© Koaci.com – mercredi 04 février 2026 – 08:18
Le présumé cambrioleur (Ph Koaci)
À Anyama, l’histoire aurait presque pu passer pour un mauvais scénario, si elle n’avait pas été bien réelle. Après avoir réussi un premier coup de plus de deux millions de francs CFA, un homme est revenu, persuadé que le temps avait effacé les soupçons. Il s’est trompé.
Le 17 novembre dernier, les responsables d’une usine de café située à Anyama, dans la zone de l’ancien corridor, découvrent au petit matin que leurs locaux ont été visités durant la nuit. Les portes ont été forcées, les bureaux fouillés, et la caisse vidée. Bilan : 2 300 000 francs CFA emportés. La plainte est immédiatement déposée au commissariat, déclenchant une enquête approfondie.
Les policiers procèdent aux premières constatations, relèvent des empreintes digitales et sollicitent la police scientifique. Rapidement, un élément intrigue les enquêteurs : un employé de l’usine, B. J. P., 34 ans, est introuvable depuis les faits. Les soupçons se précisent, mais l’homme reste introuvable. Les semaines passent, l’affaire semble s’enliser.
Contre toute attente, le suspect va pourtant lui-même relancer le dossier. Le 1er février, un dimanche où l’usine est censée être fermée, une intrusion est de nouveau signalée. Le même mode opératoire, la même cible. Cette fois, 296 000 francs CFA disparaissent. Mais contrairement à la première fois, un appel anonyme alerte immédiatement la police.
Les agents du commissariat d’Anyama interviennent sans tarder et interpellent l’individu sur les lieux. Les vérifications confirment rapidement son identité. Le rapprochement avec le vol de novembre est sans équivoque. Placé en garde à vue, B. J. P. finit par reconnaître les deux vols avec effraction, mettant un terme à deux mois de mystère.
Sur instruction du Procureur de la République, il est déféré le 2 février au parquet d’Abobo, où il devra désormais répondre de ses actes devant la justice.
Une affaire qui rappelle que, parfois, ce sont les criminels eux-mêmes qui signent leur retour… au moment même où la police les attend.