Au moins neuf cas de personnes infectées par le virus de Marburg, cousin d’Ebola, ont été recensés dans le sud de l’Éthiopie, a indiqué vendredi le directeur de l’OMS.Les autorités éthiopiennes ont confirmé l’apparition d’une épidémie.Le taux de mortalité de ce virus, qui provoque une fièvre hémorragique hautement infectieuse, peut monter jusqu’à près de 90%.
Une affection grave et généralement mortelle. Les autorités éthiopiennes ont confirmé l’apparition dans le sud du pays d’une épidémie du virus de Marburg, qui provoque une fièvre hémorragique hautement infectieuse, a indiqué samedi 15 novembre l’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC).
Au moins neuf cas de personnes infectées ont été recensés dans le sud du pays, a rapporté la veille le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il s’agit de la première épidémie de maladie à virus de Marburg en Éthiopie, selon le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.
Un taux de mortalité très élevé
L’OMS « soutient activement l’Éthiopie dans ses efforts pour contenir l’épidémie et soigner les personnes infectées, et appuie tous les efforts visant à prévenir une éventuelle propagation transfrontalière », a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X. Le virus de Marburg est transmis par certaines espèces de chauves-souris et « se propage d’une personne à l’autre par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées ou avec des matières contaminées », détaille le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique dans un communiqué (nouvelle fenêtre).
Le virus appartient également à la même famille qu’Ebola (nouvelle fenêtre). Son taux de mortalité peut monter jusqu’à près de 90%. Parmi les premiers symptômes, figurent une forte fièvre, des céphalées intenses, des douleurs musculaires et une grande fatigue.
#Ethiopia has confirmed the outbreak that has infected at least 9 people in the south of the country is of #Marburg virus disease. I commend Ethiopia’s @FMoHealth for its rapid and transparent response to the outbreak, and the work of the Ethiopia Public Health Institute and… — Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) November 14, 2025Une alerte transmise dès le 12 novembre
Une alerte concernant « une suspicion de fièvre hémorragique virale » a été transmise à l’Africa CDC le 12 novembre, qui a pris « acte de la confirmation », vendredi « par le ministère fédéral de la Santé d’Éthiopie et l’Institut éthiopien de santé publique, d’une épidémie de maladie à virus Marburg à Jinka, dans la région Sud ».
« Le virus présent en Éthiopie est d’une souche similaire à celles responsables d’épidémies dans d’autres pays d’Afrique de l’Est », a précisé le ministère de la Santé éthiopien vendredi sur X. Le ministère a aussi indiqué mener avec d’autres organisations sanitaires des actions de prévention, ainsi que des activités coordonnées de dépistage. De son côté, l’OMS a souligné qu’une « équipe d’intervention spécialisée dans la gestion des épidémies de fièvre hémorragique virale a été déployée, accompagnée de matériel et d’équipements médicaux ».
Ethiopia’s Ministry of Health has confirmed an outbreak of Marburg virus disease in the South Ethiopia Region. Nine cases have been reported. National authorities are scaling up response efforts, with support from @WHO and partners, to halt the spread of the virus and bring the… — WHO African Region (@WHOAFRO) November 14, 2025Aucun vaccin n’existe pour l’heure
La Tanzanie a déclaré mi-mars la fin d’une épidémie du virus qui avait fait 10 morts depuis janvier. Le Rwanda a de son côté annoncé fin décembre 2024 la fin de la première épidémie du genre à avoir frappé son territoire, qui avait causé 15 décès. Dans la région africaine, des épidémies antérieures et des cas sporadiques ont aussi été signalés en Angola, en République démocratique du Congo, au Ghana, au Kenya, en Guinée équatoriale, en Afrique du Sud et en Ouganda, liste le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.
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Il n’existe actuellement aucun vaccin ou traitement antiviral approuvé pour combattre le virus. Cependant, les soins de soutien – réhydratation par voie orale ou intraveineuse – et le traitement des symptômes spécifiques augmentent les chances de survie. Le Rwanda avait testé l’année dernière un vaccin expérimental fourni par le Sabin Vaccine Institute, basé aux États-Unis.
N.K avec AFP
