{"id":126988,"date":"2026-06-11T06:01:12","date_gmt":"2026-06-11T06:01:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/126988\/"},"modified":"2026-06-11T06:01:12","modified_gmt":"2026-06-11T06:01:12","slug":"egypte-turquie-energie-diplomatie-un-nouvel-avenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/126988\/","title":{"rendered":"\u00c9gypte Turquie \u00e9nergie diplomatie : un nouvel avenir"},"content":{"rendered":"<p>\n    Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f<\/p>\n<p>      \u00c9couter \ud83d\udd0a<br \/>\n      Stop<\/p>\n<p>lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 11\/06\/2026<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/TEXTE-833-Giuseppe-1024x576.jpg\" alt=\"\u00c9gypte et Turquie\" class=\"wp-image-22861\"  \/>R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par Giuseppe Gagliano, Pr\u00e9sident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (C\u00f4me, Italie)\u00a0<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise du d\u00e9troit d\u2019Ormuz produit un effet qui d\u00e9passe largement la hausse des prix de l\u2019\u00e9nergie. Elle redessine les priorit\u00e9s strat\u00e9giques des pays importateurs, les contraignant \u00e0 rechercher des routes alternatives, des infrastructures plus flexibles et des alliances moins id\u00e9ologiques. C\u2019est dans ce cadre que s\u2019inscrit le rapprochement \u00e9nerg\u00e9tique entre l\u2019\u00c9gypte et la Turquie, deux puissances r\u00e9gionales qui se sont longtemps regard\u00e9es avec m\u00e9fiance et qui d\u00e9couvrent aujourd\u2019hui, dans la s\u00e9curit\u00e9 des approvisionnements, un terrain concret de convergence.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La rencontre de Bakou entre le ministre \u00e9gyptien du P\u00e9trole Karim Badawi et le ministre turc de l\u2019\u00c9nergie Alparslan Bayraktar n\u2019est donc pas un simple \u00e9pisode diplomatique. Elle signale une transformation plus large : Ankara et Le Caire cherchent \u00e0 traduire la normalisation politique en coop\u00e9ration \u00e9conomique, industrielle et \u00e9nerg\u00e9tique. Le dossier concerne le gaz naturel, le gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9, les infrastructures de regaz\u00e9ification, les activit\u00e9s mini\u00e8res, les investissements d\u2019entreprise et l\u2019utilisation int\u00e9gr\u00e9e des r\u00e9seaux \u00e9nerg\u00e9tiques des deux pays.<\/p>\n<p>La M\u00e9diterran\u00e9e orientale redevient centrale<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise d\u2019Ormuz accro\u00eet la valeur strat\u00e9gique de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale. Si le Golfe persique devient moins s\u00fbr, ou m\u00eame seulement plus co\u00fbteux, toute alternative logistique acquiert un poids politique sup\u00e9rieur. L\u2019\u00c9gypte dispose de terminaux, d\u2019infrastructures portuaires et d\u2019une position g\u00e9ographique essentielle entre M\u00e9diterran\u00e9e, mer Rouge et canal de Suez. La Turquie, de son c\u00f4t\u00e9, ambitionne depuis des ann\u00e9es de devenir un carrefour \u00e9nerg\u00e9tique entre le Caucase, la mer Noire, l\u2019Asie centrale, la M\u00e9diterran\u00e9e et les march\u00e9s europ\u00e9ens.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La coop\u00e9ration entre les deux pays ne concerne donc pas seulement le commerce bilat\u00e9ral. Elle touche \u00e0 la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er un syst\u00e8me plus articul\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gionale. L\u2019\u00c9gypte peut offrir des capacit\u00e9s d\u2019importation, de regaz\u00e9ification et de distribution ; la Turquie peut mettre en avant son exp\u00e9rience technique, ses infrastructures mobiles, ses soci\u00e9t\u00e9s publiques et une diplomatie \u00e9nerg\u00e9tique de plus en plus active.