{"id":163546,"date":"2026-07-23T01:52:11","date_gmt":"2026-07-23T01:52:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/163546\/"},"modified":"2026-07-23T01:52:11","modified_gmt":"2026-07-23T01:52:11","slug":"cryptomonnaies-lafrique-entre-dans-lere-de-la-regulation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/163546\/","title":{"rendered":"Cryptomonnaies : l\u2019Afrique entre dans l\u2019\u00e8re de la r\u00e9gulation"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/forbesafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/crypto_1500-x-1000_forbesafrique.com-.png\" data-caption=\"\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" fetchpriority=\"high\" width=\"1068\" height=\"712\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/crypto_1500-x-1000_forbesafrique.com--1068x712.png\"   alt=\"\" title=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p>Longtemps tol\u00e9r\u00e9es, parfois interdites, les cryptomonnaies entrent progressivement dans le champ des politiques publiques africaines. Du Zimbabwe au Kenya en passant par le Nig\u00e9ria et l\u2019Afrique du Sud, les \u00c9tats cherchent d\u00e9sormais moins \u00e0 faire dispara\u00eetre les actifs num\u00e9riques qu\u2019\u00e0 comprendre, encadrer et taxer un march\u00e9 dont l\u2019usage progresse rapidement. Une inflexion qui pourrait redessiner l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de la finance num\u00e9rique sur le continent.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par Dounia Ben Mohamed<\/p>\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\">Le signal est discret, mais il est r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019un changement de posture. En juin 2026, le Zimbabwe a adopt\u00e9 ses premi\u00e8res r\u00e8gles sp\u00e9cifiquement consacr\u00e9es aux cryptomonnaies. Les entreprises qui ach\u00e8tent, vendent, transf\u00e8rent ou conservent des actifs virtuels doivent d\u00e9sormais s\u2019enregistrer chaque ann\u00e9e aupr\u00e8s de la Financial Intelligence Unit. L\u2019exploitation sans enregistrement constitue une infraction. Apr\u00e8s des ann\u00e9es de fonctionnement largement informel et domin\u00e9 par les \u00e9changes de pair \u00e0 pair, Harare choisit donc de faire entrer le secteur dans le p\u00e9rim\u00e8tre de la surveillance publique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Zimbabwe n\u2019est pas un cas isol\u00e9. Au Kenya, le Virtual Assets Service Providers Act, adopt\u00e9 en 2025, a cr\u00e9\u00e9 un cadre l\u00e9gal pour les prestataires de services sur actifs virtuels et d\u00e9sign\u00e9 la Banque centrale du Kenya et la Capital Markets Authority comme autorit\u00e9s de supervision. Au Nig\u00e9ria, la Securities and Exchange Commission dispose d\u00e9sormais d\u2019un dispositif d\u2019enregistrement et d\u2019incubation r\u00e9glementaire pour les acteurs du secteur, avec un parcours acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 destin\u00e9 notamment aux Virtual Asset Service Providers. En Afrique de l\u2019Ouest francophone, le sujet a m\u00eame \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 au centre d\u2019une conf\u00e9rence internationale de la BCEAO organis\u00e9e \u00e0 Dakar en mai 2026. La banque centrale y a r\u00e9uni r\u00e9gulateurs, banques, universitaires et sp\u00e9cialistes autour des opportunit\u00e9s et des risques li\u00e9s aux crypto-actifs, aux stablecoins et \u00e0 la tokenisation. Le simple fait que le sujet soit d\u00e9sormais discut\u00e9 \u00e0 ce niveau dit beaucoup de l\u2019\u00e9volution du d\u00e9bat.