{"id":167469,"date":"2026-07-28T02:35:34","date_gmt":"2026-07-28T02:35:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/167469\/"},"modified":"2026-07-28T02:35:34","modified_gmt":"2026-07-28T02:35:34","slug":"paiements-en-afrique-de-louest-linteroperabilite-le-prochain-marche-a-plusieurs-milliards","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/167469\/","title":{"rendered":"Paiements en Afrique de l\u2019Ouest : l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9, le prochain march\u00e9 \u00e0 plusieurs milliards"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/forbesafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/PI\u2011SPI_1500-x-1000_forbesafrique.com_.png\" data-caption=\"\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" fetchpriority=\"high\" width=\"1068\" height=\"712\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/PI\u2011SPI_1500-x-1000_forbesafrique.com_-1068x712.png\"   alt=\"\" title=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9mocratis\u00e9 les paiements num\u00e9riques gr\u00e2ce au mobile money, l\u2019Afrique de l\u2019Ouest entre dans une nouvelle phase. L\u2019enjeu n\u2019est plus seulement de permettre \u00e0 chacun de payer, mais de faire communiquer entre eux banques, fintechs et op\u00e9rateurs de monnaie \u00e9lectronique. Derri\u00e8re cette \u00e9volution technique se joue une bataille bien plus vaste : celle de l\u2019inclusion financi\u00e8re, du commerce r\u00e9gional et de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique de l\u2019UEMOA.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par Dounia Ben Mohamed<\/p>\n<p class=\"has-drop-cap wp-block-paragraph\">Pendant pr\u00e8s de quinze ans, la r\u00e9volution des paiements en Afrique de l\u2019Ouest s\u2019est construite autour d\u2019une promesse simple : rendre les services financiers accessibles au plus grand nombre. Une transformation d\u00e9j\u00e0 largement engag\u00e9e. Selon le rapport L\u2019\u00e9tat de l\u2019industrie du mobile money (State of the Industry Report on Mobile Money 2025) publi\u00e9 par la GSMA, l\u2019Afrique subsaharienne concentre d\u00e9sormais plus de 1,1 milliard de comptes mobile money enregistr\u00e9s, soit plus des deux tiers du total mondial. \u00c0 elle seule, l\u2019Afrique de l\u2019Ouest repr\u00e9sente pr\u00e8s de 500 millions de comptes, confirmant son statut de march\u00e9 parmi les plus dynamiques au monde.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais cette r\u00e9ussite a aussi cr\u00e9\u00e9 un paradoxe. Chaque banque, chaque op\u00e9rateur de mobile money et chaque fintech a d\u00e9velopp\u00e9 son propre \u00e9cosyst\u00e8me, souvent incapable de communiquer avec les autres. R\u00e9sultat : envoyer de l\u2019argent d\u2019un portefeuille mobile vers une banque, r\u00e9gler un commer\u00e7ant \u00e9quip\u00e9 d\u2019un autre r\u00e9seau ou effectuer un paiement transfrontalier demeure encore complexe. L\u2019heure est d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9. Port\u00e9e par la BCEAO avec le lancement, le 30 septembre 2025, de la Plateforme Interop\u00e9rable du Syst\u00e8me de Paiement Instantan\u00e9 (PI-SPI), cette nouvelle infrastructure ambitionne de connecter banques, \u00e9tablissements de monnaie \u00e9lectronique, fintechs et, progressivement, institutions de microfinance autour d\u2019une infrastructure commune de paiements instantan\u00e9s disponible 24 heures sur 24.<\/p>\n<p>La fin des \u00e9cosyst\u00e8mes ferm\u00e9s<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour Papa Ousmane Diop, directeur du d\u00e9veloppement commercial et responsable du r\u00e9seau d\u2019agents bancaires chez InTouch Group, fintech panafricaine sp\u00e9cialis\u00e9e dans les solutions de paiement num\u00e9riques, la premi\u00e8re r\u00e9volution a consist\u00e9 \u00e0 digitaliser les paiements. La seconde consiste d\u00e9sormais \u00e0 connecter les acteurs. \u00ab\u2009Pendant longtemps, chaque banque, chaque op\u00e9rateur de mobile money et chaque fintech a construit son propre rail de paiement. Cette phase a permis de d\u00e9mocratiser le paiement digital, mais elle a aussi cr\u00e9\u00e9 une fragmentation co\u00fbteuse : les commer\u00e7ants devaient multiplier les solutions d\u2019encaissement et les utilisateurs \u00e9taient limit\u00e9s par les fronti\u00e8res entre les diff\u00e9rents r\u00e9seaux.