{"id":156841,"date":"2026-07-15T05:49:09","date_gmt":"2026-07-15T05:49:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/156841\/"},"modified":"2026-07-15T05:49:09","modified_gmt":"2026-07-15T05:49:09","slug":"azzedine-alaia-lafrique-cousue-au-corps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/156841\/","title":{"rendered":"Azzedine Ala\u00efa, l\u2019Afrique cousue au corps"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Fondation-Azzedine-Alaia.jpeg\" data-caption=\"\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"652\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Fondation-Azzedine-Alaia-696x652.jpeg\"   alt=\"\" title=\"Fondation Azzedine Alaia\"\/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Fondation Azzedine Ala\u00efa pr\u00e9sente \u00e0 Paris une exposition qui relit l\u2019\u0153uvre du couturier depuis son continent natal. Mati\u00e8res, lignes, raphia, coquillages, moucharabiehs, robes bandelettes et couleurs de terre composent un parcours sensible. L\u2019Afrique n\u2019y est pas un d\u00e9cor, mais une m\u00e9moire de formes et de sensations.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Azzedine Ala\u00efa a souvent \u00e9t\u00e9 racont\u00e9 par Paris. Par la couture fran\u00e7aise, les ateliers, les mannequins mythiques, les robes pr\u00e8s du corps, les silhouettes sculpt\u00e9es comme des architectures. L\u2019exposition Azzedine Ala\u00efa et l\u2019Afrique, ouverte depuis le 7 juillet 2026 \u00e0 la Fondation Azzedine Ala\u00efa, propose un d\u00e9placement salutaire : regarder le couturier depuis Tunis, depuis le continent qu\u2019il a quitt\u00e9 jeune, mais qui n\u2019a jamais cess\u00e9 de nourrir son imaginaire. Le parcours, plac\u00e9 sous le commissariat d\u2019Olivier Saillard, est pr\u00e9sent\u00e9 jusqu\u2019au 4 janvier 2027.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Expo-Azzedine-Alaia.jpeg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"472\" height=\"443\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Expo-Azzedine-Alaia.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-156720\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le sujet est important parce qu\u2019il \u00e9vite deux pi\u00e8ges. Le premier serait de r\u00e9duire Ala\u00efa \u00e0 un ma\u00eetre parisien de la coupe, comme si son g\u00e9nie \u00e9tait n\u00e9 uniquement dans les salons de la haute couture. Le second serait de plaquer sur son \u0153uvre une lecture africaine trop simple, faite de signes imm\u00e9diatement reconnaissables. L\u2019exposition choisit une voie plus fine. Elle montre comment l\u2019Afrique circule dans ses cr\u00e9ations par la mati\u00e8re, le rythme, la lumi\u00e8re, la sobri\u00e9t\u00e9 des lignes, les couleurs naturelles, les textures et les souvenirs.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Fondation rappelle que ce th\u00e8me a guid\u00e9 trois collections majeures du couturier, celles du printemps \u00e9t\u00e9 1988, 1989 et 1990. On y retrouve des teintes ficelle, mastic, sable et terre, des coquillages, des raphias tress\u00e9s, des robes comme des fragments de m\u00e9moire. Une cinquantaine de mod\u00e8les compose le parcours, avec des robes chemises ajour\u00e9es qui \u00e9voquent les moucharabiehs de la Tunisie natale d\u2019Ala\u00efa, des blancs \u00e9clatants rappelant la chaux des maisons, des noirs profonds, des couleurs subsahariennes ma\u00eetris\u00e9es et des robes bandelettes qui font signe vers l\u2019\u00c9gypte.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Boutique-Fondation-Azzedine-Alaia.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"773\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/Boutique-Fondation-Azzedine-Alaia-1024x773.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-156722\" style=\"aspect-ratio:1.3254973313925278;width:571px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Revoir Ala\u00efa depuis Tunis<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce qui frappe, dans cette exposition, c\u2019est la mani\u00e8re dont elle replace Ala\u00efa dans une g\u00e9ographie plus large que celle du luxe europ\u00e9en. N\u00e9 \u00e0 Tunis, arriv\u00e9 \u00e0 Paris, reconnu par la haute couture fran\u00e7aise, le couturier a construit une \u0153uvre o\u00f9 le corps est central. Mais ce corps n\u2019est jamais abstrait. Il porte des h\u00e9ritages, des r\u00e9f\u00e9rences, des mati\u00e8res, une m\u00e9moire tactile. Chez Ala\u00efa, l\u2019Afrique ne se crie pas. Elle affleure. Elle appara\u00eet dans une robe en macram\u00e9, une frange, une d\u00e9coupe, une transparence, une couleur min\u00e9rale, une ligne qui \u00e9pouse le mouvement.