{"id":107144,"date":"2026-05-19T15:23:12","date_gmt":"2026-05-19T15:23:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/107144\/"},"modified":"2026-05-19T15:23:12","modified_gmt":"2026-05-19T15:23:12","slug":"pourquoi-lagriculture-depasse-desormais-le-petrole-en-angola","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/107144\/","title":{"rendered":"Pourquoi l\u2019agriculture d\u00e9passe d\u00e9sormais le p\u00e9trole en Angola"},"content":{"rendered":"<p>Des d\u00e9cennies durant, l\u2019\u00e9conomie angolaise s\u2019est r\u00e9sum\u00e9e \u00e0 une seule mati\u00e8re premi\u00e8re\u00a0: le p\u00e9trole. Deuxi\u00e8me producteur africain de brut, le pays a v\u00e9cu au rythme des cours mondiaux, offrant un cas d\u2019\u00e9cole du syndrome hollandais, ce concept \u00e9conomique qui d\u00e9crit les effets pervers d\u2019une rente sur une \u00e9conomie. Les p\u00e9trodollars alimentaient en effet une d\u00e9pendance aux importations\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/pays\/angola\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">l\u2019Angola<\/a> extrayait des richesses du sous-sol tout en achetant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger l\u2019essentiel de ce qu\u2019il consommait.<\/p>\n<p>Des transformations rapides n\u2019en \u00e9taient pas moins \u00e0 l\u2019\u0153uvre. En marge de <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1796528\/economie-entreprises\/africa-ceo-forum-2026-dans-les-couloirs-de-kigali-les-decideurs-revent-de-puissance\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">l\u2019Africa CEO Forum de Kigali<\/a>, Jos\u00e9 de Lima Massano, ministre d\u2019\u00c9tat charg\u00e9 de la Coordination \u00e9conomique, a ainsi annonc\u00e9 que l\u2019agriculture d\u00e9passait d\u00e9sormais le p\u00e9trole dans la contribution au PIB \u2013 un basculement qui inverse des d\u00e9cennies de logique \u00e9conomique. \u00ab\u00a0M\u00eame en Angola, quand on annonce que l\u2019agriculture est d\u00e9sormais num\u00e9ro un, les gens sont stup\u00e9faits, confie Jos\u00e9 de Lima Massano. Ils demandent\u00a0: mais que se passe-t-il\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> A lire : <a class=\"box-read__content sub-pin\" href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1710242\/economie-entreprises\/jose-de-lima-massano-ministre-de-leconomie-les-subventions-aux-carburants-freinent-le-developpement-de-langola-a-long-terme\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Jos\u00e9 de Lima Massano, ministre de l\u2019\u00c9conomie : \u00ab\u00a0Les subventions aux carburants freinent le d\u00e9veloppement de l\u2019Angola \u00e0 long terme\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p>\t\t\t\tla suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>    De 14\u00a0% \u00e0 25\u00a0% du PIB en une d\u00e9cennie<\/p>\n<p>Une grande partie de la r\u00e9ponse \u00e0 cette question r\u00e9side dans le lent d\u00e9mant\u00e8lement des vuln\u00e9rabilit\u00e9s de l\u2019\u00c9tat p\u00e9trolier. Les chiffres sont \u00e9loquents\u00a0: il y a dix ans, l\u2019agriculture repr\u00e9sentait \u00e0 peine 14\u00a0% du PIB. Ce chiffre s\u2019\u00e9l\u00e8ve aujourd\u2019hui \u00e0 environ 25\u00a0%. Le p\u00e9trole, longtemps poids lourd de l\u2019\u00e9conomie, est tomb\u00e9 \u00e0 quelque 15\u00a0%.<\/p>\n<p>Si le brut reste vital \u2013 il demeure la principale source de devises \u00e9trang\u00e8res \u2013 il n\u2019est plus le moteur principal de la production int\u00e9rieure. Ce r\u00e9\u00e9quilibrage n\u2019est pas le simple fait d\u2019une production p\u00e9troli\u00e8re en recul. Depuis l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/personnalites\/joao-lourenco\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Jo\u00e3o Louren\u00e7o<\/a> en 2017 \u2013 et plus encore depuis sa r\u00e9\u00e9lection en 2022 \u2013, le Plan national de d\u00e9veloppement quinquennal a \u00e9rig\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en priorit\u00e9 quasi r\u00e9galienne.