Si le sommet qui réunit la France et l’Afrique à Nairobi ces 11 et 12 mai a évidemment son moment politique, c’est bien le secteur privé qui constitue une pierre essentielle à l’édifice d’un partenariat équilibré entre l’Hexagone et le continent. Où il est question de co-investissement productif, d’un climat des affaires qui doit être stable et serein et de réalisation concrètes à rendre plus visibles.
Le sommet Africa Forward a clairement donné le ton avant même de commencer officiellement. Comme l’Élysée l’a dit et répété dans les jours précédents l’événement qui se tient ces 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya, ce sommet a vocation à faire rentrer la relation entre la France et les pays africains dans une nouvelle phase, dans une dynamique plus équilibrée et véritablement co-pensée, co-construite et co-développée.
Sur le volet politique, c’est tout l’enjeu de la journée du 12 mai qui abordera, avec la présence de nombreux dirigeants africains et français, les thématiques de l’industrialisation et de la transition énergétique avant de traiter de la réforme de l’architecture financière internationale, un sujet majeur qui s’inscrit parfaitement dans l’objectif du sommet présenté comme le moment pour réinventer et réécrire la relation entre la France et les pays africains. « Nous avons changé de méthode, de braquet », répète-t-on à l’envi du côté de l’Élysée.
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Du côté du patronat africain et français, le discours n’est pas si différent. Faire entrer la relation économique entre la France et l’Afrique dans une dimension plus équilibrée et davantage réfléchie en partenaires de même rang c’est bien la volonté des deux patronats qui demandent surtout à donner un cadre le plus facilitateur, le plus souple et adapté aux situations de terrains possible. Car les entreprises sont le maillon fort de cette relation entre l’Hexagone et le continent.