{"id":10468,"date":"2026-02-11T12:22:08","date_gmt":"2026-02-11T12:22:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/10468\/"},"modified":"2026-02-11T12:22:08","modified_gmt":"2026-02-11T12:22:08","slug":"lacces-universel-a-lelectricite-est-possible-dici-2029-mais-des-defis-restent-a-relever","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/10468\/","title":{"rendered":"l\u2019acc\u00e8s universel \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est possible d\u2019ici 2029, mais des d\u00e9fis restent \u00e0 relever"},"content":{"rendered":"<p>Le S\u00e9n\u00e9gal a fait d\u2019importants efforts ces derni\u00e8res ann\u00e9es pour assurer une meilleure couverture en \u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 ses populations, mais ces efforts doivent \u00eatre maintenus dans la dur\u00e9e pour atteindre l\u2019acc\u00e8s universel \u00e0 l\u2019horizon 2029. C\u2019est l\u2019un des enseignements du rapport \u00ab\u00a0Electricity 2026\u00a0\u00bb, publi\u00e9 le 6 f\u00e9vrier par l\u2019Agence internationale de l\u2019\u00e9nergie (AIE).<\/p>\n<p>Des avanc\u00e9es tangibles et une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de projets&#13;\n<\/p>\n<p>Selon l\u2019AIE, environ 84% de la population s\u00e9n\u00e9galaise avait acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 en 2024. S\u2019il s\u2019agit d\u00e9j\u00e0 de l\u2019un des chiffres les plus \u00e9lev\u00e9s de la sous-r\u00e9gion ouest-africaine, le pays s\u2019est fix\u00e9 un objectif ambitieux. Celui d\u2019accro\u00eetre le taux d\u2019acc\u00e8s d\u2019environ 2,9% par an et d\u2019atteindre la couverture totale du territoire en 2029, soit un an avant la cible internationale de 2030. Dans ce cadre de la nouvelle Lettre de Politique de D\u00e9veloppement du Secteur de l\u2019\u00c9nergie (LPDSE) 20252029, qui remplace le plan 2019 2023, les autorit\u00e9s ont lanc\u00e9 un programme de transition \u00e9nerg\u00e9tique pour renforcer les capacit\u00e9s de production d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable, tout en recourant au gaz comme combustible de transition.<\/p>\n<p>Historiquement domin\u00e9e par des centrales au fioul lourd et au diesel, la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 devrait int\u00e9grer une part croissante de cette \u00e9nergie. La contribution du gaz dans la g\u00e9n\u00e9ration d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est appel\u00e9e \u00e0 passer de moins de 1% en 2025 \u00e0 environ 30% en 2030. Cette bascule repose sur la strat\u00e9gie \u00ab Gastopower \u00bb, adoss\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en production de champs gaziers offshore, notamment Greater Tortue Ahmeyim (GTA), \u00e0 la fronti\u00e8re avec la Mauritanie, et Sangomar. En 2025, la Soci\u00e9t\u00e9 nationale d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 (SENELEC) a entrepris des investissements pour la conversion des unit\u00e9s de production thermique au fioul lourd (HFO) ou au charbon vers le gaz naturel, une d\u00e9marche qui a d\u00e9j\u00e0 touch\u00e9 la centrale de Bel Air (335 MW).<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, l\u2019AIE souligne que la part de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 issue des \u00e9nergies renouvelables devrait atteindre 22 % en 2030, gr\u00e2ce \u00e0 plusieurs projets structurants lanc\u00e9s ou en d\u00e9veloppement. Il y a par exemple de la centrale solaire de 16 MW coupl\u00e9e \u00e0 un syst\u00e8me de stockage par batteries de 10 MW\/20 MWh, mise en service en 2025, ou encore le lancement des travaux de construction du projet NEO Kolda, combinant 60 MW solaires et 20 MW de puissance de batterie pour 72 MWh de stockage.\u00a0Ces efforts sont compl\u00e9t\u00e9s par des investissements dans les infrastructures de transport et de distribution.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le poste 225\/30 kV de Diass, mis en service en 2025, est appel\u00e9 \u00e0 jouer un r\u00f4le central, puisqu\u2019il doit alimenter plus de 60 % de la demande nationale, notamment dans la r\u00e9gion de Dakar et dans les zones en pleine expansion autour de l\u2019a\u00e9roport et des p\u00f4les industriels\u00a0\u00bb, indique l\u2019organisation.\u00a0<\/p>\n<p>Des d\u00e9fis \u00e0 relever &#13;\n<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces perspectives, l\u2019atteinte de l\u2019acc\u00e8s universel reste un chantier complexe, \u00e0 la fois technique, financier et institutionnel. Le premier d\u00e9fi se trouve dans le d\u00e9s\u00e9quilibre persistant entre le milieu urbain et celui rural. Si la couverture est jug\u00e9e compl\u00e8te dans les zones urbaines, les zones rurales connaissent en effet du retard avec un taux d\u2019acc\u00e8s d\u2019environ 66 %. Cela implique de cibler les zones les plus enclav\u00e9es, souvent dispers\u00e9es et \u00e0 faible densit\u00e9 de population.<\/p>\n<p>Selon l\u2019AIE, l\u2019autre chantier concernera la r\u00e9ponse \u00e0 la demande. Dans le pays, la consommation d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a progress\u00e9 de 22% en glissement annuel en 2025. Avec une croissance attendue de 8% par an entre 2026 et 2030, le syst\u00e8me doit \u00eatre en mesure de suivre, non seulement en termes de capacit\u00e9 de production, mais aussi de transport et de distribution.<\/p>\n<p>En outre, la mont\u00e9e en puissance du gaz et des \u00e9nergies renouvelables devra s\u2019accompagner d\u2019investissements soutenus dans l\u2019\u00e9lectrification hors r\u00e9seau et les minir\u00e9seaux solaires. En d\u00e9cembre dernier, la plateforme des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile avait plaid\u00e9 pour des solutions d\u2019\u00e9lectrification d\u00e9centralis\u00e9es, afin de compl\u00e9ter la transition \u00e9nerg\u00e9tique en cours. D\u2019apr\u00e8s l\u2019AIE, environ 30% des nouvelles connexions \u00e9lectriques \u00e0 r\u00e9aliser d\u2019ici 2030 devront provenir de minir\u00e9seaux et de syst\u00e8mes hors r\u00e9seau, en compl\u00e9ment de l\u2019extension des r\u00e9seaux \u00e9lectriques existants.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le S\u00e9n\u00e9gal a fait d\u2019importants efforts ces derni\u00e8res ann\u00e9es pour assurer une meilleure couverture en \u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 ses&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":10469,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[58,5663,573,2570,2367,2438,59,5662,5665,5664,11,5661],"class_list":{"0":"post-10468","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-senegal","8":"tag-58","9":"tag-5663","10":"tag-dici","11":"tag-defis","12":"tag-lacces","13":"tag-lelectricite","14":"tag-la-tribune-afrique","15":"tag-possible","16":"tag-relever","17":"tag-restent","18":"tag-senegal","19":"tag-universel"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116051977405835583","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10468","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10468"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10468\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10469"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10468"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10468"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10468"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}