Africa Forward – Derrière le sommet de Nairobi, la France tente de sauver son influence africaine
Corridors logistiques, minerais critiques, patronat français, rivalité chinoise et retour diplomatique au sein de l’Union africaine : derrière la tournée africaine d’Emmanuel Macron se joue une vaste opération de repositionnement stratégique de Paris sur un continent où l’ordre géopolitique bascule rapidement.
Officiellement, il s’agit d’un sommet économique tourné vers « l’innovation et la croissance ». Officieusement, plusieurs diplomates africains présents à Nairobi décrivent plutôt une tentative française de reprendre pied sur un continent où son influence s’est brutalement érodée. Le sommet « Africa Forward », coorganisé les 11 et 12 mai au Kenya par les président français, Emmanuel Macron, et kényan, William Ruto, marque un tournant discret mais majeur dans la stratégie africaine de Paris. (Source Les Dépêches de Brazzaville)
Le Libéria accélère sa transition vers les paiements numériques
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Le gouverneur de la Banque centrale du Libéria, Henry F. Saamoi, a détaillé à Dakar les réformes engagées par son pays pour connecter banques, fintechs et opérateurs de mobile money, dans le but de moderniser les paiements, renforcer la supervision financière et sécuriser les transactions numériques.
Le Libéria travaille à la mise en place d’un vaste écosystème national de paiements numériques destiné à connecter les opérateurs de mobile money, les banques et les fintechs afin d’améliorer l’inclusion financière et la supervision monétaire, a annoncé, vendredi dernier, le gouverneur de la Banque centrale du Libéria, Henry F. Saamoi.
S’exprimant à l’occasion de la 3e édition de la conférence internationale de la BCEAO, ouverte ce matin à Dakar sous le thème : « Crypto-actifs et innovations numériques : opportunités et défis pour la stabilité monétaire et financière », le responsable libérien a détaillé les réformes engagées pour moderniser les infrastructures financières du pays et réduire progressivement la dépendance à l’argent liquide. (Source Apanews)
Le Zimbabwe va restituer des dizaines de fermes saisies à des étrangers il y a plus de 20 ans
Au Zimbabwe, le gouvernement a annoncé vouloir restituer 67 fermes à d’anciens propriétaires étrangers, qui ont perdu leurs terres dans les années 2000. Sous la présidence de Robert Mugabe, plusieurs milliers d’agriculteurs blancs avaient été expropriés, au profit de populations noires spoliées durant la colonisation. Cette politique controversée avait conduit à l’effondrement de toute l’économie du pays.
Le gouvernement d’Emmerson Mnangagwa insiste : ces nouvelles mesures ne remettent absolument pas en cause le programme de réforme agraire de Mugabe, mais sont plutôt un geste afin de tourner la page des litiges datant des années 2000. L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture devant le Parlement. Ces restitutions concernent des agriculteurs originaires du Danemark, de la Suisse, de l’Allemagne et des Pays-Bas, afin d’honorer des accords bilatéraux d’investissement liant ces États avec le Zimbabwe (Source RFI)
Prix Marc-VIvien Foé – Mamadou Sangaré, nouveau roi africain de la Ligue 1 : Une première pour le football malien !
Le football malien tient enfin son premier lauréat du Prix Marc-Vivien Foé. Le milieu de terrain de RC Lens, Mamadou Sangaré, a été désigné meilleur joueur africain de Ligue 1 pour la saison 2025-2026 par RFI et France 24.
À seulement 23 ans, Mamadou Sangaré a été récompensé du Prix Marc-Vivien Foé, qui récompense le meilleur joueur africain de Ligue 1, après une saison pleine au RC Lens. Véritable moteur du milieu de terrain, l’international malien s’est imposé comme l’un des joueurs les plus réguliers du championnat grâce à son volume de jeu, sa capacité à récupérer les ballons mais aussi son impact dans la construction offensive.
Avec cette distinction, le natif du Mali entre dans l’histoire en devenant le premier joueur malien à remporter ce trophée prestigieux, créé en hommage à Marc-Vivien Foé. (Source Africa Radio)
Pretoria : Nouvelle audience pour Kemi Seba ce 11 mai
Incarcéré depuis la mi-avril avec son fils de 18 ans, il est poursuivi pour tentative d’immigration clandestine, mais également visé par des accusations plus lourdes portées par le parquet sud-africain.
Lors de la précédente audience, le tribunal devait examiner sa demande de mise en liberté sous caution. La décision a finalement été reportée au 11 mai, prolongeant sa détention provisoire. Le parquet s’était opposé à toute libération, avançant des accusations de préparation d’attaques terroristes en Europe.
