Alors que le sommet entre l’Afrique et la France vit ses premières heures à Nairobi, le discours du président de la République française devant un parterre de jeunes et notamment de jeunes entrepreneurs, a été l’occasion de marteler les besoins réciproques de l’Hexagone et des pays africains, dont ceux de la souveraineté et de la formation. Et de redire que le tout ne peut désormais plus se faire sans équilibre et équité.

C’était l’un des discours attendus du président de la République française. L’un des tous premiers parmi ceux qui jalonnent les différents moments forts de ce sommet. A contrario des scénarios habituels, Africa Forward ne débute pas par une séquence politique mais par une première journée entièrement dédiée à l’entreprenariat. Baptisée « Inspire and connect », elle a pour but de mettre sur la table les sujets d’industrialisation, d’innovation et d’investissement.

Au sein de la bibliothèque mémoriale Jomo Kenyatta de l’Université de Nairobi, cette première matinée a donc mis en avant des parcours d’entrepreneurs, la force de la diaspora sans omettre ce qui peut et doit être améliorer. Car l’objectif d’Africa Forward est bien de démontrer que la relation entre l’Afrique et la France a changé, qu’elle a mûri et surtout qu’elle entre dans une nouvelle phase, plus équilibrée, plus équitable, « gagnant-gagnant » comme le veut l’expression populaire.

A LIRE AUSSI

Africa Forward : « construire un réel partenariat d’affaires », l’appel des patrons français et africains

L’investissement, la pierre angulaire

C’est tout cela qu’Emmanuel Macron a redit et a développé ce lundi 11 mai. Insistant dès ces premiers mots sur la rupture entre la méthode d’avant et celle d’aujourd’hui : « Normalement, ce type de sommet aurait commencé par une rencontre entre les dirigeants français-africains ou européens-africains, et les dirigeants européens, français, seraient venus et auraient expliqué aux dirigeants africains et après peut-être à la société civile vaguement : « On a bien regardé votre situation, voilà ce qui est bon pour vous, on va vous aider ». Je crois que c’est plus du tout ce dont l’Afrique a besoin et ce qu’elle veut entendre ».