{"id":175138,"date":"2026-08-06T03:16:32","date_gmt":"2026-08-06T03:16:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/175138\/"},"modified":"2026-08-06T03:16:32","modified_gmt":"2026-08-06T03:16:32","slug":"vulfran-de-richoufftz-cofondateur-de-la-marque-panafrica-lafrique-est-aussi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/175138\/","title":{"rendered":"Vulfran de Richoufftz, cofondateur de la marque Panafrica : \u00ab\u2009L\u2019Afrique est aussi&#8230;"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/forbesafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Vulfran-de-Richoufftz_1500-x-1000_forbesafrique.com_.png\" data-caption=\"\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img decoding=\"async\" fetchpriority=\"high\" width=\"1068\" height=\"712\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Vulfran-de-Richoufftz_1500-x-1000_forbesafrique.com_-1068x712.png\"   alt=\"\" title=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p>Apr\u00e8s dix ans de production sous-trait\u00e9e au Maroc, Panafrica franchit un nouveau cap industriel en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Cofond\u00e9e par Vulfran de Richoufftz et Hugues Didier, la marque fran\u00e7aise de mode et de baskets \u00e9thiques a investi 1 million d\u2019euros dans une usine assortie d\u2019un centre de formation. Avec une capacit\u00e9 initiale de 10\u2009000 paires par an, elle ambitionne d\u00e9sormais de porter son chiffre d\u2019affaires de 1,2 \u00e0 2 millions d\u2019euros. Entretien avec Vulfran de Richoufftz, cofondateur de Panafrica et de Panafrica Shoes C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Propos recueillis par Olivia Y\u00e9r\u00e9 Daubrey<\/p>\n<p>L\u2019ouverture de votre usine en C\u00f4te d\u2019Ivoire marque une \u00e9tape importante dans l\u2019histoire de Panafrica. Quelle vision de long terme sous-tend cette implantation et pourquoi avoir choisi la C\u00f4te d\u2019Ivoire\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vulfran de Richoufftz\u00a0: Notre vision, qui n\u2019a jamais boug\u00e9, est de faire de Panafrica un levier de transformation sociale en Afrique. Le continent regorge de mati\u00e8res premi\u00e8res, de savoir-faire et de personnes qualifi\u00e9es. Nous voulons montrer qu\u2019il est possible d\u2019y fabriquer des produits de qualit\u00e9, tout en cr\u00e9ant des emplois et en transmettant des savoir-faire. Dix ans apr\u00e8s notre cr\u00e9ation, nous \u00e9tions pr\u00eats \u00e0 ouvrir notre usine. La C\u00f4te d\u2019Ivoire r\u00e9unissait plusieurs conditions favorables : un environnement \u00e9conomique dynamique, des infrastructures logistiques solides, une population jeune, et des fournisseurs [notamment de tissus wax et de batik, NDLR] avec lesquels nous travaillions d\u00e9j\u00e0. C\u2019est aussi l\u2019un des hubs \u00e9conomiques et logistiques d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p>Cette usine marque-t-elle, selon vous, le d\u00e9but d\u2019un mouvement de r\u00e9industrialisation du textile et de la chaussure en Afrique\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: Nous voulons montrer la voie et prouver que c\u2019est possible. L\u2019usine produit d\u2019abord pour Panafrica\u2009; demain, elle pourra collaborer avec des entrepreneurs africains \u00e0 la recherche de solutions industrielles locales. Nous sommes partis sans machines ni personnel form\u00e9. En un mois, nous avons form\u00e9 une trentaine de personnes et en avons embauch\u00e9 une vingtaine. En deux \u00e0 trois mois, nous avons fabriqu\u00e9 en C\u00f4te d\u2019Ivoire des baskets d\u2019une qualit\u00e9 comparable \u00e0 celle obtenue au Maroc. Cela ouvre le champ des possibles.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009En deux \u00e0 trois mois, nous avons fabriqu\u00e9 en C\u00f4te d\u2019Ivoire des baskets d\u2019une qualit\u00e9 comparable \u00e0 celle obtenue au Maroc. Cela ouvre le champ des possibles\u2009\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/USINE-PANAFRICA_1500-x-1000_forbesafrique.com_-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45632\" style=\"width:1050px;height:auto\"  \/>Hugues Didier et Vulfran de Richoufftz , Cofondateur de Panafrica, \u00a9DR-Tora<\/p>\n<p>Quel est le mod\u00e8le \u00e9conomique de cette nouvelle usine\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: Nous avons lev\u00e9 1,7 million d\u2019euros, dont 1 million directement consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019usine. Environ 300\u2009000\u00a0euros ont financ\u00e9 les machines\u2009; le reste couvre principalement le loyer et les salaires. L\u2019objectif est d\u2019atteindre la rentabilit\u00e9 d\u2019ici un