{"id":138362,"date":"2026-06-23T11:34:11","date_gmt":"2026-06-23T11:34:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/138362\/"},"modified":"2026-06-23T11:34:11","modified_gmt":"2026-06-23T11:34:11","slug":"textile-le-maroc-est-il-en-train-de-rater-le-train-espagnol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/138362\/","title":{"rendered":"Textile : le Maroc est-il en train de rater le train espagnol ?"},"content":{"rendered":"<p>Les r\u00e9centes donn\u00e9es Eurostat Comext sur le premier trimestre 2026 montrent un march\u00e9 europ\u00e9en de l\u2019habillement en repli, mais surtout deux strat\u00e9gies d\u2019approvisionnement qui s\u2019opposent. Madrid rapatrie ses achats en M\u00e9diterran\u00e9e ; la France les r\u00e9duit partout. Pour le Maroc, l\u2019\u00e9quation devient p\u00e9rilleuse : en perte de vitesse sur l\u2019Espagne comme sur l\u2019Hexagone, il voit la Turquie et l\u2019\u00c9gypte lui ravir la dynamique du circuit court. Zoom sur ces donn\u00e9es Eurostat qui agissent comme un r\u00e9v\u00e9lateur de faiblesses structurelles.<\/p>\n<p>L\u2019Espagne et la France ont rarement \u00e9t\u00e9 autant aux antipodes de la boussole textile qu\u2019en ce premier trimestre 2026. Tandis que Madrid renforce ses approvisionnements m\u00e9diterran\u00e9ens de 5,4%, Paris les plonge de 19,8%. Entre les deux, le Maroc vacille. +24,1% pour la Turquie sur l\u2019Espagne, -23,3% pour le Maroc sur la France. Ces deux chiffres, extraits des derni\u00e8res donn\u00e9es Eurostat, r\u00e9sument \u00e0 eux seuls le grand chamboulement qui traverse la fili\u00e8re habillement euro-m\u00e9diterran\u00e9enne. Ils placent le Maroc face \u00e0 un choix strat\u00e9gique qu\u2019il ne peut plus diff\u00e9rer.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce contexte que l\u2019analyse des donn\u00e9es relatives aux produits des chapitres SH61 et SH62 (v\u00eatements et accessoires), r\u00e9cemment publi\u00e9es par Eurostat Comext, base de donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence d\u2019Eurostat sur le commerce international de biens (marchandises) pour l\u2019Union europ\u00e9enne, met en lumi\u00e8re un ph\u00e9nom\u00e8ne rarement observ\u00e9 avec une telle nettet\u00e9 : au premier trimestre 2026, l\u2019Espagne et la France, deux march\u00e9s majeurs de l\u2019habillement europ\u00e9en, empruntent des trajectoires radicalement oppos\u00e9es vis-\u00e0-vis de leurs fournisseurs m\u00e9diterran\u00e9ens. Et pour le Maroc, les chiffres ont valeur de signal d\u2019alarme.<\/p>\n<p>Zoom sur ce qu\u2019il faut en retenir pour le Maroc. Le premier constat que nous faisons est que l\u2019Espagne et la France ont deux strat\u00e9gies d\u2019importation qui n\u2019ont plus rien en commun. Le march\u00e9 global de l\u2019UE-27 se contracte nettement. Les neuf principaux fournisseurs suivis (Chine, Bangladesh, Vietnam, Inde, Cambodge pour l\u2019Asie ; Turquie, Maroc, Tunisie, \u00c9gypte pour l\u2019Euromed) perdent 12,7% de valeur, passant de 19,6 \u00e0 17,1 milliards d\u2019euros. L\u2019Asie recule de 12,3%, l\u2019Euromed de 14,5%. Mais cette moyenne agr\u00e9g\u00e9e cache une divergence b\u00e9ante entre les deux premi\u00e8res \u00e9conomies de l\u2019habillement de la zone.<\/p>\n<p>L\u2019Espagne affiche une stabilit\u00e9 quasi parfaite avec un repli limit\u00e9 \u00e0 -0,8% de ses importations totales depuis ces neuf pays. Derri\u00e8re ce chiffre se joue pourtant une recomposition structurelle : les approvisionnements venant de la zone Euromed bondissent de 5,4%, tandis que ceux d\u2019Asie reculent de 2,5%. Comme le souligne Redouane Lachgar, consultant en strat\u00e9gie industrielle, \u00abl\u2019Espagne est le seul des deux march\u00e9s o\u00f9 le rapprochement progresse pendant que la demande venant d\u2019Asie recule\u00bb. On assiste \u00e0 un transfert tangible de volumes vers les fournisseurs m\u00e9diterran\u00e9ens.