C’est en marge de l’évènement « Forum Kapsa du thermalisme 2026», qui s’est tenu à la station de thalassothérapie Gafsa les 15 et 16 janvier que Mme Moufida Ben Nasr, directrice de la communication de l’Office National du Thermalisme et de l’Hydrothérapie (ONTH) a révélé un ensemble d’information de taille sur ce secteur.

Invitée ce matin du mercredi 4 février sur les ondes de la Radio nationale, Mme Ben Nasr a tenu à corriger certaines fausses informations qui circulent sur les eaux naturelles en Tunisie. Tout en notant que la Tunisie possède un riche patrimoine de plus de 150 sources thermales aux vertus thérapeutiques reconnues, Ben Nasr a d’emblée noté que le concept de l’hydrothérapie en Tunisie se compose de trois piliers.

Trois types d’hydrothérapie

« Le premier composant de l’hydrothérapie est celui de la thérapie par les eaux minérales chaudes, c’est à dire toute eau minérale naturelle qui a une chaleur dépassant 25 degrés. Et il est d’abord à savoir que 7 stations de centre d’hydrothérapie réparties sur différentes régions du pays et 60 Hammams nationaux, régionaux et locaux sont fournis en eaux minérale à plus de 25° », note-t-elle. Et de préciser que « cette thérapie adrainé 55 000 clients pour les centres et stations d’hydrothérapies et environ 6 millions clients pour les hammams durant l’année 2025. La majorité des visiteurs sont des Tunisiens et ils se dirigent beaucoup plus vers les hammams que vers les centres d’hydrothérapie ».

Pour ce qui du deuxième composant du concept de l’hydrothérapie, il s’agit de la thérapie par l’eau de mer en 2025. A ce titre, Mme Ben Nasr a indiqué que l’on a enregistré180 000 clients dont 70% sont des touristes étrangers, majoritairement de nationalité française. « Le marché français représente à lui seul 38% de l’ensemble des visiteurs demandeurs de ce genre de thérapie », indique-t-elle.

Quant à la troisième composante du concept thérapeutique, il concerne la thérapie par l’eau douce où l’on compte environ 360 centres, répartis dans les hôtels, les zones urbaines et les cliniques privées. « Les cliniques privées ont récemment introduit la thérapie par l’eau douce en tant que thérapie complémentaire qui draine 1.300 000 Tunisiens et étrangers », précise-t-elle en ajoutant que les trois composantes assemblées ont drainé, environ 7 millions de clients en 2025, soit 5% en plus que l’année 2024.

2.56% seulement des eaux naturelles sont exploitées

Il est à savoir que les compositions thermo minérales confèrent des propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et relaxantes, efficaces contre le rhumatisme, l’arthrose, le psoriasis, les troubles respiratoires, les douleurs liées à l’inflammation du nerf sciatique, c’est ce qu’a noté l’intervenante.

L’hydrothérapie relève d’un héritage antique remontant aux époques carthaginoise et romaine que le climat méditerranéen de la Tunisie en fait une vraie aubaine pour le tourisme de santé. « Ces atouts positionnent la Tunisie comme une destination prisée pour les cures rhumatismales, dermatologiques et respiratoires et de bien-être. Un fortpotentiel touristique où le demandeur peut à la fois profiter duclimat ensoleillé, de services des soins de qualité et de coûts abordables. C’est un secteur en essor dans la mesure où la demande augmente chez nos visiteurs étrangers, en particuliers les Européens, mais aussi chez les Tunisiens. Comme il s’agit d’une thérapie naturelle, elle procure un sentiment de sécurité et attire bien plus que les thérapieschimiques et médicamenteuses surtout auprès de la population vieillissante européenne, très portée sur ce genre de thérapie naturelle. Et ceci fait de la Tunisie une vraie destination pour le tourisme de la santé », indique la responsable tout en précisant que plusieurs nouvelles stations verront le jour pour répondre à l’expansion de la demande. Mais rassurons-nous, contrairement à ce qu’un observateur lambda peut penser, l’hydrothérapie ne gaspille pas nos ressources naturelles. « Elles n’exploitent que 2.56% seulement de la totalité de nosressources naturelles chaudes », insiste Mme Ben Nasr.