{"id":113742,"date":"2026-05-27T06:15:13","date_gmt":"2026-05-27T06:15:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/113742\/"},"modified":"2026-05-27T06:15:13","modified_gmt":"2026-05-27T06:15:13","slug":"crise-faye-sonko-senegal-souverainete-dette-fmi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/113742\/","title":{"rendered":"Crise Faye Sonko S\u00e9n\u00e9gal souverainet\u00e9 dette FMI"},"content":{"rendered":"<p>\n    Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f<\/p>\n<p>      \u00c9couter \ud83d\udd0a<br \/>\n      Stop<\/p>\n<p>lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 27\/05\/2026<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/TEXTE-813-Giuseppe-1024x576.jpg\" alt=\"S\u00e9n\u00e9gal, la fracture\" class=\"wp-image-22409\"  \/>R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par Giuseppe Gagliano, Pr\u00e9sident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (C\u00f4me, Italie)\u00a0<\/p>\n<p>La rupture entre Faye et Sonko<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le S\u00e9n\u00e9gal entre dans une phase politique particuli\u00e8rement d\u00e9licate. La destitution du Premier ministre Ousmane Sonko par le pr\u00e9sident Bassirou Diomaye Faye, accompagn\u00e9e de la dissolution du gouvernement, n\u2019est pas un simple remaniement. C\u2019est la rupture du pacte politique qui avait port\u00e9 au pouvoir, en 2024, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration dirigeante, n\u00e9e de la contestation de l\u2019ordre pr\u00e9c\u00e9dent et de la promesse de refonder le rapport entre l\u2019\u00c9tat, les ressources nationales et la souverainet\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Faye et Sonko n\u2019\u00e9taient pas deux figures s\u00e9par\u00e9es. Ils \u00e9taient les deux visages d\u2019une m\u00eame victoire. Sonko, exclu de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle en raison d\u2019une condamnation pour diffamation, avait transf\u00e9r\u00e9 son capital politique sur Faye, contribuant de mani\u00e8re d\u00e9cisive \u00e0 son \u00e9lection. Tous deux anciens fonctionnaires des imp\u00f4ts, tous deux emprisonn\u00e9s avant le scrutin, tous deux symboles d\u2019une rupture avec le syst\u00e8me de l\u2019ancien pr\u00e9sident Macky Sall. Leur alliance incarnait une demande sociale pr\u00e9cise : moins de subordination aux cr\u00e9anciers internationaux, davantage de contr\u00f4le sur les ressources naturelles, plus d\u2019attention aux jeunes et aux cat\u00e9gories populaires.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette construction se fissure d\u00e9sormais. Le pr\u00e9sident a limog\u00e9 le Premier ministre, renvoy\u00e9 les ministres et confi\u00e9 au gouvernement sortant la seule gestion des affaires courantes. Sonko, en affirmant qu\u2019il dormirait \u00ab le c\u0153ur l\u00e9ger \u00bb dans sa r\u00e9sidence de Keur Gorgui, a voulu transformer une d\u00e9faite institutionnelle en d\u00e9fi politique. Il n\u2019appara\u00eet pas comme un homme liquid\u00e9. Il appara\u00eet comme un dirigeant pr\u00eat \u00e0 retourner vers le corps vivant de son \u00e9lectorat.<\/p>\n<p>La dette comme terrain de l\u2019affrontement<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise ne na\u00eet pas seulement d\u2019une rivalit\u00e9 personnelle. Le v\u00e9ritable terrain de l\u2019affrontement est \u00e9conomique. Le S\u00e9n\u00e9gal fait face \u00e0 une situation financi\u00e8re tr\u00e8s lourde. Le Fonds mon\u00e9taire international a gel\u00e9 un programme de pr\u00eats de 1,8 milliard de dollars apr\u00e8s la d\u00e9couverte de dettes mal d\u00e9clar\u00e9es. \u00c0 la fin de 2024, la dette publique aurait atteint 132 % du produit int\u00e9rieur brut. C\u2019est un niveau consid\u00e9rable pour un pays qui ambitionne de se pr\u00e9senter comme l\u2019une des d\u00e9mocraties les plus solides d\u2019Afrique de l\u2019Ouest et comme une nouvelle plateforme \u00e9nerg\u00e9tique de l\u2019Atlantique africain.