{"id":130567,"date":"2026-06-15T06:37:13","date_gmt":"2026-06-15T06:37:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/130567\/"},"modified":"2026-06-15T06:37:13","modified_gmt":"2026-06-15T06:37:13","slug":"la-turquie-transforme-la-libye-en-levier-maritime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/130567\/","title":{"rendered":"La Turquie transforme la Libye en levier maritime"},"content":{"rendered":"<p>\n    Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f<\/p>\n<p>      \u00c9couter \ud83d\udd0a<br \/>\n      Stop<\/p>\n<p>lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 15\/06\/2026<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/TEXTE-837-Giuseppe-1024x576.jpg\" alt=\"Libye comme porte de la M\u00e9diterran\u00e9e\" class=\"wp-image-22992\"  \/>R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par Giuseppe Gagliano, Pr\u00e9sident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (C\u00f4me, Italie)\u00a0<\/p>\n<p>Ankara n\u2019occupe pas, elle organise<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Libye demeure l\u2019un des grands laboratoires de la nouvelle g\u00e9opolitique m\u00e9diterran\u00e9enne. Elle n\u2019est plus seulement un pays divis\u00e9 entre Tripoli et Tobrouk, entre milices, rentes p\u00e9troli\u00e8res et protecteurs \u00e9trangers. Elle est devenue un espace o\u00f9 se mesure la capacit\u00e9 des puissances r\u00e9gionales \u00e0 transformer le chaos en influence.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce cadre, la Turquie avance avec une lucidit\u00e9 que beaucoup d\u2019observateurs europ\u00e9ens ont sous-estim\u00e9e. Ankara ne cherche pas simplement \u00e0 occuper la Tripolitaine ou \u00e0 la transformer en protectorat. Son objectif est plus ambitieux : utiliser la Libye comme levier maritime, militaire, \u00e9nerg\u00e9tique et diplomatique pour consolider sa projection en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La man\u0153uvre d\u00e9cisive reste l\u2019accord sur les juridictions maritimes sign\u00e9 en novembre 2019 avec le gouvernement de Tripoli. Cet accord a donn\u00e9 \u00e0 la doctrine de la \u00ab Patrie bleue \u00bb une base g\u00e9opolitique concr\u00e8te : relier id\u00e9alement la c\u00f4te anatolienne \u00e0 la c\u00f4te libyenne, redessiner les \u00e9quilibres de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale et d\u00e9fier l\u2019axe form\u00e9 par la Gr\u00e8ce, Chypre du Sud, Isra\u00ebl et l\u2019\u00c9gypte.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que se trouve le probl\u00e8me. La c\u00f4te libyenne la plus importante pour Ankara est la c\u00f4te orientale, c\u2019est-\u00e0-dire celle qui se trouve sous influence cyr\u00e9na\u00efque, o\u00f9 p\u00e8se le pouvoir du g\u00e9n\u00e9ral Haftar. C\u2019est pourquoi la Turquie a compris qu\u2019il ne lui suffisait pas de contr\u00f4ler Tripoli. Elle doit rendre l\u2019accord de 2019 acceptable aussi pour Tobrouk, ou du moins pour une Libye formellement r\u00e9unifi\u00e9e.<\/p>\n<p>Le budget unifi\u00e9 comme arme politique<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019adoption d\u2019un cadre de d\u00e9penses unifi\u00e9 par la Banque centrale libyenne, en avril 2026, ne signifie pas encore une r\u00e9unification politique. Les gouvernements rivaux restent en place, les cha\u00eenes de commandement militaire ne sont pas fusionn\u00e9es, Haftar continue de contr\u00f4ler la Cyr\u00e9na\u00efque et une partie d\u00e9cisive des infrastructures p\u00e9troli\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, le fait est politique avant d\u2019\u00eatre comptable. Si les salaires, les subventions, les fonds publics et les recettes p\u00e9troli\u00e8res commencent \u00e0 \u00eatre administr\u00e9s selon des crit\u00e8res communs, alors la division libyenne ne dispara\u00eet pas, mais elle entre dans une nouvelle phase.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour Ankara, c\u2019est un succ\u00e8s consid\u00e9rable. Une Libye fiscalement coordonn\u00e9e peut devenir, avec le temps, une Libye suffisamment unitaire pour donner une couverture \u00e0 l\u2019accord maritime de 2019. