En 2024, la valeur des exportations de marchandises kényanes vers l’Union européenne s’est chiffrée à 156,9 milliards de shillings (environ 1,4 milliard d’euros) selon les données du Bureau national des statistiques (KNBS). Si ce montant affiche une légère hausse de 4,5% en glissement annuel, il marque surtout un nouveau record dans les échanges commerciaux entre les deux partenaires économiques.

Depuis le coup de frein de 2020, les ventes de la première économie d’Afrique de l’Est vers le bloc communautaire européen ont en effet enchaîné 4 années consécutives de croissance, franchissant pour la première fois la barre des 150 milliards de shillings (environ 1 milliard d’euros) en 2023. D’après le KNBS, les marchandises expédiées vers l’UE comprennent essentiellement des produits agricoles.

L’organisme précise d’ailleurs que l’amélioration des recettes en 2024 est d’abord tributaire de l’embellie au niveau des fleurs coupées, du café, et des produits horticoles comme l’ananas et les haricots. S’agissant des principales destinations des produits kenyans sur le vieux continent, on retrouve en bonne place les Pays-Bas qui ont absorbé pour 72,4 milliards de shillings (environ 484 millions €) de marchandises, soit 45% du total.

Cette part importante est liée au fait que les Pays-Bas constituent une plaque tournante majeure du transit et de la redistribution de produits comme les fruits, les légumes ainsi que les fleurs coupées vers le reste de l’UE. Derrière eux arrivent l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie, qui cumulent pour environ 53,5 milliards de shillings d’importations (environ 358 millions €).

Dans l’ensemble, les données du KNBS indiquent que l’Union européenne est le troisième marché d’importance pour les exportations kenyanes, derrière l’Afrique et l’Asie. Par ailleurs, le pays est-africain a globalement affiché un déficit commercial net avec l’UE, achetant pour 249,7 milliards de shillings (près de 1,7 milliard €) de marchandises en 2024.