{"id":110166,"date":"2026-05-22T17:27:11","date_gmt":"2026-05-22T17:27:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/110166\/"},"modified":"2026-05-22T17:27:11","modified_gmt":"2026-05-22T17:27:11","slug":"en-pleine-crise-du-marche-du-cacao-la-cote-divoire-anticipe-un-rebond-de-sa-production","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/110166\/","title":{"rendered":"En pleine crise du march\u00e9 du cacao, la C\u00f4te d\u2019Ivoire anticipe un rebond de sa production"},"content":{"rendered":"<p>La fili\u00e8re cacao ivoirienne tente toujours de dig\u00e9rer le choc provoqu\u00e9 par le retournement brutal du march\u00e9 mondial. Stocks invendus, tensions sur les prix pay\u00e9s aux producteurs et inqui\u00e9tudes climatiques continuent de peser sur un secteur strat\u00e9gique pour l\u2019\u00e9conomie du premier producteur mondial de f\u00e8ves.<\/p>\n<p>La C\u00f4te d\u2019Ivoire pr\u00e9voit une production de cacao comprise entre 2 et 2,1 millions de tonnes pour la campagne 2025\/2026, soit une hausse de 10,5% par rapport \u00e0 la saison pr\u00e9c\u00e9dente. Cette projection, annonc\u00e9e cette semaine par le Conseil Caf\u00e9-Cacao (CCC), repr\u00e9sente un tournant apr\u00e8s trois campagnes marqu\u00e9es par une baisse des r\u00e9coltes.<\/p>\n<p>Des pr\u00e9visions plus optimistes que celles du march\u00e9&#13;\n<\/p>\n<p>Les estimations du r\u00e9gulateur ivoirien d\u00e9passent celles avanc\u00e9es par plusieurs n\u00e9gociants et analystes. Dans une enqu\u00eate men\u00e9e par Reuters en mars dernier, le consensus tablait plut\u00f4t sur une production de 1,8 million de tonnes.<\/p>\n<p>Selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral du CCC, Yves Brahima Kon\u00e9, la hausse pr\u00e9vue s\u2019explique en partie par les prix exceptionnellement \u00e9lev\u00e9s enregistr\u00e9s lors des deux derni\u00e8res campagnes. Les revenus suppl\u00e9mentaires obtenus auraient en effet permis \u00e0 de nombreux producteurs d\u2019investir davantage dans leurs plantations gr\u00e2ce \u00e0 des achats accrus d\u2019engrais et une meilleure gestion.<\/p>\n<p>\u00ab Nous sommes actuellement \u00e0 un peu plus de 1,7 million de tonnes au 11 mai, en termes d\u2019arrivages de cacao dans les deux ports [\u2026]. C\u2019est une tendance positive par rapport aux deux derni\u00e8res campagnes \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>Une fili\u00e8re encore secou\u00e9e par la crise&#13;\n<\/p>\n<p>Cette annonce intervient alors que le march\u00e9 mondial du cacao traverse une phase de forte instabilit\u00e9 depuis plus d\u2019un an. Apr\u00e8s avoir atteint un record historique proche de 13 000 dollars la tonne \u00e0 New York fin 2024, les cours ont fortement chut\u00e9 pour revenir autour de 3 000 \u00e0 4 000 dollars.<\/p>\n<p>NewsletterMa Tribune<\/p>\n<p class=\"text-2xl mb-8\">L\u2019actualit\u00e9 qui compte pour vous, chaque jour dans votre bo\u00eete mail.<\/p>\n<p>S&rsquo;inscrireS&rsquo;inscrireS&rsquo;inscrire<img alt=\"Illustration de la newsletter Ma Tribune\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\"relative! rounded-xl\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;object-fit:cover;color:transparent\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/1775746687_775_ma-tribune.png\"\/><\/p>\n<p>En C\u00f4te d\u2019Ivoire, cette correction a cr\u00e9\u00e9 un d\u00e9calage majeur entre les prix internationaux et le prix garanti aux producteurs. Initialement fix\u00e9 \u00e0 2 800 FCFA le kilogramme, le prix bord champ du cacao ivoirien est longtemps rest\u00e9 \u00e0 des niveaux difficiles \u00e0 soutenir, compliquant la commercialisation des f\u00e8ves et fragilisant les exportateurs engag\u00e9s sur des contrats conclus durant la p\u00e9riode de flamb\u00e9e des prix.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette situation, les autorit\u00e9s ivoiriennes ont multipli\u00e9 les mesures d\u2019urgence ces derniers mois. Le gouvernement a notamment annonc\u00e9 le rachat de 123 000 tonnes de cacao stock\u00e9es dans les zones de production afin de fluidifier le march\u00e9 et de rassurer les producteurs.<\/p>\n<p>De nouvelles questions pour la fili\u00e8re&#13;\n<\/p>\n<p>Si la hausse attendue constitue a priori une bonne nouvelle pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire, elle soul\u00e8ve aussi plusieurs interrogations. La premi\u00e8re concerne la capacit\u00e9 de la fili\u00e8re \u00e0 \u00e9couler des volumes plus importants alors qu\u2019une partie du cacao reste encore stock\u00e9e dans les zones de production. Des sources cit\u00e9es par Reuters indiquent que certains exportateurs ont retard\u00e9 leurs ventes dans l\u2019attente d\u2019une remont\u00e9e des cours internationaux, tandis que des producteurs h\u00e9sitaient \u00e0 vendre \u00e0 des prix jug\u00e9s insuffisants.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution de l\u2019offre mondiale constitue un autre point de vigilance. Apr\u00e8s la p\u00e9nurie observ\u00e9e en 2024, plusieurs analystes estiment que le march\u00e9 est progressivement entr\u00e9 dans une phase plus exc\u00e9dentaire. Dans ce cadre, le retour de volumes plus \u00e9lev\u00e9s en C\u00f4te d\u2019Ivoire sera observ\u00e9 de pr\u00e8s par les n\u00e9gociants, les transformateurs et les investisseurs afin d\u2019\u00e9valuer son impact sur les prix internationaux et les \u00e9quilibres du march\u00e9.<\/p>\n<p>Les inqui\u00e9tudes climatiques ajoutent enfin une autre zone d\u2019incertitude. D\u2019apr\u00e8s les observations relay\u00e9es par le CCC, les plantations pr\u00e9sentent actuellement moins de fleurs et de cabosses qu\u2019\u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode l\u2019an dernier, apr\u00e8s plusieurs \u00e9pisodes de s\u00e9cheresse. Les \u00e9quipes de terrain \u00e9voquent d\u00e9j\u00e0 des risques pour le d\u00e9marrage de la prochaine grande r\u00e9colte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La fili\u00e8re cacao ivoirienne tente toujours de dig\u00e9rer le choc provoqu\u00e9 par le retournement brutal du march\u00e9 mondial.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":110167,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[154],"tags":[58,8107,3369,722,216,3097,723,59,461,863,622,38614],"class_list":["post-110166","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cote-divoire","tag-58","tag-anticipe","tag-cacao","tag-cote","tag-cote-divoire","tag-crise","tag-divoire","tag-la-tribune-afrique","tag-marche","tag-pleine","tag-production","tag-rebond"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116619407722168907","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/110166","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=110166"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/110166\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/110167"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=110166"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=110166"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=110166"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}