{"id":16776,"date":"2026-02-17T06:37:08","date_gmt":"2026-02-17T06:37:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/16776\/"},"modified":"2026-02-17T06:37:08","modified_gmt":"2026-02-17T06:37:08","slug":"rapprochement-militaire-turquie-egypte-enjeux-cles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/16776\/","title":{"rendered":"Rapprochement militaire Turquie \u00c9gypte : enjeux cl\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>\n    Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f<\/p>\n<p>      \u00c9couter \ud83d\udd0a<br \/>\n      Stop<\/p>\n<p>lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 17\/02\/2026<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"536\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Image-LD-11-3-1024x536.jpg\" alt=\"Accord de d\u00e9fense Ankara-Le Caire\" class=\"wp-image-19807\"  \/>R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo<\/p>\n<p>Par Giuseppe Gagliano, Pr\u00e9sident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (C\u00f4me, Italie)\u00a0<\/p>\n<p>Dans ce nouveau d\u00e9sordre r\u00e9gional, Ankara et Le Caire r\u00e9apprennent \u00e0 se parler par le langage le plus concret qui soit : les contrats militaires, les usines, les proc\u00e9dures communes et, surtout, les int\u00e9r\u00eats. Le pacte-cadre sign\u00e9 le 5 f\u00e9vrier, pr\u00e9sent\u00e9 comme un paquet de coop\u00e9ration de d\u00e9fense d\u2019environ 350 millions de dollars, marque un tournant. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un simple achat d\u2019armements, mais d\u2019un pas vers une coproduction, une coop\u00e9ration de d\u00e9fense a\u00e9rienne et un partage du renseignement apr\u00e8s plus d\u2019une d\u00e9cennie de relations empoisonn\u00e9es.<\/p>\n<p>Au centre de l\u2019accord se trouve la coop\u00e9ration entre le producteur public turc MKE et le minist\u00e8re \u00e9gyptien de la D\u00e9fense. L\u2019ensemble couvrirait l\u2019exportation par la Turquie d\u2019un syst\u00e8me de d\u00e9fense a\u00e9rienne \u00e0 courte port\u00e9e con\u00e7u pour contrer les drones et les appareils volant \u00e0 basse altitude, et l\u2019implantation en \u00c9gypte de capacit\u00e9s industrielles pour la production de munitions. Les d\u00e9tails qui circulent \u00e9voquent la construction d\u2019une usine de munitions d\u2019artillerie de 155 millim\u00e8tres ainsi que des lignes de production pour des projectiles de 7,62 et de 12,7 millim\u00e8tres. L\u2019objectif affich\u00e9 c\u00f4t\u00e9 \u00e9gyptien est r\u00e9v\u00e9lateur : faire de l\u2019\u00c9gypte un p\u00f4le de production r\u00e9gional au service de l\u2019Afrique et du Moyen Orient. Pour y parvenir, une coentreprise serait cr\u00e9\u00e9e afin de superviser les nouveaux sites, ce qui signifie une volont\u00e9 de structurer la relation dans la dur\u00e9e, en l\u2019adossant \u00e0 une gouvernance industrielle plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 des gestes politiques r\u00e9versibles.<\/p>\n<p>Ce pacte-cadre offre aussi une couverture juridique \u00e0 une coop\u00e9ration militaire plus large. Sont \u00e9voqu\u00e9es des man\u0153uvres navales conjointes, des visites de ports et des formations centr\u00e9es sur l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9, apr\u00e8s une pause d\u2019environ treize ans. Ce point est loin d\u2019\u00eatre secondaire. L\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 n\u2019est pas un slogan, c\u2019est une discipline, des proc\u00e9dures, des communications compatibles, une confiance minimale entre \u00e9tats-majors. Autrement dit, on ne revient pas \u00e0 ce niveau de coop\u00e9ration si l\u2019on ne vise pas un partenariat plus profond.<\/p>\n<p>\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/libye-retour-sultan-ankara-pris-place-italie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 Libye : Le retour du sultan. Ainsi Ankara a pris la place de l\u2019Italie<\/a><\/p>\n<p>La rupture de 2013, quand Abdel Fattah al Sissi s\u2019est impos\u00e9 apr\u00e8s l\u2019\u00e9viction du gouvernement li\u00e9 \u00e0 la confr\u00e9rie des Fr\u00e8res musulmans, avait fig\u00e9 les relations. Recep Tayyip Erdogan, soutien revendiqu\u00e9 de la confr\u00e9rie, \u00e9tait all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9clarer publiquement qu\u2019il ne serrerait pas la main d\u2019al Sissi, en invoquant les milliers de morts lors de la r\u00e9pression des protestations. Mais la politique \u00e9trang\u00e8re n\u2019est pas un tribunal moral, c\u2019est un calcul de puissance. Ankara, confront\u00e9e \u00e0 l\u2019isolement r\u00e9gional et \u00e0 une \u00e9conomie \u00e0 court de devises, a progressivement r\u00e9duit son soutien visible \u00e0 la confr\u00e9rie et a lanc\u00e9 une campagne de r\u00e9conciliation avec plusieurs puissances r\u00e9gionales, dont l\u2019\u00c9gypte. Le r\u00e9chauffement a d\u00e9marr\u00e9 en 2022 via des contacts discrets, a pris de l\u2019ampleur avec le retour des ambassadeurs en 2023, puis s\u2019est mat\u00e9rialis\u00e9 par la visite d\u2019Erdogan au Caire en f\u00e9vrier 2024. Le pacte militaire d\u2019aujourd\u2019hui appara\u00eet comme l\u2019aboutissement logique de cette trajectoire.