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De quoi enterrer définitivement les terribles images de la famine, qui ont fait le tour du monde en 1984 et 1985. L’Éthiopie, à en croire le Premier ministre Abiy Ahmed, a clos le chapitre des tourments économiques, le pays devrait renouer cette année avec la dynamique d’avant la pandémie du Coronavirus. Le ténor de la Corne de l’Afrique devrait même décrocher un taux de croissance de 10,2% durant l’exercice budgétaire 2025/2026 (du 8 juillet 2025 au 7 juillet 2026).
Le 2e pays le plus peuplé du continent doit cette performance principalement aux prouesses dans les domaines des exportations, des investissements étrangers, de l’agriculture et de l’exploitation minière, a fait savoir Abiy Ahmed le 3 février 2026…
«Sur la base d’une analyse des performances enregistrées durant les six mois déjà passés de l’exercice budgétaire en cours, nous avons révisé nos prévisions de croissance à 10,2% d’ici la fin de l’exercice», a déclaré le chef de l’exécutif éthiopien lors de l’exposé sur le rapport semestriel du gouvernement à la Chambre des représentants du peuple.
Ce chiffre va au au-delà des prévisions avancées par le ministère des Finances en juin 2025, qui s’arrêtait à une croissance de 8,9%. Le Premier ministre a souligné l’impact de la batterie de réformes impulsées, telles que la libéralisation du taux de change, la fin des restrictions de change dans les zones économiques spéciales et l’ouverture graduelle de l’économie aux investisseurs privés. Des changements qui lui ont permis d’engranger 5,1 milliards USD grâce aux exportations de marchandises durant le premier semestre de l’exercice budgétaire.
À ajouter aux 4,5 milliards USD générés par les exportations de services, plus les 2,3 milliards USD d’investissements directs étrangers durant la même période. Abiy Ahmed a déclaré par ailleurs que les réformes entreprises visent essentiellement à gommer les déséquilibres macro-économiques, alléger le fardeau de la dette publique et réaliser une croissance de grande qualité, adossée sur la diversification de l’économie, pas uniquement sur les acquis de l’agriculture.
«À cet égard, l’Éthiopie enregistre un succès économique remarquable, et réalise l’un des taux de croissance les plus forts, sans disposer de ressources pétrolières», s’est réjoui le Prix Nobel de la paix.
Rappelons que l’économie éthiopienne se hissait régulièrement à des taux de croissance de près de 10% avant la pandémie. Le pays a encaissé ces dernières années une série de chocs économiques, principalement la crise sanitaire mondiale, une guerre fratricide qui a duré 2 ans dans la région septentrionale du Tigré et un enchaînement de phénomènes météorologiques extrêmes tels que la sécheresse chronique et des inondations ravageuses.
Le pays est-africain avait demandé dès début 2021 une profonde restructuration de sa dette extérieure dans le cadre du G20, a suivi un défaut de paiement sur l’eurobond arrivant à échéance en décembre 2023. Après ça Addis-Abeba a carburé pour sceller fin mars 2025 un accord de principe avec ses créanciers officiels, objectif : la restructuration de 8,4 milliards USD de dettes. Une opération couronnée de succès.
Si le pays va mieux il le doit aussi aux retombées du méga Barrage de la Renaissance, le plus imposant en Afrique, un ouvrage qui énerve au plus haut point le voisinage, surtout l’Égypte et le Soudan, qui accusent Abiy Ahmed de siphonner leur quota en eau. On voit d’ici la tête que fera le président Abdel Fattal al-Sissi en prenant connaissance des prévisions de croissance et des autres indicateurs macro-économiques de l’Ethiopie.
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