La guerre intérieure du Soudan se transforme peu à peu “en un vaste théâtre d’opérations de drones de haute technologie, motivée par les intérêts de puissances étrangères rivales”.
C’est l’hypothèse que fait The New York Times, qui révèle, dans une enquête approfondie parue le 1er février, l’existence d’une base aérienne égyptienne secrète située à la lisière orientale du Sahara, à Sharq El-Owainat (ou East Oweinat), à environ 65 kilomètres de la frontière avec le Soudan.
Ce site, situé à l’extrême sud du pays, à l’est du mont Oweinat, marque la frontière sud-ouest de l’Égypte avec la Libye et le Soudan. Un centre névralgique qui offre à l’Égypte un point de vue idéal pour observer la guerre soudanaise qui gronde à ses frontières sud et les trafics d’armes qui viennent alimenter cette dernière.
Guerre de drones
L’implication égyptienne sur le front intérieur soudanais, poursuit l’enquête, s’est accélérée avec le siège meurtrier opéré par les Forces de soutien rapide (FSR) de la ville d’El-Fasher, au Darfour. “Une ligne rouge” franchie pour l’Égypte, qui craint que la région soudanaise occidentale et celle du Kordofan, au centre du Soudan, ne tombent totalement entre les mains du groupe paramilitaire. La situation soudanaise est d’autant plus inquiétante pour l’Égypte que le pays