La capacité totale d’hébergement des prisons a atteint 178.413 mètres carrés, correspondant à une capacité d’accueil de 64.812 lits.

Rapport : Le rapport annuel sur les prisons 2025, publié par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), fait état d’un recul de 5,45% du nombre des détenus entre 2024 et 2025. Le taux de surpopulation a diminué de 8 points atteignant 153 % contre 161 % à la fin de 2024.

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a publié son rapport annuel au titre de l’année 2025. Il ressort de ce rapport une diminution de 5,45 % du nombre de détenus entre 2024 et 2025. Au 31 décembre 2025, la population carcérale s’élevait à 99.366, soit 280 détenus pour 100.000 habitants. Parmi eux figurent 1.112 mineurs, 2.456 femmes, 1.696 ressortissants étrangers et 8.785 personnes placées en détention préventive. Le rapport indique que le nombre des nouvelles incarcérations a reculé en 2025 en s’établissant à 98.446 personnes, contre 101.157 une année auparavant. Les libérations ont augmenté en passant de 98.673 en 2024 à 104.485 en 2025. Le taux de surpopulation nationale s’est réduit à 153%, contre 161% à la fin de 2024. À la fin de 2025, la capacité totale d’hébergement des prisons a atteint 178.413 mètres carrés, correspondant à une capacité d’accueil de 64.812 lits. Le taux de surpopulation nationale a diminué de 8 points atteignant 153 %, contre 161% à la fin de 2024. Cette évolution s’explique par la baisse du nombre de détenus, évaluée à 5.689 personnes sur la période considérée. L’âge moyen des détenus est de 33,62 ans. La DGAPR fait remarquer que les célibataires demeurent majoritaires au sein des établissements pénitentiaires, représentant 63,38 % de l’ensemble des détenus, contre 29,44 % pour les personnes mariées. Les détenus âgés de moins de 30 ans représentent, pour leur part, plus de 45 % des détenus. Le rapport relève une faible proportion des femmes détenues, lesquelles ne dépassent pas 2,47% de l’effectif global. S’agissant du niveau d’éducation, les personnes ayant suivi un enseignement primaire ou collégial représentent plus de 74% des détenus, contre 8,82% pour les analphabètes et seulement 4,14% pour les universitaires. La répartition territoriale place la région de Casablanca-Settat au premier rang avec 19,76% des détenus recensés au niveau national, devant Rabat-Salé-Kénitra, qui concentre 17,92% des détenus, puis Fès-Meknès avec 15,34%.

Bilan des peines alternatives

Le bilan de la première phase de mise en œuvre de la loi relative aux peines alternatives, couvrant la période du 22 août au 31 décembre 2025, fait ressortir que le nombre total des jugements portant sur des peines alternatives transmis aux différents établissements pénitentiaires s’est élevé à 1.001 jugements, correspondant à 1.077 peines alternatives, relève la Délégation. Parmi ces jugements, 743 décisions d’exécution ont été émises, dont 727 concernaient des personnes détenues, parmi lesquelles 606 ont été libérées, et 16 décisions concernaient des personnes poursuivies en état de liberté. S’agissant de la répartition qualitative de ces peines, le rapport fait état d’une diversification des choix judiciaires visant à adapter la sanction à la situation du condamné. Les amendes journalières arrivent en tête avec 490 peines prononcées, suivies des travaux d’intérêt général avec 330 peines, puis des restrictions de droits et des mesures de réhabilitation avec 245 cas, tandis que la surveillance électronique a concerné 12 cas. Par ailleurs, la DGAPR fait état de 20 cas de violation des obligations imposées, ayant fait l’objet de rapports établis par les établissements pénitentiaires et transmis aux autorités judiciaires compétentes. Le document signale d’autre part 31 cas de refus d’exécution ayant entraîné le maintien en détention des personnes concernées. La DGAPR signale que ces résultats n’auraient pu être atteints sans la mobilisation des ressources humaines et techniques de la Délégation qui a créé une direction dédiée au suivi de l’exécution des peines alternatives, et affecté 368 fonctionnaires aux unités chargées du suivi de ces peines dans 58 établissements pénitentiaires . Le rapport cite également le développement du système d’information intégré de gestion des peines alternatives «SIGPA» afin de mettre en place une plateforme numérique permettant l’unification des données et un suivi structuré des différentes étapes de l’exécution.