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9gulation ne cr\u00e9e pas l\u2019usage. Elle tente de rattraper une r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e. Entre juillet 2024 et juin 2025, l\u2019Afrique subsaharienne a re\u00e7u plus de 205 milliards de dollars de valeur en cryptomonnaies enregistr\u00e9e sur les blockchains, selon l\u2019analyse\u00a02025 de Chainalysis. Le volume a progress\u00e9 de 52\u00a0% sur un an, faisant de la r\u00e9gion la troisi\u00e8me zone \u00e0 la croissance la plus rapide au monde sur la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e. Chainalysis souligne \u00e9galement le poids particulier des transactions de d\u00e9tail en Afrique subsaharienne : plus de 8\u00a0% de la valeur transf\u00e9r\u00e9e dans la r\u00e9gion concernait des transactions inf\u00e9rieures \u00e0 10\u2009000\u00a0dollars, contre 6\u00a0% dans le reste du monde selon Chainalysis. Ces chiffres ne signifient pas que les Africains utilisent massivement le bitcoin pour r\u00e9gler leur quotidien. C\u2019est justement l\u2019une des nuances essentielles du march\u00e9. En Afrique subsaharienne, les usages sont li\u00e9s \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques tr\u00e8s concr\u00e8tes : protection de l\u2019\u00e9pargne face \u00e0 l\u2019inflation, acc\u00e8s \u00e0 des devises fortes, paiements internationaux et transferts transfrontaliers.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009Les personnes qui s\u2019int\u00e9ressent majoritairement \u00e0 la cryptomonnaie en Afrique sont les entreprises et les personnes qui veulent effectuer des transactions \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du continent\u2009\u00bb, analyse Elvis Konjoh Selabi, chercheur en blockchain. Selon lui, l\u2019int\u00e9r\u00eat des stablecoins se retrouve notamment chez les acteurs confront\u00e9s aux difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s au dollar et aux paiements internationaux. La dynamique est d\u2019autant plus forte que l\u2019Afrique dispose d\u00e9j\u00e0 d\u2019une culture des usages financiers num\u00e9riques. Le mobile money a habitu\u00e9 des centaines de millions d\u2019utilisateurs \u00e0 g\u00e9rer leur argent depuis un t\u00e9l\u00e9phone. La cryptomonnaie arrive donc sur un terrain o\u00f9 la d\u00e9mat\u00e9rialisation des paiements n\u2019est pas une id\u00e9e th\u00e9orique.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/crypto_1500-x-1000_forbesafrique.com_-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45329\" style=\"width:1050px;height:auto\"  \/>\u00a9Smolaw _ shutterstock<\/p>\n<p>De la crypto \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais la r\u00e9gulation pose une question fondamentale : que cherche-t-on exactement \u00e0 r\u00e9glementer\u2009? Pour Nit Harley Nguembhyt, CEO de Bitcoin Gabon, une partie du probl\u00e8me vient pr\u00e9cis\u00e9ment de la confusion entre les actifs num\u00e9riques et les entreprises qui les utilisent. \u00ab\u2009On commence \u00e0 faire la diff\u00e9rence entre l\u2019actif en soi et les entreprises qui utilisent cet actif\u2009\u00bb, explique-t-il. Une distinction essentielle pour \u00e9viter de traiter de la m\u00eame mani\u00e8re un bitcoin, une plateforme d\u2019\u00e9change, un service de conservation ou une entreprise proposant des services financiers li\u00e9s aux crypto-actifs. Cette clarification est au c\u0153ur de la nouvelle phase r\u00e9glementaire africaine. Le Nig\u00e9ria distingue d\u00e9j\u00e0 diff\u00e9rentes cat\u00e9gories d\u2019op\u00e9rateurs et impose des exigences de capital diff\u00e9renci\u00e9es aux prestataires de services sur actifs num\u00e9riques. La SEC nig\u00e9riane pr\u00e9voit notamment des cat\u00e9gories sp\u00e9cifiques pour les plateformes d\u2019\u00e9change, les d\u00e9positaires, les interm\u00e9diaires et les plateformes de tokenisation d\u2019actifs r\u00e9els.