<\/p>\n<p>\t\t\t\tla suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous consid\u00e9rons la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire comme un \u00e9l\u00e9ment de notre souverainet\u00e9, dit Jos\u00e9 de Lima Massano. L\u2019Angola importait beaucoup, et importe encore. Mais la production locale monte en puissance. C\u2019est visible. Allez dans n\u2019importe quel march\u00e9 en Angola\u00a0: vous verrez de la production locale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    Les importations alimentaires en recul de 30\u00a0%<\/p>\n<p>Selon les chiffres r\u00e9cents de la Banque nationale d\u2019Angola, <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1795030\/economie-entreprises\/carburant-langola-champion-petrolier-veut-reduire-sa-dependance-aux-importations\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">les importations alimentaires ont recul\u00e9 de plus de 30\u00a0% sur les douze derniers mois<\/a>. Cette baisse ne s\u2019est pas traduite par des p\u00e9nuries. L\u2019offre locale a commenc\u00e9 \u00e0 combler le vide, et l\u2019inflation se mod\u00e8re.<\/p>\n<p>\t\t\t\tla suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>Pour les Angolais, le march\u00e9 commence \u00e0 se stabiliser. L\u2019alimentation p\u00e8se de mani\u00e8re inhabituelle dans l\u2019indice des prix \u00e0 la consommation \u2013 environ 60\u00a0% du panier. L\u2019inflation reste \u00e0 deux chiffres, autour de 13\u00a0%, mais elle recule r\u00e9guli\u00e8rement apr\u00e8s les \u00e0-coups douloureux des derni\u00e8res ann\u00e9es. Si la trajectoire macro\u00e9conomique actuelle se maintient dans les prochains mois, Jos\u00e9 de Lima Massano estime que l\u2019inflation pourrait passer sous la barre des 10\u00a0% d\u2019ici \u00e0 la fin 2026.<\/p>\n<p>Ce virage est aussi le r\u00e9sultat d\u2019une strat\u00e9gie sociale. \u00ab\u00a0C\u2019est le secteur de notre \u00e9conomie qui mobilise le plus d\u2019Angolais\u00a0\u00bb, souligne le ministre, rappelant que plus de trois millions de familles d\u00e9pendent de l\u2019agriculture. En orientant les ressources publiques vers ce secteur \u2013 soutien agronomique, cr\u00e9dit, outils d\u2019am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 \u2013, le gouvernement entend faire de l\u2019agriculture un levier de hausse des revenus ruraux et de renforcement du tissu communautaire.<\/p>\n<p>\t\t\t\tla suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>    L\u2019augmentation des cours du p\u00e9trole, un revenu fiscal inattendu<\/p>\n<p>Cette diversification survient dans un contexte d\u2019instabilit\u00e9 mondiale. La<a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1772456\/economie-entreprises\/penurie-inflation-la-flambee-du-prix-du-petrole-ranime-le-spectre-de-lasphyxie-en-afrique\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> guerre au Moyen-Orient a fait bondir les cours du brut<\/a>. Pour l\u2019Angola qui avait b\u00e2ti son budget 2026 sur une hypoth\u00e8se prudente de 61\u00a0dollars le baril, la remont\u00e9e des prix offre une marge de man\u0153uvre fiscale impr\u00e9vue.<\/p>\n<p>Ce genre d\u2019aubaine p\u00e9troli\u00e8re a souvent \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour financer de nouvelles d\u00e9penses int\u00e9rieures ou de nouveaux emprunts. Jos\u00e9 de Lima Massano assure que cette fois sera diff\u00e9rente. Le gouvernement travaille d\u00e9sormais sur une moyenne de 80\u00a0dollars le baril pour l\u2019ann\u00e9e, et entend affecter les recettes suppl\u00e9mentaires \u00e0 un seul objectif\u00a0: r\u00e9duire ses besoins de financement.<\/p>\n<p> A lire : <a class=\"box-read__content sub-pin\" href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1795030\/economie-entreprises\/carburant-langola-champion-petrolier-veut-reduire-sa-dependance-aux-importations\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Carburant\u00a0: l\u2019Angola, champion p\u00e9trolier, veut r\u00e9duire sa d\u00e9pendance aux importations<\/a><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour le budget 2026, nous avions pr\u00e9vu de lever 15\u00a0milliards de dollars sur les march\u00e9s, explique Jos\u00e9 de Lima Massano. Avec ce que nous faisons, le besoin d\u2019emprunt devrait diminuer d\u2019environ 3,6\u00a0milliards de dollars. Les liquidit\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par la hausse des prix serviront \u00e0 r\u00e9duire notre recours \u00e0 l\u2019emprunt.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En \u00e9vitant les co\u00fbteux march\u00e9s internationaux de capitaux et en contenant les d\u00e9penses dans les limites du budget existant, Luanda entend maintenir sa dette nettement en dessous de 50\u00a0% du PIB. Un d\u00e9ficit budg\u00e9taire plus resserr\u00e9 devrait \u00e9galement envoyer aux investisseurs un signal de cr\u00e9dibilit\u00e9.