<\/p>\n<p>L\u2019accord d\u00e9passe la production d\u2019armes et le commerce d\u2019\u00e9quipements. Il inclut, selon les \u00e9l\u00e9ments disponibles, un volet de coordination du renseignement dans des pays tiers, avec des r\u00e9f\u00e9rences explicites \u00e0 la Libye et \u00e0 Gaza, et une logique de planification militaire \u00e0 long terme. A partir de l\u00e0, un autre niveau devient possible. La coop\u00e9ration sur des programmes industriels plus ambitieux. Des sources \u00e9voquent m\u00eame l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une production conjointe du chasseur turc Kaan, projet national turc qui a effectu\u00e9 un premier vol d\u2019essai en 2024 et dont l\u2019entr\u00e9e en service est annonc\u00e9e avant la fin de la d\u00e9cennie. Le Caire, dit-on, aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9tudi\u00e9 l\u2019id\u00e9e d\u2019une coentreprise. Quoi qu\u2019il en soit, le signal est clair : si l\u2019\u00c9gypte accepte de se projeter sur un programme a\u00e9ronautique de ce type, elle ne cherche pas seulement un fournisseur, elle cherche un partenaire, et la Turquie cherche un tremplin industriel et diplomatique.<\/p>\n<p>Ankara sait d\u2019exp\u00e9rience qu\u2019un accord-cadre est souvent une porte d\u2019entr\u00e9e. Avec le Qatar, la coop\u00e9ration s\u2019est transform\u00e9e en pr\u00e9sence militaire turque permanente. Avec la Somalie, elle a d\u00e9bouch\u00e9 sur des missions d\u2019entra\u00eenement d\u2019ampleur et sur des d\u00e9ploiements li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 maritime. La question, pour l\u2019\u00c9gypte, est donc simple : comment profiter de la relation sans se retrouver dans une asym\u00e9trie politique ou op\u00e9rationnelle. La r\u00e9ponse \u00e9gyptienne semble \u00eatre l\u2019industrialisation sur place et la capacit\u00e9 \u00e0 exporter vers des march\u00e9s africains et moyen orientaux, ce qui renforce l\u2019autonomie, au lieu de la r\u00e9duire.<\/p>\n<p>\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/macron-caire-paris-affaires-economie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 Le Caire aux promesses crois\u00e9es :\u00a0\u00a0Emmanuel Macron \u00e0 l\u2019heure des affaires<\/a><\/p>\n<p>Le contexte diplomatique renforce l\u2019int\u00e9r\u00eat du rapprochement. Ankara et Le Caire convergent sur plusieurs dossiers, dont la recherche d\u2019un cessez le feu \u00e0 Gaza. Les deux capitales ont jou\u00e9 un r\u00f4le de m\u00e9diation dans l\u2019accord de cessez-le-feu guid\u00e9 par les \u00c9tats-Unis, annonc\u00e9 comme atteint en septembre. Que l\u2019on appr\u00e9cie ou non la m\u00e9diation, un fait demeure. Se coordonner sur Gaza, c\u2019est se coordonner sur la s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9gionale, sur les canaux de renseignement, sur les \u00e9quilibres entre acteurs \u00e9tatiques et non \u00e9tatiques. Cela cr\u00e9e des habitudes de travail, donc un socle de relation.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, les alliances en M\u00e9diterran\u00e9e orientale se recomposent. Le renforcement de la coordination militaire entre la Gr\u00e8ce, Isra\u00ebl et Chypre est per\u00e7u par Ankara comme un dispositif de verrouillage voire une menace, notamment dans la bataille des corridors \u00e9nerg\u00e9tiques et des zones \u00e9conomiques exclusives. Or, le rapport de force maritime se joue aussi par la l\u00e9gitimit\u00e9 juridique et diplomatique. C\u2019est ici qu\u2019entre en sc\u00e8ne la Libye, dossier o\u00f9 les int\u00e9r\u00eats s\u2019entrecroisent. La Turquie a soutenu les autorit\u00e9s de Tripoli et s\u2019appuie sur l\u2019accord maritime sign\u00e9 en novembre 2019 avec ce camp, accord controvers\u00e9 qui a redessin\u00e9 des fronti\u00e8res maritimes. Mais cet accord ne gagnerait en port\u00e9e nationale libyenne que s\u2019il \u00e9tait ratifi\u00e9 par le Parlement de l\u2019Est. Et donc, Ankara a commenc\u00e9 \u00e0 se rapprocher de Khalifa Haftar, homme fort de la Libye orientale. L\u2019objectif est transparent : obtenir le soutien politique n\u00e9cessaire pour rendre l\u2019accord juridiquement contraignant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du pays, et ainsi augmenter sa l\u00e9gitimit\u00e9 au-del\u00e0 d\u2019une seule faction. Dans cette man\u0153uvre, l\u2019\u00c9gypte, longtemps proche du camp oriental, devient un interlocuteur de premier plan. D\u2019o\u00f9 l\u2019utilit\u00e9 d\u2019un canal de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9largi avec Le Caire. La Libye est l\u2019un des n\u0153uds o\u00f9 le dialogue militaire et le dialogue g\u00e9opolitique se confondent.