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enjeu est donc moins de l\u00e9galiser \u00ab\u2009la crypto\u2009\u00bb en bloc que de d\u00e9finir les responsabilit\u00e9s de chaque acteur. Qui d\u00e9tient les fonds\u2009? Qui prot\u00e8ge l\u2019utilisateur\u2009? Qui peut proposer un service d\u2019investissement\u2009? Qui doit signaler une op\u00e9ration suspecte\u2009? Pour Nit Harley Nguembhyt, cette clarification peut pr\u00e9cis\u00e9ment contribuer \u00e0 l\u2019adoption. \u00ab\u2009La majorit\u00e9 des entreprises confirment elles aussi vouloir se conformer et chercher la r\u00e9gulation\u2009\u00bb, affirme-t-il. Le mouvement est r\u00e9v\u00e9lateur : apr\u00e8s avoir longtemps \u00e9volu\u00e9 dans une zone grise, une partie du secteur cherche d\u00e9sormais la l\u00e9gitimit\u00e9 institutionnelle.<\/p>\n<p>Le paradoxe de la transparence<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La lutte contre les flux illicites constitue l\u2019un des arguments les plus fr\u00e9quemment avanc\u00e9s en faveur de la r\u00e9gulation. Mais c\u2019est aussi l\u2019un des sujets les plus mal compris. La blockchain n\u2019est pas anonyme au sens strict. Les transactions enregistr\u00e9es sur une blockchain publique sont visibles et peuvent \u00eatre analys\u00e9es. Pour Elvis Konjoh Selabi, cette caract\u00e9ristique pourrait m\u00eame faire de la technologie un outil de tra\u00e7abilit\u00e9. \u00ab\u2009La blockchain est 100\u00a0% transparente\u2009\u00bb, rappelle le chercheur, estimant que les r\u00e9gulateurs doivent d\u2019abord se former pour comprendre comment les flux peuvent \u00eatre suivis.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La difficult\u00e9 ne r\u00e9side donc pas uniquement dans la technologie, mais dans l\u2019identification des personnes et des entreprises derri\u00e8re les adresses num\u00e9riques. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que la r\u00e9glementation intervient. Le risque, pour les \u00c9tats africains, est toutefois de basculer d\u2019un extr\u00eame \u00e0 l\u2019autre. Une r\u00e9glementation trop lourde pourrait pousser les op\u00e9rateurs vers les march\u00e9s informels ou vers des juridictions plus permissives. \u00ab\u2009Le risque, c\u2019est de freiner les investissements. Il ne faut pas une r\u00e9glementation abusive\u2009\u00bb, pr\u00e9vient Nit Harley Nguembhyt. Il plaide pour une construction du cadre avec les acteurs du secteur et les r\u00e9gulateurs.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/crypto_1500-x-1000_forbesafrique.com-2-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45328\" style=\"aspect-ratio:1.499267935578331;width:1050px;height:auto\"  \/>\u00a9Smolaw _ shutterstock<\/p>\n<p>Comprendre avant de r\u00e9glementer<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La question de la comp\u00e9tence devient d\u00e8s lors centrale. Les autorit\u00e9s doivent-elles r\u00e9guler un secteur qu\u2019elles ma\u00eetrisent encore imparfaitement\u2009? Pour Elvis Konjoh Selabi, la r\u00e9ponse passe par la formation. \u00ab\u2009Les r\u00e9gulateurs gagneraient \u00e0 se faire former et \u00e0 comprendre le syst\u00e8me\u2009\u00bb, estime-t-il. Son raisonnement est simple : mieux comprendre la blockchain permettrait de sortir d\u2019une approche fond\u00e9e sur la peur et de construire une supervision plus pr\u00e9cise.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nit Harley Nguembhyt d\u00e9fend lui aussi une priorit\u00e9 similaire. Parmi les axes qu\u2019il identifie figurent la clart\u00e9 juridique et l\u2019\u00e9ducation du grand public. Pour lui, la m\u00e9connaissance reste l\u2019un des principaux facteurs permettant aux escroqueries de prosp\u00e9rer. Il estime \u00e9galement que les r\u00e9gulateurs, les entreprises et les \u00e9tablissements d\u2019enseignement doivent se former \u00e0 cette technologie. Cette dimension \u00e9ducative est loin d\u2019\u00eatre secondaire. La r\u00e9gulation peut interdire une plateforme frauduleuse. Elle ne peut pas emp\u00eacher un utilisateur de confier son argent \u00e0 un projet qu\u2019il ne comprend pas.