<\/p>\n<p>    L\u2019\u00e9pineux dossier des subventions<\/p>\n<p>Mais la manne p\u00e9troli\u00e8re actuelle a ses revers. Si les prix du brut plus \u00e9lev\u00e9s soulagent le Tr\u00e9sor, ils n\u2019immunisent pas le pays contre la hausse des co\u00fbts de transport, l\u2019augmentation des primes d\u2019assurance ou le rench\u00e9rissement des intrants import\u00e9s,<a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1792760\/economie-entreprises\/petrole-engrais-metaux-le-choc-des-matieres-premieres-qui-menace-le-rebond-africain\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> engrais en t\u00eate<\/a>. Pour r\u00e9duire cette exposition, Jos\u00e9 de Lima Massano \u00e9voque le lancement d\u2019une grande usine d\u2019engrais \u00e0 capitaux enti\u00e8rement angolais, destin\u00e9e \u00e0 donner au pays une plus grande ma\u00eetrise des intrants n\u00e9cessaires \u00e0 son effort agricole.<\/p>\n<p> A lire : <a class=\"box-read__content sub-pin\" href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1793644\/economie-entreprises\/angola-malgre-la-hausse-des-cours-du-petrole-le-fmi-tire-la-sonnette-dalarme\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Angola\u00a0: malgr\u00e9 la hausse des cours du p\u00e9trole, le FMI tire la sonnette d\u2019alarme<\/a><\/p>\n<p>L\u2019Angola est aussi confront\u00e9 \u00e0 un paradoxe co\u00fbteux\u00a0: grand producteur de brut, il manque de capacit\u00e9s de raffinage pour couvrir sa demande int\u00e9rieure. Il doit donc importer des produits raffin\u00e9s \u2013 diesel et essence \u2013, que l\u2019\u00c9tat subventionne massivement. Le gouvernement s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire cette charge de 40\u00a0% dans le budget 2026.<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 sur la crainte d\u2019une grogne populaire provoqu\u00e9e par des r\u00e9ductions de subventions, Jos\u00e9 de Lima Massano se montre prudent\u00a0: \u00ab\u00a0Nous continuons d\u2019observer, d\u2019examiner en interne les meilleures options dont nous disposons avant de prendre des mesures concr\u00e8tes.\u00a0\u00bb Des mesures ont \u00e9t\u00e9 ajourn\u00e9es, pr\u00e9cise-t-il, jusqu\u2019\u00e0 ce que le gouvernement ait la certitude que les filets de protection sociale pourront pleinement prot\u00e9ger les populations vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>    L\u2019embl\u00e9matique Corridor de Lobito<\/p>\n<p>Si l\u2019agriculture est le moteur de la diversification, les infrastructures en sont le socle. Aucun projet n\u2019est plus embl\u00e9matique que <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1750689\/economie-entreprises\/corridor-de-lobito-langola-recoit-un-solide-coup-de-pouce-des-etats-unis-et-de-lafrique-du-sud\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">le Corridor de Lobito<\/a>, cette <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1785903\/economie-entreprises\/du-project-vault-au-corridor-de-lobito-loffensive-de-trump-sur-les-minerais-africains\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">liaison ferroviaire soutenue par les Occidentaux qui relie les zones mini\u00e8res du c\u0153ur de l\u2019Afrique<\/a> \u2013 RDC et Zambie \u2013 au port atlantique de Lobito.<\/p>\n<p>En dehors de l\u2019Angola, le corridor est souvent per\u00e7u sous un prisme g\u00e9opolitique\u00a0: un moyen d\u2019acheminer des min\u00e9raux critiques hors d\u2019Afrique centrale sans d\u00e9pendre de routes domin\u00e9es par <a href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1773940\/economie-entreprises\/chine-afrique-5-questions-pour-comprendre-le-virage-des-financements-de-pekin\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">la Chine<\/a> ou l\u2019Afrique du Sud. La grille de lecture de Jos\u00e9 de Lima Massano est diff\u00e9rente. Pour ce dernier, l\u2019enjeu est avant tout de s\u2019assurer que le projet ne transforme pas l\u2019Angola en un simple pays de transit.<\/p>\n<p> A lire : <a class=\"box-read__content sub-pin\" href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1753460\/economie-entreprises\/rafael-marques-le-corridor-de-lobito-est-un-outil-de-propagande-de-lourenco-et-de-loccident\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Rafael Marques : \u00ab\u00a0Le corridor de Lobito est un outil de propagande de Louren\u00e7o et de l\u2019Occident\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p>La strat\u00e9gie de Luanda consiste donc \u00e0 adosser la logistique du corridor \u00e0 un d\u00e9veloppement industriel local. \u00ab\u00a0Le long du corridor, du c\u00f4t\u00e9 angolais, nous concevons notre strat\u00e9gie pour que les communaut\u00e9s riveraines tirent de r\u00e9els b\u00e9n\u00e9fices des investissements\u00a0\u00bb, dit Jos\u00e9 de Lima Massano. L\u2019\u00c9tat d\u00e9ploie ainsi trois \u00e0 quatre plateformes logistiques, accompagn\u00e9es de zones sp\u00e9cialis\u00e9es dans la transformation alimentaire.