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019accord entre la soci\u00e9t\u00e9 turque BOTAS et l\u2019entreprise \u00e9gyptienne EGAS pour l\u2019utilisation en \u00c9gypte d\u2019une unit\u00e9 flottante de stockage et de regaz\u00e9ification a d\u00e9j\u00e0 indiqu\u00e9 la direction. Pour Ankara, il s\u2019agit d\u2019exporter non seulement du gaz ou des services, mais aussi une capacit\u00e9 technologique et infrastructurelle. Pour Le Caire, cela signifie accro\u00eetre sa flexibilit\u00e9 \u00e0 un moment o\u00f9 la production nationale de gaz diminue alors que la demande int\u00e9rieure reste \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019\u00c9gypte entre vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et ambition r\u00e9gionale<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La donn\u00e9e la plus importante est le recul de la production \u00e9gyptienne de gaz. Le passage de plus de 6 milliards de pieds cubes par jour en 2021 \u00e0 environ 3,5 milliards en avril 2025 r\u00e9v\u00e8le une vuln\u00e9rabilit\u00e9 structurelle. L\u2019\u00c9gypte, qui a longtemps cherch\u00e9 \u00e0 se pr\u00e9senter comme une plateforme \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gionale, doit d\u00e9sormais composer avec une r\u00e9alit\u00e9 plus complexe : moins de production interne, davantage de besoins d\u2019importation, une exposition accrue aux prix internationaux.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette situation r\u00e9duit les marges financi\u00e8res du Caire et augmente l\u2019importance des infrastructures flexibles, surtout celles li\u00e9es au gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9. Si l\u2019\u00c9gypte parvient \u00e0 attirer des investissements, \u00e0 augmenter ses capacit\u00e9s de regaz\u00e9ification et \u00e0 mieux int\u00e9grer ses infrastructures avec celles de la Turquie, elle pourra att\u00e9nuer sa fragilit\u00e9 et relancer son r\u00f4le de pont \u00e9nerg\u00e9tique entre l\u2019Afrique, la M\u00e9diterran\u00e9e et le Moyen-Orient.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais le probl\u00e8me demeure \u00e9conomique. Importer davantage de gaz signifie supporter des co\u00fbts plus \u00e9lev\u00e9s, surtout dans une phase de tension sur les march\u00e9s. Pour un pays d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9 aux difficult\u00e9s mon\u00e9taires, \u00e0 l\u2019endettement, \u00e0 l\u2019inflation et \u00e0 la d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019\u00e9gard des soutiens ext\u00e9rieurs, la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique devient aussi une question de s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re. Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019avoir du gaz, mais de pouvoir le payer sans compromettre la stabilit\u00e9 int\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Ankara exporte infrastructures et influence<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la Turquie, le dossier est encore plus int\u00e9ressant. Ankara ne cherche pas seulement de nouveaux march\u00e9s. Elle cherche une profondeur strat\u00e9gique. Exporter des infrastructures \u00e9nerg\u00e9tiques vers l\u2019\u00c9gypte signifie entrer dans l\u2019un des principaux march\u00e9s d\u2019Afrique du Nord, consolider la pr\u00e9sence turque en M\u00e9diterran\u00e9e orientale et r\u00e9duire l\u2019isolement accumul\u00e9 durant les ann\u00e9es de rivalit\u00e9 avec Le Caire.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Turquie a compris que la puissance r\u00e9gionale ne se mesure pas seulement aux bases militaires, aux drones, aux flottes et aux accords de d\u00e9fense. Elle se mesure aussi aux conduites, aux terminaux, aux navires de regaz\u00e9ification, aux contrats de fourniture et aux soci\u00e9t\u00e9s publiques capables d\u2019op\u00e9rer au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. L\u2019\u00e9nergie devient ainsi un instrument d\u2019influence, une forme de diplomatie \u00e9conomique et un levier de p\u00e9n\u00e9tration strat\u00e9gique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise d\u2019Ormuz renforce cette approche. Plus le Golfe devient instable, plus la valeur des routes alternatives et des plateformes \u00e9nerg\u00e9tiques interm\u00e9diaires augmente. Ankara peut se pr\u00e9senter comme un acteur capable de relier l\u2019Asie centrale, le Caucase, la M\u00e9diterran\u00e9e et l\u2019Europe. Dans cette vision, la relation avec l\u2019\u00c9gypte n\u2019est pas un d\u00e9tail : elle est une pi\u00e8ce essentielle.