Le Nigeria, pays le plus peuplé et premier producteur de pétrole d’Afrique, fait face depuis 2009 à une insurrection djihadiste dans le nord-est, tandis que des groupes armés criminels sévissent dans le nord-ouest et le centre-nord, auxquels se sont ajoutés des mouvements djihadistes locaux comme Lakurawa et Mahmuda.
La hausse des attaques et des enlèvements avait poussé le président nigérian Bola Tinubu à déclarer fin novembre l’état d’urgence sécuritaire dans le pays et à augmenter les effectifs des forces armées et de police afin d’intensifier la lutte contre les criminels, qui trouvent en général refuge dans des zones forestières reculées et difficiles d’accès.
L’insécurité au Nigeria est devenue un sujet d’intérêt pour les États-Unis, dont le président Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont « persécutés » et victimes d’un « génocide » perpétré par des « terroristes ». Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans.
L’armée américaine a mené des frappes dans l’État de Sokoto le jour de Noël, visant, selon elle, des membres de l’État islamique. Depuis, la coopération militaire entre les deux pays s’est renforcée avec la fourniture d’armement des États-Unis au Nigeria, le partage de renseignements et le déploiement d’une équipe de militaires américains chargée d’assister l’armée nigériane.