{"id":16522,"date":"2026-02-16T23:41:06","date_gmt":"2026-02-16T23:41:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/16522\/"},"modified":"2026-02-16T23:41:06","modified_gmt":"2026-02-16T23:41:06","slug":"banque-mondiale-et-afd-au-maroc-le-cofinancement-au-centre-des-debats-a-casblanca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/16522\/","title":{"rendered":"Banque mondiale et AFD : au Maroc, le cofinancement au centre des d\u00e9bats\u00a0\u00e0 Casblanca"},"content":{"rendered":"<p>La Banque mondiale, aux c\u00f4t\u00e9s du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9conomie et des Finances et du Groupe AFD, avait organis\u00e9 le 11 f\u00e9vrier dernier le forum \u00ab La force du cofinancement \u00bb, un \u00e9v\u00e9nement destin\u00e9 \u00e0 renforcer la collaboration autour de cet enjeu \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019aide internationale se rar\u00e9fie et que les besoins augmentent.<\/p>\n<p>Moins de ressources, plus de projets \u00e0 financer. Le constat est simple et largement partag\u00e9. Routes, transports, \u00e9nergie, climat : les pays partenaires doivent investir davantage, alors m\u00eame que l\u2019argent disponible se fait plus rare. Face \u00e0 cette \u00e9quation, l\u2019AFD et la Banque mondiale ont fait un choix clair : mettre leurs energies ensemble afin de construire une veritable offre de cofiancement. \u00c0 l\u2019avant-garde des efforts de cofinancement, le Maroc pr\u00e9sente en la mati\u00e8re un solide historique de collaboration. Au cours de la d\u00e9cennie \u00e9coul\u00e9e (de l\u2019exercice 2016 jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui), cinq projets soutenus par le Groupe de la Banque mondiale dans le pays ont fait l\u2019objet de cofinancements, ce qui a permis de mobiliser plus de 2 milliards de dollars. Les financements conjoints ont jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans des secteurs tels que le d\u00e9veloppement urbain, l\u2019agriculture et les transports, ces partenariats s\u2019\u00e9tendant d\u00e9sormais \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9nergie et au d\u00e9veloppement num\u00e9rique. \u00ab\u00a0L\u2019exp\u00e9rience du Maroc montre que le cofinancement ne consiste pas seulement \u00e0 mettre en commun des ressources : c\u2019est un levier pour obtenir des r\u00e9sultats de plus grande ampleur, plus rapides et plus transformateurs\u00a0\u00bb, d\u00e9clare\u00a0Nadia Fettah, ministre de l\u2019\u00c9conomie et des Finances du Maroc. \u00ab\u00a0Lorsque les partenaires de d\u00e9veloppement unissent leurs efforts et s\u2019alignent sur les priorit\u00e9s nationales, nous pouvons mobiliser davantage de ressources \u2014 y compris des capitaux priv\u00e9s \u2014, r\u00e9duire la fragmentation de l\u2019aide et soutenir des investissements plus importants et porteurs de transformations. Le Maroc est un excellent exemple de ce que nous pouvons accomplir en travaillant v\u00e9ritablement de concert pour appuyer des investissements qui cr\u00e9ent des emplois et davantage d\u2019opportunit\u00e9s\u00a0\u00bb, souligne\u00a0Anshula Kant, directrice g\u00e9n\u00e9rale et directrice financi\u00e8re du Groupe de la Banque mondiale.<\/p>\n<p>\u00a0Lutter contre la fragmentation de l\u2019aide<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En unissant nos forces par la mise en commun de nos financements, de nos comp\u00e9tences et de notre exp\u00e9rience op\u00e9rationnelle, nous pouvons soutenir des projets plus robustes et faire preuve d\u2019une plus grande efficacit\u00e9 au b\u00e9n\u00e9fice des pays partenaires\u00a0\u00bb, affirme\u00a0R\u00e9my Rioux, directeur g\u00e9n\u00e9ral du Groupe Agence fran\u00e7aise de d\u00e9veloppement (Groupe AFD). Rappelons que le cofinancement ne sert pas seulement \u00e0 mobiliser plus d\u2019argent. Il permet aussi de r\u00e9pondre \u00e0 un probl\u00e8me tr\u00e8s concret\u00a0: la fragmentation de l\u2019aide. Trop souvent, les pays partenaires doivent composer avec une multitude de bailleurs, chacun avec ses r\u00e8gles, ses calendriers et ses proc\u00e9dures. R\u00e9sultat\u00a0: des projets plus longs \u00e0 d\u00e9marrer et plus compliqu\u00e9s \u00e0 g\u00e9rer. \u00ab Face \u00e0 la rar\u00e9faction des ressources, le cofinancement permet de faire plus avec moins. En travaillant \u00e9troitement avec la Banque mondiale, nous accompagnons des projets plus solides et mieux align\u00e9s sur les priorit\u00e9s des pays partenaires \u00bb, souligne le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AFD. \u00a0L\u2019enjeu ne concerne pas seulement le Maroc. Dans un monde marqu\u00e9 par des crises multiples et des budgets sous tension, le cofinancement change de statut. Il n\u2019est plus un outil parmi d\u2019autres, mais une condition pour continuer \u00e0 financer le d\u00e9veloppement de mani\u00e8re efficace. Faire ensemble plut\u00f4t que s\u00e9par\u00e9ment\u00a0: une id\u00e9e simple mais appel\u00e9e \u00e0 jouer un r\u00f4le de plus en plus central \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n<p>La BAD et L\u2019AFD<\/p>\n<p>La Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) est le quatri\u00e8me partenaire financier de l\u2019AFD et le premier parmi les banques multilat\u00e9rales r\u00e9gionales. L\u2019AFD est de son c\u00f4t\u00e9 le premier partenaire financier bilat\u00e9ral de la BAD. Le partenariat, essentiel pour l\u2019AFD compte tenu de sa priorit\u00e9 africaine, s\u2019est construit autour de secteurs cl\u00e9s : infrastructures, eau, assainissement, agriculture et secteur priv\u00e9. Un accord cadre a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 en novembre 2015. Depuis, les rencontres se sont intensifi\u00e9es aussi bien au niveau des si\u00e8ges respectifs que sur le terrain. Un s\u00e9minaire de haut niveau (\u00ab Deep Dive \u00bb) a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 \u00e0 Paris en novembre 2016. Des s\u00e9minaires op\u00e9rationnels r\u00e9gionaux, dont le premier a eu lieu en avril 2017 \u00e0 Abidjan, permettent par ailleurs de d\u00e9cliner au niveau des cofinancements les engagements pris.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La Banque mondiale, aux c\u00f4t\u00e9s du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9conomie et des Finances et du Groupe AFD, avait organis\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16523,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[83],"tags":[5672,988,7935,86],"class_list":{"0":"post-16522","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-afd","9":"tag-banque-mondiale","10":"tag-casblanca","11":"tag-maroc"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116082958838561847","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16522","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16522"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16522\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16523"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16522"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16522"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16522"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}