Avec une économie numérique africaine en forte croissance, les coopérations entre États deviennent un levier clé. Le Maroc et le Ghana entendent capitaliser sur ce potentiel pour développer des services publics plus accessibles et stimuler l’innovation.

Le Maroc et le Ghana ont signé, le jeudi 7 mai à Rabat, une déclaration d’intention pour renforcer leur coopération dans la transition numérique et la modernisation de l’administration. L’accord a été paraphé en marge de la clôture des Assises africaines du Gouvernement.

Le protocole — signé par Amal El Fallah Seghrouchni (photo, à gauche), ministre marocaine de la Transition numérique, et Akanvariva Lydia Lamisi (photo, à droite), ministre d’État chargée de la Réforme du secteur public — fixe plusieurs axes prioritaires, dont la numérisation des services publics, le gouvernement ouvert, l’intelligence artificielle, ainsi que la gouvernance et la valorisation des données. Les deux parties entendent également promouvoir les technologies émergentes comme levier d’amélioration de la performance administrative.

Au-delà des engagements politiques, la coopération prévoit la mise en place de mécanismes opérationnels concrets. Des échanges d’expertise, des missions techniques, des ateliers, ainsi que des initiatives d’innovation collaborative — telles que des hackathons — devraient favoriser l’émergence de projets communs à fort impact. L’objectif affiché est de renforcer les capacités des administrations tout en stimulant les écosystèmes numériques nationaux.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement entre pays africains autour des enjeux de souveraineté numérique et d’efficacité de l’action publique. Le Maroc, qui déploie sa stratégie numérique à horizon 2030, multiplie les partenariats pour consolider son positionnement comme hub régional des services numériques. De son côté, le Ghana s’impose progressivement comme un acteur clé de l’innovation numérique en Afrique de l’Ouest, notamment grâce à ses avancées dans les services financiers numériques et l’identité numérique.

Cette signature intervient alors que les organisations de la société civile présentes à Rabat ont adopté une déclaration commune pour renforcer l’engagement politique en faveur de la transparence et de la participation citoyenne sur le continent.

Samira Njoya

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