{"id":107751,"date":"2026-05-20T06:52:00","date_gmt":"2026-05-20T06:52:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/107751\/"},"modified":"2026-05-20T06:52:00","modified_gmt":"2026-05-20T06:52:00","slug":"une-epidemie-debola-flambe-de-nouveau-en-afrique-centrale-loms-declare-letat-durgence-sanitaire-internationale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/107751\/","title":{"rendered":"Une \u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola flambe de nouveau en Afrique centrale : l&rsquo;OMS d\u00e9clare l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence sanitaire internationale"},"content":{"rendered":"<p>Depuis sa premi\u00e8re identification en 1976 dans ce qui s\u2019appelait encore le Za\u00efre (ancien nom de la RDC), le virus Ebola, transmis principalement par <a href=\"https:\/\/www.presse-citron.net\/nouveau-coronavirus-detecte-chez-chauves-souris-faut-sinquieter-decouverte-relance-interrogations-potentiel-infectieux-virus\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">les chauve-souris<\/a>, a tu\u00e9 environ 15\u00a0000 personnes sur le continent africain en cinquante ans, avec des taux de l\u00e9talit\u00e9 oscillant entre 25 et 90\u00a0% selon les souches et les conditions sanitaires de terrain. La flamb\u00e9e la plus meurtri\u00e8re jamais document\u00e9e en RDC entre 2018 et 2020, avait emport\u00e9 pr\u00e8s de 2\u00a0300 personnes. Puis en ao\u00fbt dernier, une nouvelle \u00e9pid\u00e9mie \u00e9tait d\u00e9clar\u00e9e dans la r\u00e9gion\u00a0: 34 morts avant d\u2019\u00eatre d\u00e9clar\u00e9e \u00e9teinte en d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Un court r\u00e9pit, qui n\u2019aura dur\u00e9 que quelques mois, puisque le 17 mai 2026, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a d\u00e9clench\u00e9 le deuxi\u00e8me niveau d\u2019alerte le plus \u00e9lev\u00e9 de l\u2019organisation, le seuil en-dessous de la pand\u00e9mie. Le virus a encore frapp\u00e9, et l\u2019\u00e9pid\u00e9mie en cours, concentr\u00e9e dans la province de l\u2019Ituri, au nord-est de la RDC, \u00e0 la fronti\u00e8re avec l\u2019Ouganda et le Soudan du Sud, comptabilise \u00e0 ce stade 336 cas suspects et 88 d\u00e9c\u00e8s confirm\u00e9s.<\/p>\n<p>La souche responsable de cette flamb\u00e9e est le variant Bundibugyo, identifi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2007. Son taux de l\u00e9talit\u00e9 peut atteindre 50\u00a0%, selon Samuel-Roger Kamba, ministre congolais de la Sant\u00e9. M\u00eame s\u2019il est l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur \u00e0 la souche originelle (60 \u00e0 90\u00a0%), il est suffisamment \u00e9lev\u00e9 pour que les autorit\u00e9s sanitaires aient d\u00e9clench\u00e9 l\u2019alerte. Surtout, il n\u2019existe, \u00e0 ce jour, aucun vaccin homologu\u00e9 contre cette souche.<\/p>\n<p> Ebola\u00a0: le cas de trop dans un foyer \u00e0 risque <\/p>\n<p>C\u2019est la confirmation d\u2019un cas dans la ville de Goma, \u00e0 l\u2019est du Congo, qui a pr\u00e9cipit\u00e9 la d\u00e9cision de l\u2019OMS. Une grande ville de pr\u00e8s d\u2019un million d\u2019habitants, v\u00e9ritable n\u0153ud de transit r\u00e9gional liant la RDC, le Rwanda et l\u2019Ouganda. Par le pass\u00e9, la plupart des foyers \u00e9pid\u00e9miques s\u2019\u00e9taient d\u00e9clar\u00e9s dans des zones rurales et enclav\u00e9es, qui contenaient la propagation du virus.<\/p>\n<p>Dans le cas de Goma, la ville offre au virus exactement ce dont il a besoin pour se disperser\u00a0: des contacts potentiels entre des centaines de milliers de personnes et des corridors de fuite vers deux pays transfrontaliers. L\u2019Ouganda a d\u2019ailleurs annonc\u00e9 dimanche le report du p\u00e8lerinage des Martyrs, rassemblement chr\u00e9tien annuel qui draine habituellement des milliers de fid\u00e8les venus de l\u2019est du Congo vers Goma.