De graves accusations rejetées par l’intéressé et son avocat, Me Sinen Mnguni, qui a dénoncé une tentative de le présenter comme une menace majeure. (Source Beninwebtv)
Une nouvelle coalition d’opposition se mobilise au Togo
Une nouvelle coalition regroupant les principaux partis d’opposition togolais et des organisations de la société civile s’est réunie samedi pour relancer les manifestations contre les modifications constitutionnelles qui, selon eux, permettent à Faure Gnassingbé de consolider son pouvoir.
Les réunions publiques de contestation se sont faites rares au Togo ces dernières années, la dernière remontant à plus d’un an.
Quatre partis d’opposition et des organisations de la société civile ont formé une coalition baptisée « Cadre national de consultation pour le changement au Togo » (CNCC). Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Lomé, la capitale, pour la première réunion. (Source Africanews)
Niger : Une vaste réforme diplomatique pour renforcer l’influence du pays à l’étranger
Le Niger lance un vaste programme de modernisation de son réseau diplomatique à l’étranger, avec quinze immeubles ciblés en 2025, de Rome à Washington en passant par Paris et Abidjan. L’objectif est clair : restaurer une image d’État fonctionnel alors que le pays est sous pression régionale et internationale depuis le coup d’État de juillet 2023.
Sur les quinze biens concernés cette année, douze font l’objet de réhabilitations dans des capitales majeures comme Berlin, Bruxelles, New York, Dakar ou N’Djaména. Deux acquisitions sont en cours à Pretoria, tandis que les chantiers se poursuivent à Addis‑Abeba.
Par ailleurs, treize véhicules viennent d’être attribués à huit représentations, dont Rabat, Bamako, Riyad et New Delhi. Le ministère nigérien des Affaires étrangères précise que ces investissements incluent aussi la souscription d’assurances habitation pour les immeubles stratégiques de New York et Washington. (Source Africapresse)
Tanzanie : 1 000 milliards USD de recettes attendues d’ici 2050
La Tanzanie accélère sa transition numérique avec l’appui de la Russie. À travers un partenariat stratégique lancé le 7 mai 2026, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté numérique, moderniser la gestion des données publiques et soutenir son objectif de devenir une économie de 1 000 milliards de dollars d’ici 2050.
Entre infrastructures numériques, centres de données et digitalisation du foncier, les autorités tanzaniennes misent sur la technologie pour améliorer la gouvernance et réduire les fraudes administratives.
Selon les autorités tanzaniennes, il s’agit de la première fois que cette initiative russe de partage de connaissances est accueillie sur le continent africain. Pour le coordinateur du programme, Audrey Maslov, le choix de la Tanzanie s’explique par ses progrès rapides en matière de gestion électronique des données, ainsi que par sa volonté politique affirmée à travers son cadre stratégique de l’économie numérique 2024-2034. (Source Africa 24)
Égypte : 1 milliard $ de la Banque mondiale pour les réformes et la résilience économique
Plusieurs réformes ont été initiées par le gouvernement égyptien, notamment l’unification du taux de change, afin de permettre au pays d’entrer dans une phase de stabilisation après deux années de chocs externes successifs.
Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 1 milliard $ destiné à la création d’emplois par le secteur privé, au renforcement de la résilience macroéconomique et budgétaire ainsi qu’à la transition vers une économie verte. Il comprend une garantie de crédit de 200 millions $ accordée par le Royaume-Uni.
Selon le communiqué de la Banque mondiale publié le vendredi 8 mai, les fonds permettront d’accompagner des réformes visant à accroître la mobilisation des recettes intérieures, à améliorer l’efficacité des marchés obligataires nationaux et à réduire le coût du financement public. Ils appuieront par ailleurs les mesures mises en place par le pays d’Afrique du Nord pour améliorer la gouvernance des entreprises publiques et réduire les obstacles à l’investissement privé et à la croissance. (Source Agence ecofin)
Afrique : 45 ans après la disparition de Bob Marley – Quel héritage entre « We and him » !
Bob Marley continue d’inspirer 45 ans après son décès. Surtout en Afrique, terreau fertile à son message. Nous nous interrogeons sur son héritage africain, mais surtout sur les rapports qu’il a avec les Rastas et reggae men africains. Comme il le faisait dans son titre « We and them ».
L’intitulé de cet article que nous consacrons à Bob Marley, artiste et figure du reggae dont nous célébrons le 45e anniversaire de sa disparition, s’inspire de son titre « We and them ». Ce quatrième morceau de la face A des cassettes à l’époque est contenu dans l’album « Uprising », le douzième et dernier album studio de « Bob Marley and the Wailers » publié du vivant de l’artiste.
Il a été dit du disque, sorti le 10 juin 1980, qu’il est « profondément spirituel, marqué par la fatigue physique de son créateur, et devenu avec le temps une oeuvre testamentaire ». Puisque le chantre du reggae décédera presque une année plus tard. Ici, il s’agit de s’interroger sur la relation nous liant, nous autres rastas africains, sénégalais particulièrement, à Marley. (Source Le Soleil)