<\/p>\n<p>\u00c9valuation g\u00e9opolitique<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le rapprochement entre l\u2019\u00c9gypte et la Turquie poss\u00e8de \u00e9galement une signification politique profonde. Les deux pays ont \u00e9t\u00e9 rivaux en Libye, en M\u00e9diterran\u00e9e orientale, dans le dossier des Fr\u00e8res musulmans et dans les dynamiques plus larges du monde arabe. La normalisation indique que les urgences \u00e9conomiques et strat\u00e9giques prennent le dessus sur les fractures id\u00e9ologiques.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela ne signifie pas que la rivalit\u00e9 a disparu. Cela signifie que les deux parties ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 la contenir. L\u2019\u00c9gypte a besoin d\u2019investissements, d\u2019\u00e9nergie et de marges diplomatiques. La Turquie a besoin de march\u00e9s, de reconnaissance r\u00e9gionale et de canaux d\u2019influence. Toutes deux savent que la M\u00e9diterran\u00e9e orientale ne peut pas \u00eatre gouvern\u00e9e uniquement par la confrontation.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette perspective, l\u2019\u00e9nergie devient un langage commun. Elle n\u2019efface pas les divergences, mais permet de construire des int\u00e9r\u00eats partag\u00e9s. Et c\u2019est souvent \u00e0 partir des int\u00e9r\u00eats mat\u00e9riels, plus que des d\u00e9clarations politiques, que naissent les rapprochements les plus solides.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/energie-gaz-mediterranee-orientale-guerre-corridors-energetiques\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">\u00c9NERGIE\u00a0\u2013 Gaz, M\u00e9diterran\u00e9e orientale et guerre des corridors \u00e9nerg\u00e9tiques<\/a><\/p>\n<p>\u00c9valuation strat\u00e9gique et militaire<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise d\u2019Ormuz montre une fois de plus combien les routes \u00e9nerg\u00e9tiques sont vuln\u00e9rables. Un d\u00e9troit bloqu\u00e9 ou menac\u00e9 peut produire des effets mondiaux. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance croissante des infrastructures redondantes : terminaux de gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9, navires de regaz\u00e9ification, ol\u00e9oducs, gazoducs, ports, d\u00e9p\u00f4ts, r\u00e9seaux \u00e9lectriques et capacit\u00e9s de stockage.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du point de vue militaire, l\u2019\u00c9gypte contr\u00f4le une zone d\u00e9cisive entre la M\u00e9diterran\u00e9e, Suez et la mer Rouge. La Turquie dispose d\u2019une marine ambitieuse, de bases avanc\u00e9es, d\u2019une industrie militaire en croissance et d\u2019une projection de plus en plus marqu\u00e9e vers l\u2019Afrique, le Levant et la mer Noire. Une coop\u00e9ration \u00e9nerg\u00e9tique plus \u00e9troite n\u2019implique pas automatiquement une alliance militaire, mais elle peut r\u00e9duire le risque d\u2019affrontement et cr\u00e9er des m\u00e9canismes de coordination indirecte.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le point essentiel est celui-ci : la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique ne peut plus \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de la s\u00e9curit\u00e9 maritime. Celui qui contr\u00f4le les ports, les passages oblig\u00e9s, les terminaux et les infrastructures mobiles poss\u00e8de un avantage strat\u00e9gique. L\u2019\u00c9gypte et la Turquie, chacune \u00e0 sa mani\u00e8re, l\u2019ont compris.<\/p>\n<p>Sc\u00e9narios \u00e9conomiques et g\u00e9o\u00e9conomiques<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan g\u00e9o\u00e9conomique, l\u2019objectif turc de porter les \u00e9changes avec l\u2019\u00c9gypte de 9 \u00e0 15 milliards de dollars r\u00e9v\u00e8le la nature concr\u00e8te du rapprochement. Nous ne sommes pas devant une simple d\u00e9tente diplomatique, mais face \u00e0 une tentative de construire une interd\u00e9pendance. Plus le commerce, l\u2019\u00e9nergie, les investissements et les infrastructures communes augmentent, plus il devient co\u00fbteux de revenir \u00e0 une rivalit\u00e9 ouverte.