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le probl\u00e8me est simple : sans accord avec le Fonds mon\u00e9taire international, Dakar risque de voir augmenter le co\u00fbt de sa dette, de perdre des marges budg\u00e9taires et de ralentir les investissements publics. Mais avec un accord trop dur, le pays risque de payer un prix social tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. C\u2019est l\u00e0 que s\u2019est consomm\u00e9e la fracture entre Faye et Sonko.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ministre des Finances, Cheikh Diba, avait annonc\u00e9 la reprise des discussions avec le Fonds mon\u00e9taire international dans la semaine du 8 juin, avec l\u2019objectif de parvenir \u00e0 un accord sur les points essentiels avant la fin du mois. Sonko, lui, s\u2019opposait \u00e0 une restructuration de la dette estim\u00e9e \u00e0 13 milliards de dollars et rejetait des mesures impopulaires comme l\u2019augmentation des prix du carburant. La question des subventions \u00e9nerg\u00e9tiques est explosive : si le prix du p\u00e9trole devait monter jusqu\u2019\u00e0 115 dollars le baril, les d\u00e9penses destin\u00e9es \u00e0 soutenir les carburants pourraient d\u00e9passer jusqu\u2019\u00e0 2 milliards de dollars les cr\u00e9dits pr\u00e9vus au budget 2026.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela signifie que le S\u00e9n\u00e9gal se trouve devant un dilemme classique : respecter les conditions des cr\u00e9anciers ou pr\u00e9server le consensus int\u00e9rieur. Faye semble vouloir rouvrir le canal avec le Fonds mon\u00e9taire international. Sonko repr\u00e9sente au contraire une ligne plus radicale : ne pas faire payer \u00e0 la population le co\u00fbt de la crise financi\u00e8re et remettre en cause les conditions impos\u00e9es de l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>\u00c9nergie, gaz et ressources : le v\u00e9ritable enjeu<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Derri\u00e8re la crise politique se trouve aussi le dossier des ressources. Sonko avait fait de la r\u00e9vision des accords p\u00e9troliers, gaziers et miniers l\u2019un des axes de son action. Sa position \u00e9tait claire : le S\u00e9n\u00e9gal ne peut pas rester formellement souverain tout en demeurant substantiellement d\u00e9pendant de r\u00e8gles \u00e9crites par les compagnies \u00e9trang\u00e8res, les cr\u00e9anciers internationaux et les anciennes \u00e9lites administratives.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le cas le plus important concerne le projet Greater Tortue Ahmeyim, grand gisement gazier situ\u00e9 au large des c\u00f4tes du S\u00e9n\u00e9gal et de la Mauritanie, d\u00e9velopp\u00e9 notamment avec la participation de BP. Sonko avait critiqu\u00e9 le contrat de fourniture de gaz, le jugeant in\u00e9quitable, et avait soutenu qu\u2019une ren\u00e9gociation des accords \u00e9nerg\u00e9tiques pourrait r\u00e9duire les prix int\u00e9rieurs et am\u00e9liorer les finances publiques. Il avait \u00e9galement r\u00e9voqu\u00e9 environ 71 licences mini\u00e8res, signe clair de sa volont\u00e9 de reprendre en main la distribution des rentes.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le conflit devient ici g\u00e9o\u00e9conomique. Le S\u00e9n\u00e9gal n\u2019est plus seulement un pays africain stable et mod\u00e9r\u00e9, utile aux \u00e9quilibres diplomatiques r\u00e9gionaux. Il devient un pays qui entre sur le march\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique avec de nouvelles ambitions. Le gaz, le p\u00e9trole, les mines et la position atlantique augmentent son poids strat\u00e9gique. Mais ils accroissent aussi les pressions. Plus un pays dispose de ressources, plus il doit d\u00e9cider qui les contr\u00f4le : l\u2019\u00c9tat, les multinationales, les cr\u00e9anciers, les \u00e9lites locales, ou une combinaison de tous ces acteurs.