{"id":132037,"date":"2026-06-16T16:14:21","date_gmt":"2026-06-16T16:14:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/132037\/"},"modified":"2026-06-16T16:14:21","modified_gmt":"2026-06-16T16:14:21","slug":"afrique-du-sud-askmandla-structure-lemploi-domestique-via-whatsapp","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/132037\/","title":{"rendered":"Afrique du Sud\u00a0: AskMandla structure l\u2019emploi domestique via WhatsApp"},"content":{"rendered":"<p>En Afrique du Sud, o\u00f9 pr\u00e8s de 80 % de l\u2019emploi domestique reste informel, la startup AskMandla apporte une solution digitale pour structurer le secteur. Lanc\u00e9e le 1er mai 2025, elle permet aux m\u00e9nages employeurs de g\u00e9rer contrats, fiches de paie, d\u00e9clarations administratives et suivi salarial directement depuis l\u2019application. La plateforme souhaite int\u00e9grer 1,6 million d\u2019employ\u00e9s domestiques et leurs patrons dans l\u2019\u00e9conomie formelle.<\/p>\n<p>L\u2019Afrique du Sud compte actuellement environ 1,6 million de travailleurs domestiques, dont 80 % \u00e9voluent dans l\u2019informel. Ce qui signifie qu\u2019ils n\u2019ont pas acc\u00e8s \u00e0 un contrat \u00e9crit, \u00e0 un bulletin de paie et \u00e0 une couverture sociale. Pour les employeurs \u00e0 domicile anim\u00e9s de bonne foi, il est imp\u00e9ratif de r\u00e9gler le probl\u00e8me. Mais ce n\u2019est pas facile pour eux car il leur faut g\u00e9rer les d\u00e9marches administratives, qui exigent des connaissances juridiques que la plupart ne poss\u00e8dent pas. Par ailleurs, les services de comptabilit\u00e9 ou de ressources humaines sont on\u00e9reux. En d\u00e9pit de ces obstacles, les m\u00e9nages doivent se conformer aux r\u00e8gles pour \u00e9viter les sanctions des inspecteurs du travail.<\/p>\n<p>La mise en conformit\u00e9 l\u00e9gale aussi simple qu\u2019un \u00e9change de messages \u00e9lectroniques<\/p>\n<p>AskMandla, une start-up sud-africaine de solutions num\u00e9riques, leur vient en aide. Lanc\u00e9e le 1er mai 2025, \u00e0 l\u2019occasion de la f\u00eate du travail, elle propose de rendre la mise en conformit\u00e9 l\u00e9gale aussi simple qu\u2019un \u00e9change de messages \u00e9lectroniques. L\u2019entreprise permet aux m\u00e9nages employeurs de g\u00e9rer contrats, fiches de paie, d\u00e9clarations administratives et suivi salarial directement depuis l\u2019application.<\/p>\n<p>Cette appli s\u2019inspire de Shesha-LawZA, une plateforme de droit du travail domestique qui fournissait aux employeurs et aux travailleurs des contrats et des conseils juridiques via une application mobile. Si son cadre juridique \u00e9tait bon, cette organisation manquait largement sa cible : les travailleurs domestiques ne se rendent pas sur les plateformes web standards.<\/p>\n<p>AskMandla s\u2019appuie sur WhatsApp, une appli populaire en Afrique du Sud<\/p>\n<p>\u00ab Les travailleurs domestiques ne passent pas leur temps devant un bureau. Ils vivent sur WhatsApp \u00bb, explique Ean Barnard, responsable de la croissance chez AskMandla. L\u2019entreprise a donc eu l\u2019id\u00e9e de passer par l\u2019appli de Meta, tr\u00e8s populaire chez les Sud-africains, m\u00eame chez ceux qui n\u2019y connaissent rien au digital.<\/p>\n<p>Pour faciliter la t\u00e2che aux employeurs et travailleurs, AskMandla s\u2019appuie sur un mod\u00e8le \u00ab WhatsApp-first \u00bb, jug\u00e9 plus adapt\u00e9 aux usages locaux que les applications classiques. Cet outil d\u2019administration bas\u00e9 sur le num\u00e9ro ne n\u00e9cessite aucune manipulation suppl\u00e9mentaire, un choix strat\u00e9gique dans un march\u00e9 o\u00f9 WhatsApp constitue souvent le principal point d\u2019acc\u00e8s aux services num\u00e9riques.<\/p>\n<p>Des d\u00e9marches de conformit\u00e9 r\u00e9alisables en moins de deux minutes<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 WhatsApp et \u00e0 Mandla, son assistant IA, AskMandla permet aux employeurs de r\u00e9aliser des t\u00e2ches fastidieuses en moins de deux minutes. Comme la g\u00e9n\u00e9ration automatique de contrats d\u2019emploi, l\u2019inscription \u00e0 l\u2019UIF (Unemployment Insurance Fund), la r\u00e9alisation de bulletins de salaire mensuels et la gestion des t\u00e2ches administratives. Pour ce qui concerne les employ\u00e9s, ils re\u00e7oivent des bulletins de salaire officiels et un historique d\u2019emploi document\u00e9. Plus encore, ils peuvent avoir acc\u00e8s \u00e0 une partie de leur salaire \u00e0 l\u2019avance (Earned Wage Access). Une solution adapt\u00e9e aux r\u00e9alit\u00e9s locales.<\/p>\n<p>AskMandla ne pr\u00e9voit pas de s\u2019\u00e9tablir sur d\u2019autres march\u00e9s africains pour le moment<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la gestion des ressources humaines, AskMandla cherche \u00e0 formaliser un secteur repr\u00e9sentant pr\u00e8s de 107 milliards de rands (6,5 milliards de dollars) de salaires par an. En un an d\u2019existence, la start-up dit avoir trait\u00e9 plus de 5 millions de rands (300\u00a0000 dollars am\u00e9ricains) de salaires d\u2019employ\u00e9s de maison et a \u00e9mis pr\u00e8s de 1\u00a0000 bulletins de paie.<\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Stellenbosch, elle compte pour l\u2019heure ses abonn\u00e9s dans les banlieues de Johannesburg, du Cap et de Durban. C\u2019est l\u00e0 que la densit\u00e9 d\u2019emplois nationaux est la plus forte. Pour le moment, AskMandla n\u2019a pas pr\u00e9vu de se d\u00e9ployer ailleurs sur le continent africain car il faudra beaucoup de temps pour s\u2019aligner sur le cadre juridique de chaque code du travail. \u00ab\u00a0Nous sommes pr\u00eats \u00e0 le faire avec le bon partenaire, dans le bon pays et au bon moment. Ce n\u2019est pas pr\u00e9vu cette ann\u00e9e.\u00a0\u00bb, souligne Ean Barnard.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En Afrique du Sud, o\u00f9 pr\u00e8s de 80 % de l\u2019emploi domestique reste informel, la startup AskMandla apporte&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":132038,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[123],"tags":[140,43832,43833,11737,664,43834],"class_list":["post-132037","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique-du-sud","tag-afrique-du-sud","tag-emploi-domestique","tag-femmes-de-menage","tag-finances","tag-fintech","tag-travailleurs-domestiques"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116760678407966896","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132037","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=132037"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132037\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/132038"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=132037"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=132037"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=132037"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}