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le PI-SPI, la logique change radicalement. \u00ab\u2009On passe d\u2019une multitude de connexions bilat\u00e9rales \u00e0 une infrastructure mutualis\u00e9e o\u00f9 banques, \u00e9tablissements de monnaie \u00e9lectronique, \u00e9tablissements de paiement et, \u00e0 terme, institutions de microfinance peuvent \u00e9changer en temps r\u00e9el, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, quel que soit le canal utilis\u00e9 \u00bb. Pour les utilisateurs, les b\u00e9n\u00e9fices sont imm\u00e9diats : transferts instantan\u00e9s, parcours simplifi\u00e9, baisse potentielle des co\u00fbts gr\u00e2ce \u00e0 la mutualisation des infrastructures et acc\u00e8s \u00e9largi aux services financiers, y compris pour les populations peu bancaris\u00e9es. Pour les marchands, un point d\u2019int\u00e9gration unique remplace progressivement la multiplication des solutions de paiement.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009La BCEAO a pos\u00e9 les rails r\u00e9glementaires et l\u2019infrastructure technique centrale ; les acteurs de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me ont d\u00e9sormais vocation \u00e0 transformer cette infrastructure en usage quotidien pour le marchand de quartier, la PME ou l\u2019institution publique\u2009\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/SPI_1500-x-1000_forbesafrique.com-2-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45526\" style=\"width:1050px;height:auto\"  \/>Syst\u00e8mes de paiement instantan\u00e9<\/p>\n<p>Une infrastructure au service de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les banques, cette \u00e9volution constitue davantage une opportunit\u00e9 qu\u2019une remise en cause de leur mod\u00e8le. \u00ab\u2009Les banques consid\u00e8rent avant tout l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 comme une opportunit\u00e9 strat\u00e9gique. Elle r\u00e9pond \u00e0 une attente forte des clients qui souhaitent effectuer des transactions instantan\u00e9es, s\u00e9curis\u00e9es et simples, quel que soit leur \u00e9tablissement financier ou leur canal de paiement\u2009\u00bb, explique Guy-Martial Awona, directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Orabank Togo et pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration des associations professionnelles de banques et \u00e9tablissements financiers de l\u2019UEMOA (FAPBEF-UEMOA). Selon lui, cette infrastructure ouvre de nouvelles perspectives. \u00ab\u2009Elle favorise le d\u00e9veloppement des services digitaux, l\u2019\u00e9largissement de la client\u00e8le, l\u2019augmentation des volumes transactionnels et la cr\u00e9ation de partenariats entre banques, fintechs, \u00e9tablissements de monnaie \u00e9lectronique et syst\u00e8mes financiers d\u00e9centralis\u00e9s\u00bb. Le responsable bancaire reconna\u00eet toutefois que le mod\u00e8le \u00e9conomique du PI-SPI suscite encore des interrogations chez certains \u00e9tablissements ayant d\u00e9j\u00e0 fortement investi dans leurs propres infrastructures num\u00e9riques. \u00ab\u2009Ce point a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 avec la Banque centrale et les \u00e9changes se poursuivent\u2009\u00bb, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ambition d\u00e9passe toutefois largement les seuls paiements domestiques. \u00ab\u2009En permettant aux particuliers, aux commer\u00e7ants et aux entreprises d\u2019effectuer des transactions instantan\u00e9es dans toute l\u2019Union, l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 constitue l\u2019un des leviers les plus puissants pour construire un march\u00e9 financier r\u00e9gional plus int\u00e9gr\u00e9, plus inclusif et plus comp\u00e9titif\u00bb. Pour Aminata Kane, vice-pr\u00e9sidente senior et directrice r\u00e9gionale pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et l\u2019Afrique centrale chez Visa, la prochaine \u00e9tape d\u00e9pend moins de la technologie