{"id":109176,"date":"2026-05-21T16:44:16","date_gmt":"2026-05-21T16:44:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/109176\/"},"modified":"2026-05-21T16:44:16","modified_gmt":"2026-05-21T16:44:16","slug":"festival-de-cannes-lafrique-sinvite-sur-la-croisette-avec-des-oeuvres-marquantes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/109176\/","title":{"rendered":"Festival de Cannes: l\u2019Afrique s\u2019invite sur la Croisette avec des \u0153uvres marquantes"},"content":{"rendered":"<p> Opinion   <\/p>\n<p>        \u2013   <\/p>\n<p>  L\u2019Afrique s\u2019invite sur la Croisette avec des \u0153uvres marquantes <\/p>\n<p class=\"lead regular externalicon-big astro-mrojhlls\"> Neuf films sont pr\u00e9sent\u00e9s dans les diff\u00e9rentes sections. On retiendra plus particuli\u00e8rement \u00abCongo Boy\u00bb dans Un Certain Regard et \u00abClarissa\u00bb \u00e0 la Quinzaine des cin\u00e9astes.   <\/p>\n<p>    Chronique  <\/p>\n<p>Edm\u00e9e Cuttat<\/p>\n<p>   Publi\u00e9 aujourd\u2019hui \u00e0 17h32                <img decoding=\"async\" loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/FMd_X1MOK4m9ZE5q9Zbhqp.jpg\" data-image-url=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/FMd_X1MOK4m9ZE5q9Zbhqp.jpg\" alt=\"Les r\u00e9alisateurs nig\u00e9rians Arie Esiri (g) et Chuko Esiri posent en marge du Festival de Cannes 2026 pour leur film &quot;Clarissa&quot;.\" title=\"Les r\u00e9alisateurs nig\u00e9rians Arie Esiri (g) et Chuko Esiri posent en marge du Festival de Cannes 2026 pour leur film &quot;Clarissa&quot;.\" class=\"ResponsiveImage responsive-image astro-lrzy7jfn\" style=\"background-color:#5F3E28\" onload=\"this.style.backgroundColor = &quot;transparent&quot;\"\/>         <\/p>\n<p>Les fr\u00e8res nig\u00e9rians Arie et Chuko Esiri au Festival de Cannes.<\/p>\n<p>AFP<\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">Robert, 17\u00a0ans (Bradly Fiomana Dembeasset), r\u00eave d\u2019une carri\u00e8re musicale. Mais probl\u00e8me, c\u2019est un Congolais r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Bangui, capitale de la R\u00e9publique centrafricaine, o\u00f9 il vit un quotidien difficile dans un environnement hostile et souvent raciste. Munis de faux papiers, ses parents ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et jet\u00e9s en prison. Du jour au lendemain, Robert se retrouve seul \u00e0 s\u2019occuper de ses quatre jeunes fr\u00e8re et s\u0153urs. Sa vie devient un combat \u00e9puisant. Il encha\u00eene les petits boulots pr\u00e9caires et les r\u00e9visions du bac, tout en \u00e9vitant les milices qui font r\u00e9gner la terreur en ville.<\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">Derri\u00e8re les barreaux, son p\u00e8re ne cesse de l\u2019encourager \u00e0 entreprendre de longues \u00e9tudes pour devenir quelqu\u2019un, mais la passion de Robert, c\u2019est le rap et le slam. Apprenant qu\u2019un grand concours est organis\u00e9, gagner devient son obsession et son seul espoir de sortir sa famille de la mis\u00e8re et de s\u2019\u00e9manciper.<\/p>\n<p class=\"hint astro-ep4xc566\">\u00c0 ce stade, vous trouverez des contenus externes suppl\u00e9mentaires. Si vous acceptez que des cookies soient plac\u00e9s par des fournisseurs externes et que des donn\u00e9es personnelles soient ainsi transmises \u00e0 ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.