<\/p>\n<p>L\u2019ONG M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle se pr\u00e9parait \u00e0 une \u00ab\u00a0r\u00e9ponse \u00e0 grande \u00e9chelle\u00a0\u00bb, qualifiant la progression de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019\u00ab\u00a0extr\u00eamement pr\u00e9occupante\u00a0\u00bb. L\u2019OMS, de son c\u00f4t\u00e9, n\u2019a pas encore toutes les cartes en main pour savoir combien de cas ont \u00e9chapp\u00e9 aux syst\u00e8mes de d\u00e9tection dans les semaines qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la confirmation officielle du premier foyer. \u00ab\u00a0Il existe des incertitudes importantes quant au nombre r\u00e9el de personnes infect\u00e9es et \u00e0 l\u2019\u00e9tendue g\u00e9ographique de la propagation\u00a0\u00bb a expliqu\u00e9 l\u2019agence.<\/p>\n<p>Le taux de positivit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 des premiers \u00e9chantillons, la confirmation de cas dans deux pays, l\u2019explosion des signalements suspects \u00e0 travers toute la province de l\u2019Ituri, foyers de d\u00e9c\u00e8s dans plusieurs communaut\u00e9s et au moins quatre soignants morts laisse pr\u00e9sager, selon l\u2019organisation, \u00ab\u00a0une \u00e9pid\u00e9mie potentiellement bien plus large que ce qui est actuellement d\u00e9tect\u00e9 et rapport\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, le risque que le virus se propage jusqu\u2019en Europe est nul, puisqu\u2019aucun cas n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 hors d\u2019Afrique centrale. En revanche, cette flamb\u00e9e sera particuli\u00e8rement difficile \u00e0 endiguer : l\u2019Ituri est une province recul\u00e9e o\u00f9 des groupes arm\u00e9s et milices ethniques se disputent le contr\u00f4le des mines d\u2019or artisanales et entretiennent une anarchie criminelle qui d\u00e9chire les entrailles de la r\u00e9gion depuis 1999. La population est terroris\u00e9e et n\u2019a pas acc\u00e8s aux soins et plus de cinq millions de personnes ont fui leurs foyers dans l\u2019est de la RDC, se d\u00e9pla\u00e7ant d\u2019une zone \u00e0 l\u2019autre sans que personne ne soit en mesure de leur assurer un suivi \u00e9pid\u00e9miologique. Ebola n\u2019aurait pas pu choisir pire terrain pour se diffuser librement, dans une province que l\u2019ONU elle-m\u00eame juge inaccessible \u00e0 toute riposte humanitaire s\u00e9rieuse.<\/p>\n<p>  L\u2019OMS a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire internationale en raison d\u2019une nouvelle flamb\u00e9e d\u2019Ebola en RDC, avec 336 cas suspects et 88 d\u00e9c\u00e8s. La souche responsable, le variant Bundibugyo, a un taux de l\u00e9talit\u00e9 pouvant atteindre 50\u00a0% et aucun vaccin homologu\u00e9 n\u2019est disponible. La propagation est facilit\u00e9e par la situation chaotique de l\u2019Ituri, exacerb\u00e9e par des conflits arm\u00e9s et le manque d\u2019acc\u00e8s aux soins.   <\/p>\n<p class=\"text-base text-neutral-700 dark:text-neutral-300\">\ud83d\udccd Pour ne manquer aucune actualit\u00e9 de Presse-citron, suivez-nous sur <a href=\"https:\/\/news.google.com\/publications\/CAAqBggKMIPiNTC70wU?hl=fr&amp;gl=FR&amp;ceid=FR%3Afr\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Google Actualit\u00e9s<\/a> et <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029VaCkGuz4NViitBXbEr0b\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">WhatsApp<\/a>.<\/p>\n<p>             <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/tous-anti-covid.png\" alt=\"TousAntiCovid\" loading=\"lazy\"\/>                            <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis sa premi\u00e8re identification en 1976 dans ce qui s\u2019appelait encore le Za\u00efre (ancien nom de la RDC),&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":107752,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[6,8902,293,4539,11809],"class_list":["post-107751","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique","tag-afrique","tag-medecine","tag-sante","tag-science","tag-virus"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116605586266009728","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107751","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=107751"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107751\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/107752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107751"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=107751"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=107751"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}