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re est d\u00e9j\u00e0 en chantier dans la province de Huambo, o\u00f9 la plateforme logistique de Ca\u00e1la se d\u00e9veloppe avec des partenaires europ\u00e9ens. Jos\u00e9 de Lima Massano table sur la mise en place du r\u00e9seau complet d\u2019ici deux \u00e0 trois ans. Objectif\u00a0: cr\u00e9er des zones \u00e9conomiques d\u00e9di\u00e9es o\u00f9 les communaut\u00e9s agricoles pourront mutualiser leurs r\u00e9coltes, transformer les produits bruts, d\u00e9velopper des capacit\u00e9s agro-industrielles et acc\u00e9der aux march\u00e9s r\u00e9gionaux d\u2019exportation.<\/p>\n<p>    7,2\u00a0% de croissance au dernier trimestre 2025<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie non-p\u00e9troli\u00e8re de l\u2019Angola a progress\u00e9 de plus de 5\u00a0% au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, soit sa plus forte expansion en une d\u00e9cennie. La croissance s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e \u00e0 7,2\u00a0% au dernier trimestre 2025. Les chiffres gouvernementaux indiquent que cette dynamique a contribu\u00e9 \u00e0 ramener le ch\u00f4mage \u00e0 un peu moins de 20\u00a0%.<\/p>\n<p>Alors que le Plan national de d\u00e9veloppement arrive \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance en 2027, Jos\u00e9 de Lima Massano, ancien gouverneur de la Banque centrale, reconna\u00eet que le changement structurel se mesure en d\u00e9cennies et pas en trimestres. L\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire a \u00e9t\u00e9 presque r\u00e9duite de moiti\u00e9 sur les dix derni\u00e8res ann\u00e9es, selon les \u00e9valuations internes du gouvernement. Mais les d\u00e9fis les plus profonds \u2013 r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et cr\u00e9er des emplois de qualit\u00e9 \u2013 restent consid\u00e9rables.<\/p>\n<p> A lire : <a class=\"box-read__content sub-pin\" href=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/1657252\/politique\/joao-lourenco-pour-que-la-paix-revienne-en-rdc-il-ny-a-pas-dautre-solution-que-le-dialogue\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Jo\u00e3o Louren\u00e7o : \u00ab\u00a0Pour que la paix revienne en RDC, il n\u2019y a pas d\u2019autre solution que le dialogue\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p>Pour le ministre, la prochaine phase d\u00e9pend du maintien du cap\u00a0: r\u00e9forme institutionnelle, am\u00e9lioration du climat des affaires, davantage d\u2019investissements directs \u00e9trangers, d\u00e9veloppement rural. L\u2019organisation \u00e0 Luanda du Sommet africain de l\u2019industrie financi\u00e8re en novembre s\u2019inscrit dans cet effort global d\u2019attirer des capitaux.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mettre en place un ensemble de politiques, mener des r\u00e9formes et am\u00e9liorer l\u2019environnement des affaires n\u2019a de sens qu\u2019\u00e0 condition d\u2019am\u00e9liorer, au bout du compte, les conditions de vie de nos citoyens, conclut-il. Le ch\u00f4mage baisse, l\u2019inflation recule, les investissements priv\u00e9s augmentent. Ce sont de bons signes qui nous indiquent que nous allons dans la bonne direction et nous devons pers\u00e9v\u00e9rer pour montrer que nous tenons nos promesses.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\t\t\t\tL&rsquo;\u00e9co du jour.<\/p>\n<p class=\"box-newsletter__text text-16 leading-24 text-main-primary font-medium\">\n\t\t\t\tChaque jour, recevez par e-mail l&rsquo;essentiel de l&rsquo;actualit\u00e9 \u00e9conomique.\n\t\t\t<\/p>\n<p><img class=\"image md:absolute block \" src=\"https:\/\/www.jeuneafrique.com\/cdn-cgi\/image\/q=auto,f=auto,metadata=none,width=137,height=137,fit=cover\/build\/2023\/images\/nl-daily.svg\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Image\" width=\"137\" height=\"137\"\/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des d\u00e9cennies durant, l\u2019\u00e9conomie angolaise s\u2019est r\u00e9sum\u00e9e \u00e0 une seule mati\u00e8re premi\u00e8re\u00a0: le p\u00e9trole. 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