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l\u2019\u00c9gypte, la coop\u00e9ration avec Ankara peut contribuer \u00e0 diversifier fournisseurs, technologies et capitaux. Pour la Turquie, le march\u00e9 \u00e9gyptien permet d\u2019\u00e9tendre l\u2019action de ses entreprises \u00e9nerg\u00e9tiques et de renforcer sa position en Afrique. Pour les deux pays, la M\u00e9diterran\u00e9e orientale peut se transformer d\u2019espace de comp\u00e9tition en espace de convenance r\u00e9ciproque.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une question de fond demeure toutefois : cette coop\u00e9ration suffira-t-elle \u00e0 compenser l\u2019instabilit\u00e9 du Golfe, la pression sur les prix et la fragilit\u00e9 financi\u00e8re des pays importateurs ? La r\u00e9ponse, pour l\u2019instant, doit rester prudente. Elle peut aider, mais elle ne peut pas tout r\u00e9soudre. Les infrastructures exigent du temps, des investissements et de la stabilit\u00e9 politique. Pourtant, dans la phase actuelle, m\u00eame une capacit\u00e9 suppl\u00e9mentaire d\u2019importation ou de regaz\u00e9ification peut devenir d\u00e9cisive.<\/p>\n<p>La diplomatie des infrastructures<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La v\u00e9ritable nouveaut\u00e9 est que l\u2019\u00c9gypte et la Turquie semblent avoir choisi une voie pragmatique. Non pas une r\u00e9conciliation sentimentale, mais une diplomatie des infrastructures. Gaz, ports, unit\u00e9s de regaz\u00e9ification, mines et investissements deviennent des instruments pour reconstruire la confiance et peser davantage dans un syst\u00e8me international de plus en plus instable.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La crise d\u2019Ormuz acc\u00e9l\u00e8re ce processus. Lorsque les routes traditionnelles vacillent, les \u00c9tats cherchent des alternatives. Lorsque l\u2019\u00e9nergie devient plus ch\u00e8re, la politique revient \u00e0 la g\u00e9ographie. Et lorsque la g\u00e9ographie redevient centrale, des pays comme l\u2019\u00c9gypte et la Turquie retrouvent du poids.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La M\u00e9diterran\u00e9e orientale, longtemps pr\u00e9sent\u00e9e comme un th\u00e9\u00e2tre de rivalit\u00e9s insolubles, peut ainsi devenir aussi un espace de n\u00e9gociation. Non par id\u00e9alisme, mais par n\u00e9cessit\u00e9. Et dans la politique internationale, la n\u00e9cessit\u00e9 est souvent plus forte que la sympathie.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/economie-iran-energie-front-elargi-guerre\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">\u00c9CONOMIE\u00a0\u2013 Iran\u00a0: L\u2019\u00e9nergie comme front \u00e9largi de la guerre<\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#\u00c9gypte, #Turquie, #\u00c9gypteTurquie, #Energie, #GazNaturel, #GNL, #LNG, #FSRU, #BOTAS, #EGAS, #M\u00e9diterran\u00e9eOrientale, #Ormuz, #D\u00e9troitDOrmuz, #CanalDeSuez, #S\u00e9curit\u00e9Energ\u00e9tique, #DiplomatieEnerg\u00e9tique, #G\u00e9opolitique, #G\u00e9o\u00e9conomie, #Gaz, #Hydrocarbures, #InfrastructuresEnerg\u00e9tiques, #Regaz\u00e9ification, #ApprovisionnementEnerg\u00e9tique, #CriseEnergetique, #MoyenOrient, #AfriqueDuNord, #Ankara, #LeCaire, #MerRouge, #Caucase, #AsieCentrale, #Europe, #Rivalit\u00e9R\u00e9gionale, #NormalisationDiplomatique, #Investissements, #RoutesMaritimes, #S\u00e9curit\u00e9Maritime, #TransitionEnerg\u00e9tique, #Strat\u00e9gie, #RelationsInternationales<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f \u00c9couter \ud83d\udd0a Stop lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 11\/06\/2026 R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":126989,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[122],"tags":[4494,139,215],"class_list":["post-126988","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-egypte","tag-decryptage","tag-egypte","tag-turquie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116729956778339233","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126988","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=126988"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126988\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/126989"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=126988"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=126988"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=126988"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}