<\/p>\n<p>La France raconte une histoire radicalement diff\u00e9rente. Ses importations totales s\u2019effondrent de 12,5%. Et, contrairement \u00e0 l\u2019Espagne, ce recul ne s\u2019accompagne d\u2019aucun report vers les pays de proximit\u00e9 : l\u2019Euromed plonge de 19,8% sur le march\u00e9 fran\u00e7ais, soit un repli deux fois plus s\u00e9v\u00e8re que celui de l\u2019Asie (-10,3%). L\u00e0 o\u00f9 l\u2019Espagne renforce ses liens avec le bassin m\u00e9diterran\u00e9en, la France contracte ses achats toutes origines confondues, sans logique de substitution.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 fran\u00e7ais appara\u00eet en panne de dynamique d\u2019approvisionnement, subissant le ralentissement de la demande sans le compenser par un quelconque r\u00e9\u00e9quilibrage g\u00e9ographique. Les donn\u00e9es d\u00e9taillent ce constat. Dans les achats espagnols, la Turquie explose \u00e0 +24,1% (de 305 \u00e0 378 millions d\u2019euros), l\u2019\u00c9gypte progresse de 8%, la Tunisie de 9,7%. Seul le Maroc d\u00e9croche de 10%. C\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, tous les fournisseurs Euromed chutent : Turquie -23,9%, Maroc -23,3%, Tunisie -13,3%, \u00c9gypte -16,1%. Aucune exception. La France r\u00e9duit ses commandes partout, sans privil\u00e9gier personne.<\/p>\n<p>Le paradoxe du Maroc, fournisseur m\u00e9diterran\u00e9en en perte de vitesse<br \/>Le cas marocain m\u00e9rite une attention particuli\u00e8re tant il illustre les tensions \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans les cha\u00eenes d\u2019approvisionnement textiles. Sur le march\u00e9 espagnol, alors que l\u2019Euromed gagne 5,4% au total, le Maroc perd 10% en valeur, passant de 381 \u00e0 343 millions d\u2019euros. C\u2019est le seul pays du bloc m\u00e9diterran\u00e9en \u00e0 reculer sur ce march\u00e9. La Turquie, avec un bond de 24,1%, capte l\u2019essentiel de la dynamique. L\u2019\u00c9gypte et la Tunisie, bien que plus modestes en volume absolu, progressent \u00e9galement.<\/p>\n<p>Sur le march\u00e9 fran\u00e7ais, la situation est encore plus pr\u00e9occupante. Le Maroc enregistre une chute de 23,3%, de 139 \u00e0 107 millions d\u2019euros. Une baisse plus marqu\u00e9e que celle de la Tunisie (-13,3%) et comparable \u00e0 celle de la Turquie (-23,9%). Mais \u00e0 la diff\u00e9rence de la Turquie, le Maroc ne peut compenser par un gain spectaculaire ailleurs en Europe. Au niveau agr\u00e9g\u00e9 UE-27, le Royaume recule de 10,5%, soit 68 millions d\u2019euros de moins en un an (de 650 \u00e0 582 millions d\u2019euros). La Tunisie fait -10,8%, la Turquie -18,9%. Seule l\u2019\u00c9gypte tire son \u00e9pingle du jeu avec une croissance significative de 14,8%, \u00e0 203 millions d\u2019euros.<\/p>\n<p>L\u2019analyse de ces donn\u00e9es r\u00e9v\u00e8le un enseignement central : le nearshoring m\u00e9diterran\u00e9en n\u2019est pas un ph\u00e9nom\u00e8ne homog\u00e8ne ni automatique. L\u2019Espagne fait le pari du circuit court, mais, pour le Maroc, le compte n\u2019y est pas encore, peut-on r\u00e9sumer \u00e0 la lecture des chiffres espagnols. Le Royaume ne b\u00e9n\u00e9ficie pas pleinement de la relocalisation des achats europ\u00e9ens, car la comp\u00e9titivit\u00e9 turque, probablement dop\u00e9e par la d\u00e9pr\u00e9ciation de la livre et une r\u00e9activit\u00e9 industrielle hors pair, \u00e9crase les comparaisons. En Espagne, la Turquie d\u00e9passe d\u00e9sormais le Maroc en valeur, une inversion qui aurait \u00e9t\u00e9 impensable il y a encore quelques trimestres.<\/p>\n<p>En France, le probl\u00e8me est diff\u00e9rent. Ici, pas de transfert : c\u2019est l\u2019ensemble du march\u00e9 qui se r\u00e9tracte. Les acheteurs fran\u00e7ais r\u00e9duisent leurs stocks, leurs volumes, sans r\u00e9allouer vers d\u2019autres origines. Le Maroc, historiquement tr\u00e8s expos\u00e9 \u00e0 la distribution fran\u00e7aise milieu de gamme, subit de plein fouet cette onde de choc. Rappelons que selon les chiffres de l\u2019Office des changes sur les exportations marocaines en habillement pour l\u2019ann\u00e9e 2025, l\u2019Espagne repr\u00e9sente 65% des exportations, suivie de la France (16%). Autrement dit, le d\u00e9crochage espagnol de -10% p\u00e8se, en valeur absolue, bien plus lourd dans la balance commerciale marocaine que l\u2019effondrement fran\u00e7ais de -23,3%. La d\u00e9pendance \u00e0 la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique est telle que m\u00eame une \u00e9rosion mod\u00e9r\u00e9e y devient un p\u00e9ril national.