que de la capacit\u00e9 des acteurs \u00e0 coop\u00e9rer. \u00ab\u2009Si le premier chapitre des paiements num\u00e9riques en Afrique concernait l\u2019acc\u00e8s, le suivant d\u00e9pendra d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes ouverts et interop\u00e9rables reposant sur des standards internationalement reconnus\u00bb. Selon les donn\u00e9es cit\u00e9es par Visa, une interop\u00e9rabilit\u00e9 compl\u00e8te pourrait g\u00e9n\u00e9rer jusqu\u2019\u00e0 12 milliards de dollars de valeur transactionnelle suppl\u00e9mentaire chaque ann\u00e9e en Afrique de l\u2019Ouest et accro\u00eetre d\u2019environ 25 % l\u2019acceptation des paiements num\u00e9riques chez les commer\u00e7ants.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009L\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 constitue l\u2019un des leviers les plus puissants pour construire un march\u00e9 financier r\u00e9gional plus int\u00e9gr\u00e9, plus inclusif et plus comp\u00e9titif\u2009\u00bb<\/p>\n<p>R\u00e8gles communes et d\u00e9fis techniques<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais plusieurs obstacles demeurent. \u00ab\u2009Le principal d\u00e9fi aujourd\u2019hui est d\u2019aligner l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me autour de r\u00e8gles communes, de standards techniques, de mod\u00e8les \u00e9conomiques durables et d\u2019une gouvernance partag\u00e9e\u2009\u00bb, explique Aminata Kane. Le constat est partag\u00e9 par AfricaNenda, dont le rapport SIIPS 2025 ( <a href=\"https:\/\/africanenda.org\/fr\/siips\/rapport-siips-2025\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/africanenda.org\/fr\/siips\/rapport-siips-2025<\/a>) recense 36 syst\u00e8mes de paiement instantan\u00e9 op\u00e9rationnels dans 31 pays africains. Le d\u00e9fi n\u2019est donc plus de cr\u00e9er de nouvelles plateformes, mais de les faire dialoguer. La fragmentation r\u00e9glementaire constitue \u00e9galement un frein. Les exigences diff\u00e8rent encore d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, compliquant le d\u00e9ploiement de services r\u00e9gionaux. \u00c0 cela s\u2019ajoutent les questions de cybers\u00e9curit\u00e9, de gouvernance des donn\u00e9es, de responsabilit\u00e9 entre acteurs et de partage des investissements.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Papa Ousmane Diop souligne \u00e9galement les difficult\u00e9s techniques auxquelles sont confront\u00e9s certains \u00e9tablissements. \u00ab\u2009Beaucoup d\u2019institutions de microfinance et de petits \u00e9tablissements disposent encore de syst\u00e8mes d\u2019information anciens, peu adapt\u00e9s aux architectures ouvertes. Leur connexion \u00e0 une plateforme centrale repr\u00e9sente un investissement important\u2009\u00bb. Il rappelle aussi que la BCEAO a d\u00fb reporter le calendrier de connexion obligatoire au PI-SPI pour une partie des acteurs, signe que l\u2019ambition r\u00e9glementaire se heurte encore aux r\u00e9alit\u00e9s op\u00e9rationnelles du terrain.<\/p>\n<p>L\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9, acc\u00e9l\u00e9rateur de la ZLECAf<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au-del\u00e0 de l\u2019inclusion financi\u00e8re, l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 pourrait devenir un levier majeur pour le commerce r\u00e9gional. Selon les estimations du FMI et de la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD), les co\u00fbts des paiements transfrontaliers repr\u00e9sentent encore 10 \u00e0 15 % de la valeur des transactions pour de nombreuses PME africaines. Un co\u00fbt qui p\u00e8se directement sur la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises. Pour Aminata Kane, l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 constitue l\u2019une des conditions de r\u00e9ussite de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf). \u00ab\u2009Un agriculteur en C\u00f4te d\u2019Ivoire devrait pouvoir recevoir un paiement d\u2019un acheteur au Ghana aussi facilement qu\u2019un paiement domestique. Un entrepreneur nig\u00e9rian devrait pouvoir vendre dans toute la r\u00e9gion sans se pr\u00e9occuper de la mani\u00e8re dont il sera pay\u00e9.