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas un hasard si le pacte militaire s\u2019accompagne d\u2019un volet \u00e9conomique ambitieux. Les deux pays veulent porter leurs \u00e9changes bilat\u00e9raux d\u2019environ 9 \u00e0 15 milliards de dollars d\u2019ici 2028. La liste des secteurs est large : exploration et d\u00e9veloppement dans les hydrocarbures, extraction mini\u00e8re, transports, industrie automobile. Et l\u2019\u00e9nergie, \u00e9videmment, devient un axe structurant. Un protocole d\u2019entente sign\u00e9 en septembre 2024 pr\u00e9voit un renforcement de la coop\u00e9ration dans l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et les \u00e9nergies renouvelables. Les deux pays ont aussi d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9signer des points de contact nationaux pour coordonner des groupes de travail sur l\u2019\u00e9nergie conventionnelle, les renouvelables, l\u2019hydrog\u00e8ne vert et le nucl\u00e9aire. Ici, la logique est g\u00e9o\u00e9conomique : plus les interd\u00e9pendances industrielles et \u00e9nerg\u00e9tiques s\u2019\u00e9paississent, plus le retour \u00e0 la confrontation devient co\u00fbteux.<\/p>\n<p>\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/decryptage-mer-rouge-pari-caire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">D\u00c9CRYPTAGE\u00a0\u2013 Mer Rouge, le pari du Caire<\/a><\/p>\n<p>Militairement, l\u2019accord dit quelque chose de simple. L\u2019\u00e9poque des blocs fig\u00e9s recule, celle des coalitions variables avance. L\u2019\u00c9gypte cherche \u00e0 renforcer sa profondeur strat\u00e9gique sans se placer sous un parapluie unique. La Turquie cherche \u00e0 r\u00e9duire les effets de l\u2019isolement et \u00e0 transformer son industrie de d\u00e9fense en instrument de puissance. En se rencontrant, les deux capitales b\u00e2tissent un compromis. Une coop\u00e9ration qui donne \u00e0 chacune une marge de man\u0153uvre accrue face aux autres acteurs du th\u00e9\u00e2tre, du Golfe \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e, du Levant \u00e0 l\u2019Afrique du Nord.<\/p>\n<p>La conclusion la plus utile n\u2019est donc pas de c\u00e9l\u00e9brer une r\u00e9conciliation, mais de comprendre une m\u00e9thode. Les deux pays utilisent la d\u00e9fense comme pont politique, l\u2019industrie comme garantie, le commerce comme verrou de stabilit\u00e9. Les 350 millions de dollars ne sont qu\u2019un ticket d\u2019entr\u00e9e. Ce qui compte, c\u2019est la trajectoire : une alliance de circonstances qui, si elle se consolide, peut peser sur les \u00e9quilibres du Moyen Orient, sur la comp\u00e9tition en M\u00e9diterran\u00e9e orientale et sur la structuration d\u2019un march\u00e9 de l\u2019armement o\u00f9 l\u2019\u00c9gypte veut vendre et o\u00f9 la Turquie veut diriger.<\/p>\n<p>#Turquie, #Egypte, #Ankara, #LeCaire, #RecepTayyipErdogan, #AbdelFattahAlSissi, #GiuseppeGagliano, #Realpolitik, #Defense, #IndustrieDeDefense, #MKE, #Kaan, #Geopolitique, #MoyenOrient, #MediterraneeOrientale, #Libye, #Gaza, #Interoperabilite, #DefenseAerienne, #Drones, #Artillerie155mm, #CoProductionMilitaire, #AllianceStrategique, #EquilibreRegional, #AfriqueDuNord, #SecuriteRegionale, #Energie, #HydrogeneVert, #Hydrocarbures, #CommerceInternational, #ComplexeMilitaroIndustriel, #SouveraineteStrategique, #OTAN, #Isra\u00ebl, #Gr\u00e8ce, #Chypre, #KhalifaHaftar, #Tripoli, #ArmeeTurque, #ArmeeEgyptienne<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Giuseppe-Gagliano.jpg\" width=\"100\" height=\"100\" alt=\"gagliano\" itemprop=\"image\"\/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f \u00c9couter \ud83d\udd0a Stop lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 17\/02\/2026 R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":16777,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[122],"tags":[4494,139,215],"class_list":{"0":"post-16776","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-egypte","8":"tag-decryptage","9":"tag-egypte","10":"tag-turquie"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116084594594914411","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16776","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16776"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16776\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16777"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16776"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16776"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16776"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}