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019obtenir une fusion parfaite. Il suffit d\u2019une structure centrale suffisamment reconnue pour pouvoir parler aussi au nom de la Cyr\u00e9na\u00efque.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ici que la Turquie montre qu\u2019elle sait jouer une partie longue. Elle ne force pas seulement le terrain militaire. Elle construit patiemment les conditions politiques et juridiques capables de rendre sa pr\u00e9sence irr\u00e9versible.<\/p>\n<p>La dimension militaire : une arm\u00e9e libyenne sous influence turque<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La participation de militaires tripolitains et cyr\u00e9na\u00efques aux exercices dirig\u00e9s par la Turquie constitue un passage tr\u00e8s important. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un simple entra\u00eenement protocolaire. Les activit\u00e9s ont concern\u00e9 des op\u00e9rations amphibies, les forces sp\u00e9ciales, la coordination entre aviation et troupes au sol, ainsi que la guerre \u00e9lectronique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autrement dit, Ankara ne se limite pas \u00e0 vendre des armes ou \u00e0 maintenir des conseillers militaires. Elle fa\u00e7onne des doctrines, des proc\u00e9dures et des habitudes op\u00e9rationnelles.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus important est la pr\u00e9sence de militaires li\u00e9s \u00e0 la Cyr\u00e9na\u00efque. La Turquie, qui avait sauv\u00e9 Tripoli de l\u2019offensive de Haftar, se pr\u00e9sente d\u00e9sormais comme un acteur capable de parler aussi avec le camp adverse. C\u2019est un saut qualitatif. Cela signifie qu\u2019Ankara ne veut pas rester prisonni\u00e8re de la seule Tripolitaine. Elle veut devenir le r\u00e9gulateur militaire d\u2019une Libye qui, tout en restant fragile, pourrait \u00eatre recompos\u00e9e selon un \u00e9quilibre fonctionnel.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan strat\u00e9gique, cela permet \u00e0 la Turquie de rester indispensable m\u00eame lorsque les \u00c9tats-Unis reviennent dans le jeu. Les exercices am\u00e9ricains avec des unit\u00e9s des deux factions libyennes r\u00e9duisent le monopole turc sur la formation militaire, mais ils renforcent en m\u00eame temps le processus souhait\u00e9 par Ankara : une r\u00e9unification contr\u00f4l\u00e9e, dans laquelle personne ne pourra se passer de son exp\u00e9rience militaire et de son r\u00e9seau de relations locales.<\/p>\n<p>Les \u00c9tats-Unis b\u00e9nissent, la Turquie r\u00e9colte<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Washington revient en Libye non par amour de la stabilit\u00e9 libyenne, mais parce qu\u2019elle ne peut laisser le terrain ni \u00e0 la Russie ni \u00e0 un d\u00e9sordre incontr\u00f4lable aux portes de l\u2019Europe. Toutefois, les \u00c9tats-Unis ne disposent plus de la capacit\u00e9 politique n\u00e9cessaire pour imposer seuls un ordre r\u00e9gional. Ils ont besoin de m\u00e9diateurs forts, pr\u00e9sents sur le terrain, capables de parler avec tous.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Turquie est exactement cela : un alli\u00e9 atlantique, un interlocuteur de la Russie, une puissance musulmane, un acteur militaire d\u00e9j\u00e0 enracin\u00e9 en Tripolitaine et de plus en plus pr\u00e9sent dans les canaux cyr\u00e9na\u00efques.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La couverture atlantique accord\u00e9e aux initiatives turques est donc l\u2019un des effets les plus importants de cette nouvelle phase. Ankara peut se pr\u00e9senter comme une force de limitation de l\u2019influence russe, sans rompre v\u00e9ritablement avec Moscou. Comme souvent, Erdo\u011fan n\u2019expulse pas le rival : il lui laisse un espace limit\u00e9, \u00e0 condition qu\u2019il ne remette pas en cause le dessin principal. C\u2019est une diplomatie dure, souple, imp\u00e9riale dans la m\u00e9thode et pragmatique dans les instruments.