\u2009\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les travaux de la Banque des r\u00e8glements internationaux (BRI) montrent d\u2019ailleurs que des syst\u00e8mes de paiement instantan\u00e9 interop\u00e9rables peuvent r\u00e9duire de plus de 50 % le co\u00fbt des paiements transfrontaliers tout en ramenant les d\u00e9lais de r\u00e8glement de plusieurs jours \u00e0 quelques secondes. L\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 constitue \u00e9galement un enjeu de s\u00e9curit\u00e9. Selon Visa, les environnements o\u00f9 les donn\u00e9es circulent entre les diff\u00e9rents acteurs permettent une d\u00e9tection de la fraude beaucoup plus efficace gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intelligence artificielle. \u00c0 l\u2019inverse, lorsque les flux de donn\u00e9es transfrontaliers sont limit\u00e9s, l\u2019efficacit\u00e9 de la d\u00e9tection des fraudes peut diminuer jusqu\u2019\u00e0 40 %.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009Si le premier chapitre des paiements num\u00e9riques en Afrique concernait l\u2019acc\u00e8s, le suivant d\u00e9pendra d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes ouverts et interop\u00e9rables reposant sur des standards internationaux\u2009\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/SPI_1500-x-1000_forbesafrique.com_-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45527\" style=\"width:1050px;height:auto\"  \/>Paiement mobile money<\/p>\n<p>Les fintechs en premi\u00e8re ligne<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour Papa Ousmane Diop, les fintechs joueront un r\u00f4le d\u00e9cisif dans cette nouvelle \u00e9tape. \u00ab\u2009La BCEAO a pos\u00e9 les rails r\u00e9glementaires et construit l\u2019infrastructure centrale. Les fintechs ont d\u00e9sormais vocation \u00e0 transformer cette infrastructure en usages concrets pour les commer\u00e7ants, les PME, les administrations et les particuliers\u2009\u00bb. Selon lui, des acteurs comme InTouch peuvent servir de plateforme d\u2019int\u00e9gration pour les \u00e9tablissements de taille plus modeste, r\u00e9duisant leurs co\u00fbts de connexion et acc\u00e9l\u00e9rant l\u2019adoption de l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale. Pour Guy-Martial Awona, la r\u00e9ussite passera \u00e9galement par la poursuite des investissements dans les infrastructures, la s\u00e9curit\u00e9, l\u2019\u00e9ducation financi\u00e8re et un cadre r\u00e9glementaire harmonis\u00e9 capable d\u2019accompagner l\u2019innovation.<\/p>\n<p>Une infrastructure invisible, mais strat\u00e9gique<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s avoir d\u00e9mocratis\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux services financiers, l\u2019Afrique de l\u2019Ouest doit d\u00e9sormais r\u00e9ussir leur interconnexion. Invisible pour les utilisateurs, l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 pourrait devenir l\u2019infrastructure qui permettra aux paiements de circuler aussi librement que les biens, les services et les personnes dans l\u2019espace r\u00e9gional.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lire aussi :<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Apr\u00e8s avoir d\u00e9mocratis\u00e9 les paiements num\u00e9riques gr\u00e2ce au mobile money, l\u2019Afrique de l\u2019Ouest entre dans une nouvelle phase.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":167470,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[4],"tags":[6,20699],"class_list":["post-167469","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique","tag-afrique","tag-mobile-money"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116995275350643966","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/167469","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=167469"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/167469\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/167470"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=167469"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=167469"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=167469"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}