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette retenue qui rend l\u2019exposition int\u00e9ressante. Elle ne transforme pas Ala\u00efa en couturier folklorique. Elle montre au contraire comment un cr\u00e9ateur peut absorber un monde sans le caricaturer. Le raphia, les coquillages ou les motifs ajour\u00e9s ne sont pas l\u00e0 comme accessoires d\u00e9coratifs. Ils participent d\u2019une pens\u00e9e de la forme. Ils dialoguent avec la rigueur de la coupe, avec l\u2019obsession du tomb\u00e9, avec cette mani\u00e8re tr\u00e8s ala\u00efenne de faire tenir ensemble sensualit\u00e9 et discipline.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier \u00e9tage ajoute une dimension intime avec les photographies de Peter Beard, ami du couturier. Elles renvoient \u00e0 un voyage commun en pays masa\u00ef, au Kenya, en 1996, dont Ala\u00efa serait revenu profond\u00e9ment marqu\u00e9. Ce d\u00e9tour par l\u2019image ouvre une autre porte : celle de l\u2019Afrique v\u00e9cue comme choc visuel, \u00e9motion, paysage int\u00e9rieur.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sent\u00e9e au moment o\u00f9 Paris regarde beaucoup la mode africaine, l\u2019exposition arrive \u00e0 point nomm\u00e9. Elle permet de poser une question plus vaste : qui a le droit de raconter l\u2019Afrique dans la couture ? Ala\u00efa offre une r\u00e9ponse singuli\u00e8re. Il ne revendique pas une identit\u00e9 spectaculaire. Il travaille une m\u00e9moire enfouie, personnelle, continentale, faite de sensations plus que de d\u00e9clarations.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Paris, cette exposition a donc valeur de r\u00e9paration douce. Elle ne retire rien \u00e0 l\u2019Ala\u00efa parisien. Elle l\u2019agrandit. Elle rappelle que derri\u00e8re le couturier admir\u00e9 par les maisons, les mus\u00e9es et les c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, il y avait aussi un homme venu de Tunis, attentif aux textures du monde, capable de faire entrer l\u2019Afrique dans la haute couture sans la figer. L\u2019Afrique, ici, n\u2019est pas une inspiration lointaine. Elle est cousue au corps de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Exposition : Azzedine Ala\u00efa et l\u2019Afrique<br \/>Lieu : Fondation Azzedine Ala\u00efa, 18 rue de la Verrerie, 75004 Paris<br \/>Dates : du 7 juillet 2026 au 4 janvier 2027<br \/>Commissariat : Olivier Saillard<br \/>Horaires : exposition ouverte tous les jours de 11h \u00e0 19h<br \/>Tarifs : plein tarif 11 euros, tarif r\u00e9duit 3 euros, gratuit\u00e9 selon conditions<br \/>Acc\u00e8s : galerie accessible aux personnes \u00e0 mobilit\u00e9 r\u00e9duite<br \/>Billetterie et informations : Fondation Azzedine Ala\u00efa et Paris je t\u2019aime.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La Fondation Azzedine Ala\u00efa pr\u00e9sente \u00e0 Paris une exposition qui relit l\u2019\u0153uvre du couturier depuis son continent natal.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":156842,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[6,245,48492,23583,1712,727,1360],"class_list":["post-156841","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique","tag-afrique","tag-culture","tag-fondation-azzedine-alaia","tag-haute-couture","tag-mode","tag-paris","tag-tunis"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116922427948439375","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/156841","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=156841"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/156841\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/156842"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=156841"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=156841"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=156841"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}