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-inquietude-de-litalie-face-a-lexpansion-russe-en-libye\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 Inqui\u00e9tude de l\u2019Italie face \u00e0 l\u2019expansion russe en Libye<\/a><\/p>\n<p>L\u2019Italie entre occasion et subordination<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l\u2019Italie, la partie libyenne demeure vitale. Migrations, \u00e9nergie, s\u00e9curit\u00e9 de la M\u00e9diterran\u00e9e centrale, r\u00f4le de l\u2019Eni, infrastructures et relations avec Tripoli et Tobrouk sont autant de dossiers qui touchent directement l\u2019int\u00e9r\u00eat national. Mais le probl\u00e8me est que Rome risque encore une fois d\u2019entrer dans la partie davantage comme accompagnatrice que comme actrice principale.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le format entre Italie, Libye, Turquie et Qatar sur les migrations montre bien la transformation en cours. Ankara entre dans un dossier qui, pendant des ann\u00e9es, avait \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme presque exclusivement italien et europ\u00e9en. Cela signifie que la Turquie peut influencer non seulement les \u00e9quilibres militaires libyens, mais aussi la r\u00e9gulation des flux vers la p\u00e9ninsule italienne.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un pouvoir consid\u00e9rable, car celui qui contr\u00f4le le levier migratoire contr\u00f4le aussi une partie de la pression politique exerc\u00e9e sur l\u2019Italie.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il existe toutefois des espaces de coop\u00e9ration. L\u2019entente entre Leonardo et Baykar, l\u2019acquisition de Piaggio Aerospace par les Turcs, la vente de drones \u00e0 la marine italienne, les accords \u00e9nerg\u00e9tiques entre Edison et Bota\u015f, l\u2019accord entre Eni et Bota\u015f sur le gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9, le projet de c\u00e2ble sous-marin entre Izmir et Milan : tous ces \u00e9l\u00e9ments indiquent une convergence industrielle et \u00e9nerg\u00e9tique croissante.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vraie question est de savoir si l\u2019Italie utilisera ces relations pour augmenter son poids ou si elle finira par l\u00e9gitimer, sans contreparties suffisantes, la centralit\u00e9 turque en M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019\u00c9gypte, v\u00e9ritable arbitre de la partie<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cl\u00e9 de la partie reste cependant Le Caire. L\u2019\u00c9gypte partage une longue fronti\u00e8re terrestre avec la Libye, exerce une influence sur Haftar et peut d\u00e9terminer l\u2019attitude de la Cyr\u00e9na\u00efque. Si l\u2019\u00c9gypte devait tol\u00e9rer, ou m\u00eame reconna\u00eetre politiquement, l\u2019accord maritime turco-libyen de 2019, tout l\u2019\u00e9quilibre de la M\u00e9diterran\u00e9e orientale changerait.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce serait un tournant majeur, car cela mettrait en question les accords maritimes que l\u2019\u00c9gypte a d\u00e9j\u00e0 conclus avec la Gr\u00e8ce et Chypre du Sud. La doctrine de la \u00ab Patrie bleue \u00bb en sortirait renforc\u00e9e, tandis que le bloc construit pour contenir Ankara subirait une fissure strat\u00e9gique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce n\u2019est pas un hasard si la r\u00e9conciliation entre Erdo\u011fan et al-Sissi est l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements les plus importants des derni\u00e8res ann\u00e9es. Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode de gel diplomatique, la Turquie et l\u2019\u00c9gypte coop\u00e8rent d\u00e9sormais sur Gaza, la Somalie, le Soudan, le Y\u00e9men et la s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9gionale. M\u00eame la coop\u00e9ration militaire, notamment dans le secteur des drones, montre que la rivalit\u00e9 id\u00e9ologique du pass\u00e9 a \u00e9t\u00e9 subordonn\u00e9e \u00e0 la logique des int\u00e9r\u00eats.<\/p>\n<p>Sc\u00e9narios \u00e9conomiques et g\u00e9o\u00e9conomiques<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan \u00e9conomique, la Libye reste un coffre-fort potentiel : p\u00e9trole, gaz, infrastructures \u00e0 reconstruire, contrats publics, ports, r\u00e9seaux \u00e9lectriques, routes, chemins de fer, t\u00e9l\u00e9communications. Une stabilisation, m\u00eame partielle, ouvrirait d\u2019immenses espaces aux entreprises turques, italiennes, \u00e9gyptiennes et du Golfe.