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ligne Sonko visait une souverainet\u00e9 \u00e9conomique plus offensive. La ligne Faye, du moins dans cette phase, semble plus prudente, plus attentive \u00e0 la compatibilit\u00e9 financi\u00e8re internationale. Il ne s\u2019agit pas de dire que l\u2019une serait automatiquement vertueuse et l\u2019autre subalterne. Mais il est clair qu\u2019elles repr\u00e9sentent deux visions diff\u00e9rentes de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-dakar-face-mur-financier\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 Dakar face au mur financier<\/a><\/p>\n<p>Le risque institutionnel<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La destitution de Sonko ne cl\u00f4t pas la crise. Elle l\u2019ouvre. Son parti, le Pastef, domine l\u2019Assembl\u00e9e nationale. Cela signifie que le pr\u00e9sident Faye pourrait se retrouver face \u00e0 un Parlement politiquement hostile ou, \u00e0 tout le moins, travers\u00e9 par de fortes tensions. Les r\u00e9formes demand\u00e9es pour rassurer le Fonds mon\u00e9taire international pourraient devenir difficiles \u00e0 faire adopter, surtout si Sonko d\u00e9cidait de retourner ouvertement dans l\u2019opposition.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En mars, l\u2019ancien Premier ministre avait d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9 de retirer le Pastef du gouvernement si le pr\u00e9sident s\u2019\u00e9loignait du programme du parti. Aujourd\u2019hui, cette menace para\u00eet beaucoup plus concr\u00e8te. Par ailleurs, les modifications du code \u00e9lectoral adopt\u00e9es r\u00e9cemment pourraient ouvrir la voie \u00e0 une candidature de Sonko \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2029. Le limogeage pourrait donc le transformer de chef de gouvernement us\u00e9 par les difficult\u00e9s \u00e9conomiques en dirigeant d\u2019opposition capable de capitaliser le m\u00e9contentement populaire.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un risque politique \u00e9vident pour Faye. Se lib\u00e9rer de Sonko peut renforcer son contr\u00f4le imm\u00e9diat sur l\u2019ex\u00e9cutif, mais cela peut aussi offrir \u00e0 l\u2019ancien Premier ministre le r\u00f4le le plus confortable : celui du tribun exclu du pouvoir, libre de d\u00e9noncer les compromis, les sacrifices sociaux et les concessions faites au Fonds mon\u00e9taire international.<\/p>\n<p>La dimension g\u00e9opolitique africaine<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le S\u00e9n\u00e9gal est un pays cl\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Il partage ses fronti\u00e8res avec le Mali, la Mauritanie, la Guin\u00e9e, la Guin\u00e9e-Bissau et entoure presque enti\u00e8rement la Gambie. Dakar est depuis des d\u00e9cennies une capitale diplomatique importante, traditionnellement proche de l\u2019Occident et de la France, mais d\u00e9sormais ins\u00e9r\u00e9e dans un contexte r\u00e9gional marqu\u00e9 par le recul de l\u2019influence fran\u00e7aise, l\u2019avanc\u00e9e de puissances alternatives et la mont\u00e9e des nationalismes \u00e9conomiques africains.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la rupture avec Paris a pris des formes militaires et radicales. Au S\u00e9n\u00e9gal, du moins jusqu\u2019ici, la transition s\u2019est faite par les urnes, dans un cadre civil et institutionnel. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pourquoi la crise Faye-Sonko est importante : elle montre que, m\u00eame dans les pays africains consid\u00e9r\u00e9s comme les plus stables, la question de la souverainet\u00e9 ne peut plus \u00eatre diff\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le conflit ne concerne pas seulement l\u2019identit\u00e9 de celui qui gouverne. Il concerne celui qui d\u00e9cide du prix du carburant, celui qui n\u00e9gocie la dette, celui qui contr\u00f4le le gaz, celui qui signe les contrats miniers, celui qui d\u00e9finit le rapport avec le Fonds mon\u00e9taire international et avec les grandes compagnies \u00e9nerg\u00e9tiques. C\u2019est la politique dans sa forme la plus concr\u00e8te : budget, \u00e9nergie, monnaie, consensus social.