-on cela ?
Notre secteur est touché par différents facteurs. Le premier est énergétique. Les prix de l’énergie en…
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