{"id":16658,"date":"2026-02-17T03:19:09","date_gmt":"2026-02-17T03:19:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/16658\/"},"modified":"2026-02-17T03:19:09","modified_gmt":"2026-02-17T03:19:09","slug":"croissance-de-25-aram-belhadj-alerte-sur-une-tunisie-a-la-traine-regionale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/16658\/","title":{"rendered":"Croissance de 2,5% : Aram Belhadj alerte sur une Tunisie \u00e0 la tra\u00eene r\u00e9gionale"},"content":{"rendered":"<p>La Tunisie a enregistr\u00e9 un taux de croissance de 2,5% en 2025, selon les donn\u00e9es publi\u00e9es par l\u2019Institut national de la statistique. Un niveau conforme aux projections du Fonds mon\u00e9taire international, mais jug\u00e9 insuffisant par l\u2019\u00e9conomiste Aram Belhadj. Dans une d\u00e9claration accord\u00e9e \u00e0 L\u2019Economiste Maghr\u00e9bin, il estime que cette performance maintient le pays en bas du classement r\u00e9gional et reste sans effet tangible pour une large partie des Tunisiens.<\/p>\n<p>Une croissance en trompe-l\u2019\u0153il face aux voisins<\/p>\n<p>Avec 2,5% en 2025, la Tunisie am\u00e9liore certes son score par rapport aux 1,4% de 2024. Mais cette progression demeure trop faible pour enclencher une dynamique \u00e9conomique capable d\u2019absorber le ch\u00f4mage ou de r\u00e9duire significativement la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>La comparaison r\u00e9gionale est peu flatteuse. Le Maroc affiche 4,4% en 2025 et viserait encore 4,2% en 2026. La Mauritanie atteint 4% et projette 4,3% l\u2019an prochain. M\u00eame la Jordanie, avec 2,7%, d\u00e9passe l\u00e9g\u00e8rement la performance tunisienne et ambitionne 2,9% en 2026.<\/p>\n<p>Ce diff\u00e9rentiel place la Tunisie en position de lanterne rouge r\u00e9gionale, selon Aram Belhadj, qui pointe des choix \u00e9conomiques inadapt\u00e9s, l\u2019absence de r\u00e9formes structurelles profondes et un climat d\u2019investissement encore fragile.<\/p>\n<p>Pourquoi 2,5% ne changent presque rien pour le citoyen<\/p>\n<p>Derri\u00e8re le chiffre macro\u00e9conomique, l\u2019impact concret sur le quotidien des Tunisiens demeure limit\u00e9.<\/p>\n<p>Une croissance de 2,5 % est insuffisante pour cr\u00e9er massivement des emplois durables, notamment pour les jeunes dipl\u00f4m\u00e9s ; am\u00e9liorer sensiblement le pouvoir d\u2019achat dans un contexte d\u2019inflation persistante ; r\u00e9duire la pression sur les finances publiques ; relancer significativement l\u2019investissement priv\u00e9.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, cela signifie que le citoyen ne ressent que faiblement les effets de cette progression : le march\u00e9 du travail reste tendu, les salaires \u00e9voluent peu face \u00e0 la hausse des prix, et les services publics continuent de subir des contraintes budg\u00e9taires.<\/p>\n<p>En l\u2019absence d\u2019une croissance sup\u00e9rieure \u00e0 4% ou 5%, seuil g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 comme n\u00e9cessaire pour enclencher une dynamique inclusive dans une \u00e9conomie \u00e9mergente, les m\u00e9nages ne per\u00e7oivent pas d\u2019am\u00e9lioration tangible de leurs conditions de vie.<\/p>\n<p>Les leviers d\u2019un sursaut structurel<\/p>\n<p>Pour inverser la tendance, Aram Belhadj appelle \u00e0 un changement de cap fond\u00e9 sur plusieurs priorit\u00e9s : renforcer la stabilit\u00e9 gouvernementale et la qualit\u00e9 de la gouvernance ; simplifier les proc\u00e9dures administratives et combattre la bureaucratie ; lutter efficacement contre la corruption ; activer r\u00e9ellement le secteur priv\u00e9 \u00e0 travers des pactes sectoriels concrets ; engager des r\u00e9formes fiscales, restructurer le syst\u00e8me de compensation et r\u00e9organiser les entreprises publiques ; assurer une coh\u00e9rence entre politique budg\u00e9taire et politique mon\u00e9taire. Sans ces transformations, la croissance risque de rester molle et peu inclusive.<\/p>\n<p>Des perspectives 2026 encore plus pr\u00e9occupantes<\/p>\n<p>Les projections du FMI pour 2026 tablent sur un ralentissement \u00e0 2,1%, un niveau inf\u00e9rieur \u00e0 celui de 2025. Si cette pr\u00e9vision se confirme, la Tunisie s\u2019enfoncerait davantage dans une trajectoire de croissance faible, avec des marges budg\u00e9taires limit\u00e9es et un impact social r\u00e9duit.<\/p>\n<p>Pour le citoyen tunisien, l\u2019enjeu d\u00e9passe donc la simple statistique. Il s\u2019agit de savoir si l\u2019\u00e9conomie peut g\u00e9n\u00e9rer suffisamment d\u2019activit\u00e9 pour cr\u00e9er des emplois, stabiliser les prix et am\u00e9liorer les services publics.<\/p>\n<p>Aram Belhadj estime que l\u2019espoir reste possible, mais \u00e0 condition d\u2019engager rapidement des r\u00e9formes structurelles profondes. Sans sursaut qualitatif et quantitatif, la croissance restera un indicateur abstrait, sans traduction concr\u00e8te dans le quotidien des Tunisiens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La Tunisie a enregistr\u00e9 un taux de croissance de 2,5% en 2025, selon les donn\u00e9es publi\u00e9es par l\u2019Institut&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16659,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[120],"tags":[2618,2630,124],"class_list":["post-16658","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-tunisie","tag-croissance-economique","tag-taux-de-croissance","tag-tunisie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116083816144571388","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16658","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16658"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16658\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16659"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16658"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16658"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16658"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}