<\/p>\n<p>Une crise capable de red\u00e9finir le S\u00e9n\u00e9gal<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La chute de Sonko est donc bien davantage qu\u2019un \u00e9pisode interne. Elle constitue le premier grand test du nouveau S\u00e9n\u00e9gal n\u00e9 des \u00e9lections de 2024. Faye doit d\u00e9montrer qu\u2019il peut gouverner sans l\u2019homme qui lui a transmis une partie d\u00e9cisive du consensus populaire. Sonko doit d\u00e9cider s\u2019il veut devenir le chef d\u2019une nouvelle opposition nationale ou n\u00e9gocier en position de force. Le Fonds mon\u00e9taire international attend un interlocuteur fiable. Les compagnies \u00e9nerg\u00e9tiques observent. Les march\u00e9s \u00e9valuent le risque. La population regarde le prix du carburant, du pain et de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vraie question est de savoir si le S\u00e9n\u00e9gal parviendra \u00e0 concilier trois objectifs tr\u00e8s difficiles : stabilit\u00e9 institutionnelle, discipline financi\u00e8re et souverainet\u00e9 sur les ressources. Si Faye choisit uniquement la voie de la compatibilit\u00e9 avec les cr\u00e9anciers, il risque de s\u2019ali\u00e9ner la base populaire qui a port\u00e9 le nouveau pouvoir au gouvernement. Si Sonko choisit uniquement la mobilisation contre le syst\u00e8me, il risque de pousser le pays vers une paralysie politique au moment pr\u00e9cis o\u00f9 il aurait besoin de n\u00e9gocier avec force et lucidit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le S\u00e9n\u00e9gal entre ainsi dans une phase d\u00e9cisive. La promesse panafricaniste et anti-syst\u00e8me n\u2019est plus un slogan \u00e9lectoral : elle doit se mesurer \u00e0 la dette, aux subventions, au Fonds mon\u00e9taire international, \u00e0 BP, au gaz offshore, au Parlement et \u00e0 la rue. C\u2019est l\u00e0 que se voit la diff\u00e9rence entre la rh\u00e9torique de la souverainet\u00e9 et son co\u00fbt r\u00e9el. Car la souverainet\u00e9, lorsqu\u2019elle devient gouvernement, n\u2019est jamais gratuite. Elle co\u00fbte de l\u2019argent, des alliances, des conflits et des compromis. Et souvent elle divise pr\u00e9cis\u00e9ment ceux qui l\u2019avaient promise ensemble.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/senegal-quelles-sont-les-raisons-derriere-le-succes-fulgurant-du-candidat-antisysteme\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">S\u00e9n\u00e9gal : Quelles sont les raisons derri\u00e8re le succ\u00e8s fulgurant du candidat \u00ab\u00a0antisyst\u00e8me\u00a0\u00bb ?<\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">S\u00e9n\u00e9gal, #Faye, #Sonko, #BassirouDiomayeFaye, #OusmaneSonko, #Pastef, #Dakar, #AfriqueDeLOuest, #G\u00e9opolitiqueAfricaine, #Souverainet\u00e9, #Souverainet\u00e9Economique, #Dette, #DettePublique, #FMI, #CrisePolitique, #CriseS\u00e9n\u00e9galaise, #GazOffshore, #P\u00e9troleEtGaz, #GreaterTortueAhmeyim, #BP, #RessourcesNaturelles, #Mines, #Energie, #Subventions, #Carburant, #Inflation, #Panafricanisme, #NationalismeEconomique, #MackySall, #Afrique, #G\u00e9opolitique, #G\u00e9o\u00e9conomie, #March\u00e9sEmergents, #Investisseurs, #RisqueSouverain, #Assembl\u00e9eNationale, #Stabilit\u00e9Politique, #D\u00e9mocratieAfricaine, #AnalysePolitique, #D\u00e9cryptage<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f \u00c9couter \ud83d\udd0a Stop lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 27\/05\/2026 R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":113743,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[84],"tags":[4494,11],"class_list":["post-113742","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-senegal","tag-decryptage","tag-senegal"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116645077057296903","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/113742","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=113742"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/113742\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/113743"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=113742"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=113742"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=113742"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}