<\/p>\n<p>  Autoriser les cookies   Plus d&rsquo;infos    <\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">Robert est l\u2019alter ego du r\u00e9alisateur Rafiki Fariala, lui-m\u00eame r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Bangui dans sa jeunesse. Avec \u00abCongo Boy\u00bb. Il propose un r\u00e9cit d\u2019apprentissage simple et touchant, rythm\u00e9 par la musique, colonne vert\u00e9brale de l\u2019\u0153uvre, mais au sc\u00e9nario classique et pr\u00e9visible. On est toutefois sensible \u00e0 l\u2019\u00e9nergie folle des com\u00e9diens et \u00e0 l\u2019authenticit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>  \u00abClarissa\u00bb, f\u00e9roce critique postcolonialiste et sociale<\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">Librement inspir\u00e9 du roman \u00abMrs Dalloway\u00bb de Virginia Woolf (1925), o\u00f9 l\u2019on suit une \u00e9l\u00e9gante quinquag\u00e9naire de la haute soci\u00e9t\u00e9 londonienne, le <a class=\" astro-hwk6bfo3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" href=\"https:\/\/www.festival-cannes.com\/\" data-article-link=\"https:\/\/www.festival-cannes.com\/\">deuxi\u00e8me long m\u00e9trage des jumeaux nig\u00e9rians Arie et Chuko Esiri<\/a>, se d\u00e9roule en un jour et une nuit, comme dans le livre. L\u2019action se situe dans le Lagos de 2020 o\u00f9 Clarissa (Sophie Okonedo), une grande bourgeoise du coin, pr\u00e9pare une r\u00e9ception mondaine.<\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">L\u2019histoire bascule lorsque d\u00e9barquent ses amis d\u2019enfance perdus de vue depuis longtemps. Elle nous ram\u00e8ne une trentaine d\u2019ann\u00e9es en arri\u00e8re, o\u00f9 on d\u00e9couvre une Clarissa rebelle et id\u00e9aliste, d\u00e9battant avec passion de l\u2019avenir de la d\u00e9mocratie au Nigeria avec ses copains. Pour revenir au pr\u00e9sent et aux souvenirs d\u2019une femme, qui a sacrifi\u00e9 ses r\u00eaves \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re et \u00e0 l\u2019\u00e9lite.<\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">Les fr\u00e8res Esiri se livrent \u00e0 une critique acerbe de la haute bourgeoisie du pays reproduisant des privil\u00e8ges coloniaux, les riches manifestant leur m\u00e9pris envers les domestiques devenus invisibles, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement face aux souffrances et \u00e0 la mis\u00e8re du peuple. Une indiff\u00e9rence illustr\u00e9e par les tourments d\u00e9risoires, l\u2019introspection, les regrets amoureux, le vague \u00e0 l\u2019\u00e2me de Clarissa.<\/p>\n<p class=\"articleParagraph externalicon-big focus _content-width article-element astro-g2qwsodm astro-hwk6bfo3\">Un b\u00e9mol dans cette \u0153uvre s\u00e9duisante, po\u00e9tique et politique. Contrairement \u00e0 \u00abCongo Boy\u00bb, la construction du sc\u00e9nario est tr\u00e8s (trop) complexe. C\u2019est un labyrinthe psychologique \u00e0 la narration litt\u00e9raire, c\u00e9r\u00e9brale, d\u00e9stabilisante. Avec tous ces allers et retours dans le temps, on ne sait parfois plus si la sc\u00e8ne se d\u00e9roule au pass\u00e9 ou au pr\u00e9sent.<\/p>\n<p class=\"boxtitle astro-42aj3uwb astro-hwk6bfo3\">L\u2019actu du Festival de Cannes<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Opinion \u2013 L\u2019Afrique s\u2019invite sur la Croisette avec des \u0153uvres marquantes Neuf films sont pr\u00e9sent\u00e9s dans les diff\u00e9rentes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":109177,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[6,38318,16745],"class_list":["post-109176","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique","tag-afrique","tag-content-festival-de-cannes","tag-depth"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116613576647250277","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109176","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=109176"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109176\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/109177"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=109176"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=109176"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=109176"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}