{"id":11708,"date":"2026-02-12T10:35:18","date_gmt":"2026-02-12T10:35:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/11708\/"},"modified":"2026-02-12T10:35:18","modified_gmt":"2026-02-12T10:35:18","slug":"lue-et-loms-se-mobilisent-pour-une-riposte-sanitaire-unifiee-en-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/11708\/","title":{"rendered":"l\u2019UE et l\u2019OMS se mobilisent pour une riposte sanitaire unifi\u00e9e en Afrique"},"content":{"rendered":"<p>La fragmentation des syst\u00e8mes de sant\u00e9 en Afrique constitue toujours un obstacle de taille dans la lutte contre les pand\u00e9mies. Dossiers patients \u00e9parpill\u00e9s, difficult\u00e9s de surveillance \u00e9pid\u00e9miologique et v\u00e9rification laborieuse des certificats de vaccination : cette dispersion persistante entrave consid\u00e9rablement toute tentative de r\u00e9ponse sanitaire rapide et coordonn\u00e9e. La crise de la Covid-19 a douloureusement expos\u00e9 ces vuln\u00e9rabilit\u00e9s structurelles, tout en d\u00e9montrant le potentiel des outils num\u00e9riques pour y faire face.<\/p>\n<p>Pour combler ce foss\u00e9 digital, l&rsquo;Union europ\u00e9enne et l&rsquo;Organisation mondiale de la Sant\u00e9 ont sign\u00e9 un accord de 8 millions d&rsquo;euros destin\u00e9 \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la transformation num\u00e9rique des syst\u00e8mes de sant\u00e9 en Afrique subsaharienne. Cette annonce effectu\u00e9e en marge du Sommet mondial sur la sant\u00e9 tenu \u00e0 Berlin mi-octobre, porte un enjeu strat\u00e9gique pour les deux continents : construire une riposte sanitaire unifi\u00e9e et r\u00e9siliente via le num\u00e9rique, outil essentiel pour faire face \u00e0 de futures crises.<\/p>\n<p>Au c\u0153ur du dispositif se trouve le R\u00e9seau mondial de certification sanitaire num\u00e9rique (GDHCN) de l\u2019OMS, h\u00e9rit\u00e9 du certificat num\u00e9rique COVID de l\u2019UE. L\u2019organisation mondiale explique que depuis la prise en main du syst\u00e8me en 2023, elle a constat\u00e9 qu\u2019il \u00ab\u00a0pouvait grandement favoriser la num\u00e9risation du certificat international de vaccination ou de prophylaxie, commun\u00e9ment appel\u00e9 \u2018\u2019carte jaune\u2019\u2019, conform\u00e9ment au R\u00e8glement sanitaire international (RSI) amend\u00e9. En tirant le meilleur parti du R\u00e9seau mondial de certification sanitaire num\u00e9rique, on pourrait am\u00e9liorer le suivi de la vaccination \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, r\u00e9duire la fraude et simplifier les exigences sanitaires internationales\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Souverainet\u00e9 sanitaire et num\u00e9rique de l&rsquo;Afrique en ligne de mire&#13;\n<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;Europe, cet investissement apparait comme un prolongement logique et coh\u00e9rent de sa strat\u00e9gie \u00ab Global Gateway \u00bb. Il est mis en \u0153uvre via l&rsquo;initiative \u00ab Team Europe \u00bb qui f\u00e9d\u00e8re les parties prenantes europ\u00e9ennes et africaines autour de projets concrets et transformateurs, notamment dans le domaine de la sant\u00e9. Il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;une simple aide au d\u00e9veloppement, mais bien d&rsquo;un partenariat strat\u00e9gique mutuellement b\u00e9n\u00e9fique.<\/p>\n<p>Des syst\u00e8mes de sant\u00e9 africains mieux num\u00e9ris\u00e9s permettent une meilleure d\u00e9tection et une prise en charge locale plus efficace des \u00e9pid\u00e9mies. Cette am\u00e9lioration renforce directement la s\u00e9curit\u00e9 sanitaire mondiale en r\u00e9duisant le risque que des foyers \u00e9pid\u00e9miques localis\u00e9s en Afrique d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent en crises sanitaires internationales. Pour le continent, les d\u00e9fis \u00e0 relever restent immenses, mais les promesses de cette transformation digitale sont int\u00e9ressantes.<\/p>\n<p>Le premier \u00e9cueil \u00e0 surmonter est celui de l&rsquo;adh\u00e9sion au r\u00e9seau. A ce jour, seuls quatre pays pionniers (le B\u00e9nin, le Cap-Vert, les Seychelles et le Togo) ont officiellement rejoint le r\u00e9seau pilote. Les fonds europ\u00e9ens serviront ainsi de levier financier et technique pour accompagner un plus grand nombre de pays dans cette transition, d\u00e9velopper des cadres de gouvernance des donn\u00e9es efficaces, et renforcer des infrastructures num\u00e9riques critiques.<\/p>\n<p>L&rsquo;OMS et le Centre africain de contr\u00f4le et de pr\u00e9vention des maladies (Africa CDC) auront \u00e0 veiller ensemble au strict respect de principes fondamentaux : confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es des patients, protection des informations de sant\u00e9 et interop\u00e9rabilit\u00e9 des syst\u00e8mes entre les pays. Il s&rsquo;agit en effet aussi d&rsquo;\u00e9viter que cette transformation num\u00e9rique n\u00e9cessaire ne se fasse au d\u00e9triment de la souverainet\u00e9 num\u00e9rique des \u00c9tats africains. Le mod\u00e8le d\u00e9centralis\u00e9 du GDHCN, o\u00f9 les donn\u00e9es sanitaires restent g\u00e9r\u00e9es et stock\u00e9es au niveau national, a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour r\u00e9pondre \u00e0 cette exigence strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 les menaces sanitaires globales se multiplient, cette coop\u00e9ration euro-africaine n&rsquo;est plus une simple option, elle devient une n\u00e9cessit\u00e9. Ce partenariat d\u00e9passe largement le cadre d&rsquo;un simple projet technique ; il repr\u00e9sente un engagement politique fort et concert\u00e9 pour b\u00e2tir un avenir sanitaire commun plus s\u00e9curis\u00e9, r\u00e9silient et \u00e9quitable pour tous.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La fragmentation des syst\u00e8mes de sant\u00e9 en Afrique constitue toujours un obstacle de taille dans la lutte contre&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":11709,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[390,6,18,51,457,6041,456,59,6042,416,6043,6044,293,67,68,6045,69,70],"class_list":{"0":"post-11708","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-390","9":"tag-afrique","10":"tag-europe","11":"tag-europe-afrique","12":"tag-europeenne","13":"tag-loms","14":"tag-lunion","15":"tag-la-tribune-afrique","16":"tag-mobilisent","17":"tag-numerique","18":"tag-riposte","19":"tag-sanitaire","20":"tag-sante","21":"tag-ue","22":"tag-ue-afrique","23":"tag-unifiee","24":"tag-union-europeenne","25":"tag-union-europeenne-afrique"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116057218884044407","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11708","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11708"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11708\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11709"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11708"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11708"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11708"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}