{"id":115705,"date":"2026-05-29T12:31:14","date_gmt":"2026-05-29T12:31:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/115705\/"},"modified":"2026-05-29T12:31:14","modified_gmt":"2026-05-29T12:31:14","slug":"lafrique-doit-mobiliser-65-milliards-usd-pour-restaurer-son-potentiel-forestier-selon-le-wwf","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/115705\/","title":{"rendered":"L\u2019Afrique doit mobiliser 65 milliards USD pour restaurer son potentiel forestier, selon le WWF"},"content":{"rendered":"<p>Pour restaurer son potentiel de 65 millions d\u2019hectares suppl\u00e9mentaires de for\u00eat \u00e0 un co\u00fbt moyen variant entre 300 et 1.000 USD par hectare, selon les \u00e9cosyst\u00e8mes et les techniques utilis\u00e9es, l\u2019Afrique doit mobiliser 65 milliards USD. L\u2019information a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e le 27 mai 2026 \u00e0 Brazzaville par le Fonds mondial pour la nature (WWF) lors de la pr\u00e9sentation de son nouveau rapport d\u2019impact sur l\u2019Initiative de restauration des paysages forestiers en Afrique (FLR) qu\u2019il a pr\u00e9sent\u00e9 en marge des travaux des assembl\u00e9es annuelles de la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) qui se d\u00e9roulent \u00e0 Brazzaville, au Congo, du 25 au 29 mai 2026.<\/p>\n<p>Le rapport de WWF insiste sur \u00ab\u00a0la n\u00e9cessit\u00e9 de passer d\u2019un financement fragment\u00e9, domin\u00e9 par des subventions ponctuelles, \u00e0 des m\u00e9canismes structur\u00e9s associant capitaux publics, financements concessionnels et investissements priv\u00e9s\u00a0\u00bb. Pour les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, cette transition ouvre un nouveau champ d\u2019opportunit\u00e9s. \u00ab\u00a0La restauration n\u2019est plus per\u00e7ue uniquement comme une d\u00e9pense environnementale, mais comme un secteur productif \u00e9mergent\u00a0\u00bb, souligne le document de l\u2019organisation non gouvernementale (ONG) internationale vou\u00e9e \u00e0 la protection de l\u2019environnement et au d\u00e9veloppement durable. Les cha\u00eenes de valeur d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9es (apiculture, agroforesterie, \u00e9pices \u00e9cologiques, bois certifi\u00e9, restauration des mangroves ou encore services \u00e9cosyst\u00e9miques) offrent des perspectives de rentabilit\u00e9 mesurables. Le WWF indique que \u00ab\u00a0plus de 30 entreprises port\u00e9es par des femmes et des jeunes ont d\u00e9j\u00e0 vu le jour dans cinq pays, souvent avec des tickets d\u2019investissement modestes mais \u00e0 fort impact social\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un enjeu double pour le secteur priv\u00e9 africain<\/p>\n<p>Les investisseurs institutionnels et les fonds d\u2019impact trouvent \u00e9galement dans la restauration un levier de diversification. Les projets FLR sont de plus en plus int\u00e9gr\u00e9s aux Contributions d\u00e9termin\u00e9es au niveau national (CDN). Ce qui les rend \u00e9ligibles aux financements climat, aux obligations vertes et aux m\u00e9canismes carbone. \u00c0 ce jour, 35,7 millions d\u2019hectares restaur\u00e9s ou \u00e0 restaurer sont d\u00e9j\u00e0 inscrits dans ces cadres nationaux, cr\u00e9ant une visibilit\u00e9 accrue pour les bailleurs et les investisseurs.<\/p>\n<p>Pour le secteur priv\u00e9 africain, l\u2019enjeu est double. D\u2019une part, capter les financements concessionnels et climatiques disponibles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale. D\u2019autre part, structurer des projets bancables, capables d\u2019absorber des capitaux commerciaux tout en respectant des crit\u00e8res environnementaux et sociaux stricts. Les paysages cl\u00e9s identifi\u00e9s, que sont le TRIDOM au Cameroun, Grand Virunga en RDC et en Ouganda, mangroves du Mozambique ou hautes terres de Madagascar, constituent autant de p\u00f4les d\u2019investissement potentiels.<\/p>\n<p>Mais le rapport souligne aussi les risques. Le d\u00e9ficit de financement reste aggrav\u00e9 par l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 des flux, la faiblesse des syst\u00e8mes nationaux de suivi et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 fonci\u00e8re dans certaines zones. Sans clarification des droits d\u2019usage et sans implication durable des communaut\u00e9s locales, les capitaux priv\u00e9s resteront prudents.<\/p>\n<p>A l\u2019analyse, la restauration des paysages appara\u00eet d\u00e9sormais comme un nouveau segment strat\u00e9gique de l\u2019\u00e9conomie verte africaine. Les 65 milliards USD \u00e0 mobiliser ne rel\u00e8vent plus seulement de l\u2019aide au d\u00e9veloppement, mais d\u2019un v\u00e9ritable march\u00e9 en construction. \u00ab\u00a0\u00c0 condition que les \u00c9tats, les bailleurs et les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques parlent le m\u00eame langage financier, la restauration pourrait devenir l\u2019un des moteurs silencieux de la croissance durable du continent\u00a0\u00bb, conclut WWF lors de la pr\u00e9sentation de son rapport.<\/p>\n<p>Pour rappel, le document met en lumi\u00e8re un paradoxe central pour le continent. Il s\u2019agit la restauration \u00e9cologique progresse, mais \u00e0 une vitesse encore tr\u00e8s inf\u00e9rieure aux besoins financiers r\u00e9els. Entre 2021 et 2025, plus de 18 millions d\u2019hectares ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s sous restauration effective dans neuf pays africains, pour un volume de financements mobilis\u00e9s estim\u00e9 \u00e0 un peu plus de 13 millions USD. Un montant jug\u00e9 \u00ab\u00a0largement insuffisant au regard des ambitions affich\u00e9es et des opportunit\u00e9s \u00e9conomiques sous-jacentes\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pour restaurer son potentiel de 65 millions d\u2019hectares suppl\u00e9mentaires de for\u00eat \u00e0 un co\u00fbt moyen variant entre 300&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":7880,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[6,13072],"class_list":["post-115705","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique","tag-afrique","tag-wwf"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116657880003906734","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/115705","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=115705"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/115705\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7880"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=115705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=115705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=115705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}