© Koaci.com – lundi 11 mai 2026 – 22:04
À New York, la Côte d’Ivoire a renouvelé son plaidoyer pour une gouvernance migratoire plus solidaire et mieux coordonnée, à l’occasion de la deuxième session du Forum international d’examen des migrations (FEMI). À travers cette participation, les autorités ivoiriennes ont réaffirmé leur volonté de faire de la migration un véritable levier de développement durable, en cohérence avec les engagements du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
S’exprimant au nom du Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, le chef de la délégation ivoirienne, Dr Hinin Moustapha, directeur général de l’Office national de la population (ONP), a insisté sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée afin de répondre efficacement aux enjeux migratoires actuels. Il a salué ce cadre multilatéral qui permet aux États d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Pacte mondial, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques.
Dans son intervention, le representant ivoirien a rappelé que la Côte d’Ivoire occupe une position particulière en Afrique de l’Ouest en tant que pays d’accueil, de transit et d’opportunités économiques pour des millions de personnes venues de divers horizons. Cette réalité place la question migratoire au centre des priorités nationales de développement et de cohésion sociale.
Depuis le précédent examen tenu en 2022, plusieurs réformes ont été engagées pour renforcer la gouvernance migratoire. Les autorités ont notamment accru les responsabilités de l’Office National de la Population, consolidé les dispositifs de protection des réfugiés et des personnes apatrides, et intensifié les mécanismes de lutte contre la traite des êtres humains.
Le gouvernement ivoirien a également mis l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des migrants à travers un meilleur accès aux services sociaux essentiels, notamment la Couverture Maladie Universelle (CMU). Parallèlement, des efforts importants sont menés pour moderniser les systèmes de collecte et d’analyse des données migratoires afin de disposer d’outils fiables pour l’élaboration des politiques publiques.
La Côte d’Ivoire a par ailleurs souligné l’importance de la présence étrangère sur son territoire. Selon les données du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2021, les étrangers représentent environ 22 % de la population nationale, illustrant ainsi la tradition d’hospitalité et d’ouverture du pays.
Malgré ces avancées, les autorités reconnaissent la persistance de plusieurs défis, notamment la centralisation des données migratoires, la sécurisation des frontières et le renforcement du partage d’informations entre les États. Des enjeux qui nécessitent, selon la délégation ivoirienne, une réponse collective et concertée au niveau international.
En somme, la Côte d’Ivoire a réaffirmé son engagement à appliquer pleinement les principes du Pacte mondial sur les migrations, avec l’ambition de promouvoir une mobilité humaine mieux encadrée, porteuse de prospérité partagée et de développement inclusif.