{"id":135478,"date":"2026-06-20T05:40:12","date_gmt":"2026-06-20T05:40:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/135478\/"},"modified":"2026-06-20T05:40:12","modified_gmt":"2026-06-20T05:40:12","slug":"lalgerie-officiellement-retiree-de-la-liste-grise-du-gafi-africtelegraph","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/135478\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Alg\u00e9rie officiellement retir\u00e9e de la liste grise du GAFI &#8211; Africtelegraph"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019Alg\u00e9rie n\u2019appara\u00eet plus sur la liste grise du Groupe d\u2019action financi\u00e8re (GAFI), l\u2019institution intergouvernementale qui pilote la r\u00e9gulation mondiale contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La d\u00e9cision, annonc\u00e9e \u00e0 l\u2019issue de la derni\u00e8re pl\u00e9ni\u00e8re de l\u2019organisme, sanctionne un cycle de r\u00e9formes financi\u00e8res et juridiques men\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es par les autorit\u00e9s alg\u00e9riennes. Pour Alger, ce retrait constitue bien plus qu\u2019un succ\u00e8s technique : il referme un dossier diplomatique sensible, ouvert depuis l\u2019inscription du pays sur cette liste de surveillance renforc\u00e9e.<\/p>\n<p>Un classement aux cons\u00e9quences \u00e9conomiques tangibles<\/p>\n<p>La liste grise du GAFI regroupe les juridictions soumises \u00e0 une vigilance accrue en raison de d\u00e9faillances identifi\u00e9es dans leurs dispositifs anti-blanchiment. L\u2019inscription ne d\u00e9clenche pas de sanctions automatiques, contrairement \u00e0 la liste noire, mais elle p\u00e8se lourdement sur la r\u00e9putation financi\u00e8re d\u2019un \u00c9tat. Les banques internationales appliquent alors des proc\u00e9dures de conformit\u00e9 plus strictes \u00e0 l\u2019\u00e9gard des flux entrants et sortants, ce qui se traduit par des d\u00e9lais allong\u00e9s, des co\u00fbts de transaction plus \u00e9lev\u00e9s et, parfois, par la rupture de relations de correspondance bancaire.<\/p>\n<p>Pour une \u00e9conomie comme celle de l\u2019Alg\u00e9rie, fortement adoss\u00e9e aux exportations d\u2019hydrocarbures et engag\u00e9e dans une strat\u00e9gie de diversification, ces frictions n\u2019\u00e9taient pas neutres. Les op\u00e9rateurs priv\u00e9s, en particulier les entreprises exportatrices et les filiales de groupes \u00e9trangers, subissaient un surco\u00fbt de conformit\u00e9 difficile \u00e0 mesurer mais bien r\u00e9el. Le retrait de la liste grise all\u00e8ge m\u00e9caniquement cette pression et envoie un signal positif aux bailleurs multilat\u00e9raux comme aux investisseurs directs.<\/p>\n<p>Les r\u00e9formes qui ont convaincu le GAFI<\/p>\n<p>Pour obtenir sa radiation, l\u2019Alg\u00e9rie a d\u00fb d\u00e9montrer la mise en \u0153uvre effective d\u2019un plan d\u2019action n\u00e9goci\u00e9 avec les experts du GAFI. Cela implique g\u00e9n\u00e9ralement le renforcement du cadre l\u00e9gal de lutte contre le blanchiment, la mont\u00e9e en puissance de la cellule de renseignement financier, l\u2019am\u00e9lioration de la coop\u00e9ration judiciaire internationale et la tra\u00e7abilit\u00e9 des b\u00e9n\u00e9ficiaires effectifs des soci\u00e9t\u00e9s. La supervision du secteur bancaire et celle des professions non financi\u00e8res expos\u00e9es, comme les notaires ou les agents immobiliers, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pass\u00e9es au crible.<\/p>\n<p>L\u2019institution \u00e9value moins l\u2019existence de textes que leur application concr\u00e8te. Statistiques de poursuites, gels d\u2019avoirs, sanctions effectives, formation des magistrats et des superviseurs : la grille de lecture est exigeante. Le fait que l\u2019Alg\u00e9rie ait franchi l\u2019ensemble de ces \u00e9tapes traduit un investissement institutionnel soutenu, men\u00e9 en lien avec les groupes r\u00e9gionaux affili\u00e9s au GAFI dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord.<\/p>\n<p>Un signal pour les partenaires financiers et diplomatiques<\/p>\n<p>Le calendrier de cette sortie rev\u00eat une port\u00e9e strat\u00e9gique. Alger cherche \u00e0 attirer davantage de capitaux \u00e9trangers hors hydrocarbures, en particulier dans les secteurs industriel, minier et num\u00e9rique. Plusieurs textes adopt\u00e9s r\u00e9cemment, dont une loi sur l\u2019investissement r\u00e9vis\u00e9e, visent \u00e0 fluidifier l\u2019accueil des op\u00e9rateurs internationaux. La cr\u00e9dibilit\u00e9 retrouv\u00e9e aupr\u00e8s du GAFI s\u2019ajoute \u00e0 cet arsenal et facilite le dialogue avec les institutions financi\u00e8res internationales, \u00e0 commencer par le Fonds mon\u00e9taire international et la Banque mondiale.<\/p>\n<p>Le timing intervient \u00e9galement alors que le pays multiplie les ouvertures diplomatiques en direction de l\u2019Afrique subsaharienne, de l\u2019Europe du Sud et des partenaires du Golfe. La conformit\u00e9 aux standards du GAFI constitue, pour la plupart de ces interlocuteurs, un pr\u00e9alable implicite \u00e0 toute coop\u00e9ration bancaire et \u00e0 tout co-investissement de grande ampleur. La sortie de la liste grise l\u00e8ve un obstacle qui aurait pu freiner certaines op\u00e9rations transfrontali\u00e8res, notamment dans le financement de projets d\u2019infrastructure.<\/p>\n<p>Reste que le retrait n\u2019a rien d\u2019irr\u00e9versible. Le GAFI continue de suivre les juridictions ayant quitt\u00e9 sa liste \u00e0 travers ses m\u00e9canismes ordinaires d\u2019\u00e9valuation mutuelle. Tout rel\u00e2chement dans l\u2019application des r\u00e8gles, tout recul l\u00e9gislatif ou toute d\u00e9faillance op\u00e9rationnelle pourrait conduire \u00e0 un r\u00e9examen. Pour les autorit\u00e9s alg\u00e9riennes, l\u2019enjeu est d\u00e9sormais d\u2019inscrire cette discipline dans la dur\u00e9e et d\u2019en faire un argument structurel de la strat\u00e9gie d\u2019attractivit\u00e9 du pays. <a href=\"https:\/\/news.google.com\/rss\/articles\/CBMilgFBVV95cUxOdkM3dmIzTnNMTmZoU3ZuTUluTDYxcENidzhBRGNLZ3Bta3dlY254clY4VEMxQzJQeVh3dHZLOTl2SnlIMWVnM0phTXNIRmNES2taTDF5ck5PeHI0anVqVkZiNlp2ZFJlSHJmeFBHdHhpaFQ2aE1DOG5NOGJjNmY4Uk5md1MzclAyWjVlZzV4RUxqcVdJQ3c?oc=5\" rel=\"noopener external nofollow\" target=\"_blank\">Selon El Watan<\/a>, la radiation est d\u00e9sormais d\u00e9finitive.<\/p>\n<p>Pour aller plus loin<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/africtelegraph.com\/blog\/senegal-un-banquier-nomme-pour-piloter-la-dette-publique\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">S\u00e9n\u00e9gal : un banquier nomm\u00e9 pour piloter la dette publique<\/a> \u00b7 <a href=\"https:\/\/africtelegraph.com\/blog\/le-burkina-faso-prepare-un-sukuk-de-75-milliards-fcfa-sur-neuf-ans\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Le Burkina Faso pr\u00e9pare un sukuk de 75 milliards FCFA sur neuf ans<\/a> \u00b7 <a href=\"https:\/\/africtelegraph.com\/blog\/nigeria-abuja-durcit-la-regulation-des-fintechs-et-des-paiements\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Nigeria : Abuja durcit la r\u00e9gulation des fintechs et des paiements<\/a><\/p>\n<p>J\u2019aime \u00e7a\u00a0:<\/p>\n<p>J\u2019aime chargement\u2026<\/p>\n<p><a class=\"sd-link-color\"\/><\/p>\n<p>\n\tSimilaire<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019Alg\u00e9rie n\u2019appara\u00eet plus sur la liste grise du Groupe d\u2019action financi\u00e8re (GAFI), l\u2019institution intergouvernementale qui pilote la r\u00e9gulation&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":135479,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[85],"tags":[2398,116,16748,44672,443,633,38556,44673],"class_list":["post-135478","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-algerie","tag-alger","tag-algerie","tag-blanchiment","tag-conformite-bancaire","tag-finance","tag-gafi","tag-liste-grise","tag-lutte-anti-blanchiment"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116780834984940026","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135478","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=135478"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135478\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/135479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=135478"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=135478"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=135478"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}