<\/p>\n<p>Vers une finance num\u00e9rique africaine\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Derri\u00e8re la r\u00e9gulation se joue donc une question plus ambitieuse : l\u2019Afrique peut-elle utiliser les crypto-actifs pour construire ses propres mod\u00e8les financiers\u2009? Le continent ne part pas de z\u00e9ro. Les besoins sont r\u00e9els : paiements transfrontaliers co\u00fbteux, acc\u00e8s in\u00e9gal aux devises, difficult\u00e9s de transfert entre pays et forte proportion de populations \u00e9loign\u00e9es des services bancaires traditionnels. Chainalysis d\u00e9crit d\u2019ailleurs l\u2019Afrique subsaharienne comme un march\u00e9 o\u00f9 les crypto-actifs servent de plus en plus \u00e0 des usages concrets, au-del\u00e0 de la seule sp\u00e9culation. Pour Elvis Konjoh Selabi, une r\u00e9glementation claire pourrait faire \u00e9merger de nouveaux services. Il imagine notamment davantage d\u2019entreprises sp\u00e9cialis\u00e9es dans les transactions num\u00e9riques si les \u00c9tats d\u00e9finissent clairement les usages autoris\u00e9s. \u00ab\u2009Si on a une bonne r\u00e9gulation, les march\u00e9s vont forc\u00e9ment se cr\u00e9er\u2009\u00bb, r\u00e9sume-t-il.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le march\u00e9 africain reste n\u00e9anmoins fragment\u00e9. Les r\u00e8gles diff\u00e8rent d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes ne sont pas toujours les m\u00eames et la coop\u00e9ration r\u00e9gionale demeure incompl\u00e8te. Dans un continent o\u00f9 les \u00e9changes transfrontaliers sont au c\u0153ur des enjeux \u00e9conomiques, cette fragmentation pourrait devenir le principal frein \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019acteurs africains capables de se d\u00e9velopper \u00e0 l\u2019\u00e9chelle continentale. L\u2019Afrique n\u2019est donc pas encore entr\u00e9e dans l\u2019\u00e2ge de la crypto. Elle est entr\u00e9e dans une phase plus d\u00e9cisive : celle o\u00f9 les gouvernements doivent choisir comment encadrer une technologie qui s\u2019est d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e dans les usages. La prochaine bataille ne sera probablement pas de savoir si les cryptomonnaies doivent exister. Mais qui pourra les utiliser, dans quelles conditions et avec quel niveau de protection. \u00c0 ce jeu, les pays qui comprendront le plus vite que la r\u00e9gulation est aussi une question de connaissance pourraient prendre une longueur d\u2019avance\u2026<\/p>\n<p>Les plateformes crypto les plus pr\u00e9sentes en Afrique francophone<br \/>\u25cf\tBinance : plateforme internationale pr\u00e9sente sur les march\u00e9s africains et accessible dans plusieurs pays francophones.<br \/>\u25cf\tYellow Card : acteur panafricain sp\u00e9cialis\u00e9 dans les actifs num\u00e9riques et les stablecoins, pr\u00e9sent dans plusieurs pays africains.<br \/>\u25cf\tBitget : plateforme internationale active sur les march\u00e9s africains.<br \/>\u25cf\tBybit : exchange international pr\u00e9sent dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me crypto africain.<br \/>\u25cf\tOKX : plateforme internationale accessible aux utilisateurs africains selon les march\u00e9s et cadres r\u00e9glementaires.<br \/>\u25cf\tLuno : acteur historiquement implant\u00e9 sur le continent africain.<br \/>\u25cf\tCoinbase : plateforme internationale utilis\u00e9e par des utilisateurs africains.<br \/>\u25cf\tKraken : exchange international pr\u00e9sent dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me crypto mondial et accessible selon les juridictions.<br \/>\u25cf\tBitnob : plateforme africaine orient\u00e9e notamment vers les paiements et transferts en Bitcoin.<br \/>\u25cf\tNoones : plateforme P2P particuli\u00e8rement positionn\u00e9e sur les march\u00e9s \u00e9mergents et africains.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lire aussi : <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Longtemps tol\u00e9r\u00e9es, parfois interdites, les cryptomonnaies entrent progressivement dans le champ des politiques publiques africaines. 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