<\/p>\n<p>Ce que cela change concr\u00e8tement<br \/>Des \u00e9volutions qui ne sont pas des abstractions statistiques. Elles modifient les conditions d\u2019activit\u00e9 de l\u2019ensemble de la fili\u00e8re habillement au Maroc, des confectionneurs aux fa\u00e7onniers, en passant par les transitaires et les services de contr\u00f4le qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour un atelier de confection implant\u00e9 dans la r\u00e9gion de Tanger et travaillant \u00e0 70% pour des donneurs d\u2019ordres fran\u00e7ais en sous-traitance, la chute de 23,3% des achats fran\u00e7ais en provenance du Maroc se traduit tr\u00e8s concr\u00e8tement par une baisse de commandes du m\u00eame ordre de grandeur. Si son client principal est une enseigne de milieu de gamme qui voit ses ventes reculer, l\u2019atelier peut perdre l\u2019\u00e9quivalent de deux lignes de production sur cinq. L\u2019alternative ne pourra pas venir uniquement de l\u2019Espagne, car, sur ce march\u00e9, il devra affronter un concurrent turc qui a gagn\u00e9 24,1% de parts en un an, avec des prix et des d\u00e9lais souvent plus agressifs. Pour esp\u00e9rer capter une partie de la dynamique espagnole, le confectionneur marocain devra proposer une offre diff\u00e9renci\u00e9e : d\u00e9lais ultra-courts, flexibilit\u00e9 sur les petites s\u00e9ries, design int\u00e9gr\u00e9, certifications environnementales que la Turquie ne met pas encore assez en avant.<\/p>\n<p>Prenons un autre cas. Un fournisseur marocain positionn\u00e9 sur la chemise habill\u00e9e pour homme \u00e0 destination du march\u00e9 espagnol. Ses volumes ont baiss\u00e9 de 10% selon les donn\u00e9es nationales. Mais cette moyenne masque sans doute une disparit\u00e9 : les produits d\u2019entr\u00e9e de gamme ont pu davantage souffrir que les articles techniques ou \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e. Notons que les acheteurs espagnols, en r\u00e9allouant leurs budgets vers la Turquie, recherchent probablement un rapport qualit\u00e9-prix-d\u00e9lai que le Maroc ne satisfait plus aussi bien qu\u2019auparavant.<\/p>\n<p>Ce fournisseur devra donc soit accepter une compression de ses marges, soit monter en gamme, par exemple en proposant des finitions plus sophistiqu\u00e9es ou en utilisant des mati\u00e8res recycl\u00e9es. Les associations professionnelles, comme l\u2019AMITH, gagneraient \u00e0 lire dans ces chiffres une alerte strat\u00e9gique. La perte de comp\u00e9titivit\u00e9 relative face \u00e0 la Turquie sur le march\u00e9 espagnol, combin\u00e9e \u00e0 la d\u00e9pendance excessive au march\u00e9 fran\u00e7ais en pleine d\u00e9prime, appelle une action collective urgente. Une mission commerciale cibl\u00e9e sur la p\u00e9ninsule ib\u00e9rique, adoss\u00e9e \u00e0 un argumentaire sur la stabilit\u00e9 logistique offerte par Tanger-Med et sur la conformit\u00e9 sociale et environnementale, pourrait aider des entreprises marocaines \u00e0 reconqu\u00e9rir le terrain perdu. Mais cela suppose de comprendre pourquoi le Maroc n\u2019a pas profit\u00e9 du nearshoring espagnol. Les donn\u00e9es disponibles ne permettent pas de trancher entre un probl\u00e8me de prix, de d\u00e9lais, de qualit\u00e9 per\u00e7ue ou simplement d\u2019inertie commerciale. Les s\u00e9ries temporelles devront \u00eatre scrut\u00e9es trimestre apr\u00e8s trimestre pour identifier si ce d\u00e9crochage est structurel ou conjoncturel.<\/p>\n<p>Pour les responsables gouvernementaux en charge de la strat\u00e9gie industrielle et du commerce ext\u00e9rieur, ces chiffres interrogent aussi l\u2019arsenal des accords euro-m\u00e9diterran\u00e9ens. Le Maroc b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un cumul d\u2019origine avantageux, mais la Turquie, en union douani\u00e8re avec l\u2019UE, n\u2019est pas soumise aux m\u00eames contraintes sur l\u2019origine des intrants textiles. Si le Royaume veut enrayer la progression turque sur son propre flanc m\u00e9diterran\u00e9en, il devra peut-\u00eatre n\u00e9gocier des flexibilit\u00e9s additionnelles sur les r\u00e8gles d\u2019origine, notamment pour les fibres synth\u00e9tiques, ou acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019int\u00e9gration verticale de sa fili\u00e8re.