Calculées sur la base de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM), elles s’appuient sur des indicateurs couvrant plusieurs secteurs tels que la santé, l’éducation et l’emploi.
Ainsi, entre le deuxième et le troisième trimestre 2025, plus de 360 000 personnes ont quitté la pauvreté multidimensionnelle.
«Au troisième trimestre 2025, 7,2 millions de personnes au Ghana étaient en situation de pauvreté multidimensionnelle, contre 8,1 millions au troisième trimestre 2024 », souligne Alhassan Iddrisu, statisticien en chef au Ghana Statistical Service.
Toutefois, le taux de pauvreté reste plus élevé en milieu rural (31,9 %) qu’en milieu urbain (14,2 %) au troisième trimestre 2025. Les régions du Nord-est et de la Savane ont enregistré une incidence de pauvreté supérieure à 50 %, tandis que le Grand-Accra et la région de l’Ouest sont restés en dessous de 20 %.
Selon Iddrisu, « les plus fortes pressions de l’IPM sont liées à la santé et aux conditions de vie. La couverture d’assurance maladie, la nutrition, la surpopulation et l’assainissement continuent d’être les principaux points de pression ».
Dans l’optique de réduire la pauvreté et les inégalités, le gouvernement ghanéen a mis en place plusieurs politiques et stratégies, dont la stratégie de réduction de la pauvreté II (GPRS II), qui ambitionne de réduire la pauvreté d’ici 2027. Elle met l’accent sur l’amélioration de la croissance économique, l’augmentation de la productivité agricole, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que la promotion de l’égalité des genres.
Le gouvernement ghanéen a dévoilé en octobre 2025 un plan visant à créer environ 500 000 emplois dans le secteur agricole, dans le cadre d’une nouvelle stratégie destinée à transformer le secteur et à accélérer une croissance économique inclusive, rapporte l’agenceecofin.
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