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais le contr\u00f4le des rentes p\u00e9troli\u00e8res restera le v\u00e9ritable n\u0153ud. Si la distribution des revenus demeure opaque, la r\u00e9unification fiscale pourra se transformer en nouvelle comp\u00e9tition arm\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour Ankara, la Libye n\u2019est pas seulement une affaire d\u2019\u00e9nergie. Elle est profondeur maritime, porte africaine, corridor commercial, plateforme militaire et instrument de n\u00e9gociation face \u00e0 l\u2019Europe. Pour l\u2019Italie, elle est au contraire une question de s\u00e9curit\u00e9 nationale. Une Libye contr\u00f4l\u00e9e par d\u2019autres signifie moins d\u2019autonomie \u00e9nerg\u00e9tique, moins de capacit\u00e9 de gestion migratoire et moins d\u2019influence dans la M\u00e9diterran\u00e9e centrale.<\/p>\n<p>La M\u00e9diterran\u00e9e change-t-elle de ma\u00eetre ?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La partie libyenne d\u00e9montre que la Turquie poss\u00e8de une qualit\u00e9 devenue rare : elle sait ce qu\u2019elle veut. Elle veut une Libye suffisamment unie pour l\u00e9gitimer sa projection maritime, suffisamment fragile pour ne pas \u00e9chapper \u00e0 son influence, suffisamment inclusive pour obtenir le consentement des \u00c9tats-Unis, de l\u2019\u00c9gypte et de l\u2019Italie.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un \u00e9quilibre difficile, mais non impossible.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Europe, comme souvent, observe. L\u2019Italie, plus expos\u00e9e que les autres, doit d\u00e9cider si elle veut rester spectatrice privil\u00e9gi\u00e9e ou redevenir une puissance m\u00e9diterran\u00e9enne. Car la Libye n\u2019est pas une crise lointaine. Elle est notre arri\u00e8re-cour strat\u00e9gique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et celui qui, aujourd\u2019hui, resserre ses filets \u00e0 Tripoli, Tobrouk et au Caire pourra demain peser sur une grande partie de la s\u00e9curit\u00e9, de l\u2019\u00e9nergie et des flux qui arrivent sur les c\u00f4tes italiennes.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-macron-haftar-geopolitique-lybie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013\u00a0Macron re\u00e7oit Haftar \u00e0 Paris : Analyse d\u2019une rencontre entre g\u00e9opolitique et int\u00e9r\u00eats<\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">#Libye, #Turquie, #Mediterranee, #Geopolitique, #Ankara, #Tripoli, #Tobrouk, #Cyrenaique, #Erdogan, #Haftar, #PatrieBleue, #MaviVatan, #MediterraneeOrientale, #AccordMaritime, #StrategieTurque, #InfluenceTurque, #SecuriteMediterraneenne, #Energie, #Gaz, #Petrole, #Migrations, #Italie, #Egypte, #EtatsUnis, #Russie, #OTAN, #UnionEuropeenne, #Eni, #Baykar, #DronesMilitaires, #Defense, #Diplomatie, #AfriqueDuNord, #MoyenOrient, #PuissanceRegionale, #RoutesMaritimes, #GuerreElectronique, #ReunificationLibyenne, #AnalyseGeopolitique, #RelationsInternationales<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f \u00c9couter \ud83d\udd0a Stop lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 15\/06\/2026 R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":130568,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[121],"tags":[4494,125,69],"class_list":["post-130567","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-libye","tag-decryptage","tag-libye","tag-union-europeenne"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116752747519403437","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130567","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=130567"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130567\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/130568"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=130567"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=130567"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=130567"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}