<\/p>\n<p>Enfin, une baisse de 10% sur un trimestre n\u2019est pas une tendance, mais si les donn\u00e9es des prochains trimestres confirment un d\u00e9placement durable des commandes espagnoles vers la Turquie et l\u2019\u00c9gypte, on pourra parler de basculement. La mod\u00e9lisation des flux sur huit ou douze trimestres permettra de dire si le Maroc est en train de sortir du radar des acheteurs espagnols, ou s\u2019il s\u2019agit d\u2019un simple d\u00e9calage de livraisons. Les industriels gagneraient \u00e0 exiger de leurs f\u00e9d\u00e9rations ce type d\u2019analyse pr\u00e9dictive pour ne pas piloter \u00e0 vue.<\/p>\n<p>Message d\u2019ensemble sans concession<\/p>\n<p>Les chiffres d\u2019Eurostat Comext nous apprennent que le nearshoring est un processus r\u00e9el mais s\u00e9lectif. Il profite \u00e0 ceux qui peuvent aligner prix, r\u00e9activit\u00e9 et volume. La Turquie coche aujourd\u2019hui toutes ces cases sur l\u2019Espagne et l\u2019\u00c9gypte \u00e9merge comme un outsider cr\u00e9dible \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne. Le Maroc, malgr\u00e9 sa proximit\u00e9 g\u00e9ographique et ses accords pr\u00e9f\u00e9rentiels, ne capitalise pas sur ce mouvement. Et sur la France, qui reste son d\u00e9bouch\u00e9 historique, la contraction est si brutale qu\u2019aucune strat\u00e9gie de contournement ne suffira \u00e0 court terme. Les acteurs marocains gagneraient \u00e0 retenir trois imp\u00e9ratifs : diversifier leurs march\u00e9s au-del\u00e0 de la France, reconqu\u00e9rir des positions en Espagne en comprenant les d\u00e9terminants du succ\u00e8s turc, et investir dans la diff\u00e9renciation (durabilit\u00e9, service, rapidit\u00e9) pour n\u2019\u00eatre pas seulement un fournisseur de plus dans une zone m\u00e9diterran\u00e9enne de plus en plus concurrentielle. Disons que les donn\u00e9es du premier trimestre 2026 ne sont pas une condamnation, mais elles constituent l\u2019un des signaux les plus clairs de la derni\u00e8re d\u00e9cennie pour une remise \u00e0 plat strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>Bilal Cherraji \/ Les Inspirations \u00c9CO<\/p>\n<p>A regarder aussi<\/p>\n<p>                  <img class=\"ytsponso-v46-side-showlogo\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/logo_colored_transparent_4k_from_vector_source-scaled.png\" alt=\"L'Entretien des \u00c9CO\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\"\/><br \/>\n                                      <img class=\"ytsponso-v46-side-showlogo-dark\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/logo_entretien_eco_sombre_transparent_4k-scaled.png\" alt=\"\" aria-hidden=\"true\" loading=\"eager\" decoding=\"async\"\/><\/p>\n<p><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p><\/p>\n<p><a dir=\"LTR\" class=\"alert-main\" href=\"https:\/\/leseco.ma\/maroc\/marques-marocaines-mondial-2026-le-grand-test-publicitaire.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">&#13;<br \/>\n    &#13;<br \/>\n        &#13;<br \/>\n        &#13;<br \/>\n        &#13;<br \/>\n<\/a><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les r\u00e9centes donn\u00e9es Eurostat Comext sur le premier trimestre 2026 montrent un march\u00e9 europ\u00e9en de l\u2019habillement en repli,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":138363,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[83],"tags":[45305,86,4746],"class_list":["post-138362","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-maroc","tag-amith","tag-maroc","tag-textile"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116799213794305308","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/138362","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=138362"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/138362\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/138363"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=138362"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=138362"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=138362"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}