an \u00e0 un an et demi. Pour l\u2019instant, nous produisons un seul mod\u00e8le en C\u00f4te d\u2019Ivoire et conservons notre sous-traitant au Maroc. Nous souhaitons progressivement fabriquer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des collections Panafrica sur place et atteindre 10\u2009000 paires durant la premi\u00e8re ann\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009Nous souhaitons progressivement fabriquer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des collections Panafrica sur place et atteindre 10\u2009000 paires durant la premi\u00e8re ann\u00e9e\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Dans quelle mesure cette implantation modifie-t-elle votre strat\u00e9gie de croissance\u2009? Votre ambition est-elle de faire de cette usine un site destin\u00e9 principalement au march\u00e9 ivoirien, au march\u00e9 africain ou aux march\u00e9s internationaux\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: \u00c0 court terme, l\u2019usine r\u00e9pond d\u2019abord aux besoins de nos march\u00e9s existants, principalement europ\u00e9ens : l\u2019Europe repr\u00e9sente environ 60\u00a0% de notre chiffre d\u2019affaires. Produire pour les march\u00e9s africains n\u2019\u00e9tait pas notre objectif initial. Mais cette implantation nous ouvre de nouvelles perspectives en Afrique, notamment des collaborations avec des marques et des cr\u00e9ateurs africains qui ne disposent pas de solutions industrielles pour fabriquer leurs collections. \u00c0 moyen terme, l\u2019ambition de Panafrica deviendra donc davantage africaine.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009Cette implantation nous ouvre de nouvelles perspectives en Afrique, notamment des collaborations avec des marques et des cr\u00e9ateurs africains qui ne disposent pas de solutions industrielles pour fabriquer leurs collections\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Vous associez cette usine \u00e0 un centre de formation. Quels sont les m\u00e9tiers que vous souhaitez d\u00e9velopper localement et quelles comp\u00e9tences estimez-vous aujourd\u2019hui les plus strat\u00e9giques pour b\u00e2tir une v\u00e9ritable industrie africaine de la chaussure\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: Notre principal d\u00e9fi \u00e9tait de former des personnes \u00e0 des m\u00e9tiers qui n\u2019existaient plus \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle en C\u00f4te d\u2019Ivoire : d\u00e9coupe, piquage, montage et contr\u00f4le qualit\u00e9. Des professionnels fran\u00e7ais aujourd\u2019hui retrait\u00e9s ont form\u00e9 les premi\u00e8res recrues pendant un mois. Le centre poursuivra cette formation en continu. Nous employons une vingtaine de personnes et souhaitons rapidement atteindre 50 salari\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009Nous employons une vingtaine de personnes et souhaitons rapidement atteindre cinquante salari\u00e9s\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Quels sont les principaux obstacles auxquels vous \u00eates confront\u00e9s\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">V. R.\u00a0: Les principaux d\u00e9fis sont la logistique, le transport et la faible disponibilit\u00e9 des mati\u00e8res premi\u00e8res. Une basket n\u00e9cessite une trentaine de composants\u2009; nous n\u2019en trouvons qu\u2019environ quatre en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Les autres, comme certaines semelles, les lacets ou les fils de couture, doivent \u00eatre import\u00e9s, notamment d\u2019Europe. Cela allonge les d\u00e9lais et nous oblige \u00e0 mutualiser nos achats dans des conteneurs. Nous devons gagner en agilit\u00e9 tout en conservant notre niveau de qualit\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" data-id=\"45628\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/AKANDA-ARBOUSE_GRAND-LARGE_1500-x-1000_forbesafrique.com_-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45628\"  \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" data-id=\"45627\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/AKANDA-ARBOUSE_GRAND-LARGE_1500-x-1000_forbesafrique.com-2-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45627\"  \/><br \/>\nPanafrica cr\u00e9e des chaussures au design \u00e9pur\u00e9, color\u00e9 et optimiste, \u00a9DR-Tora<\/p>\n<p>Comment conciliez-vous exigences environnementales, production locale et comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9conomique\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">V. R.\u00a0: La tra\u00e7abilit\u00e9 est un sujet central pour Panafrica. Nos clients doivent pouvoir savoir o\u00f9 nos mati\u00e8res premi\u00e8res sont achet\u00e9es et o\u00f9 nos produits sont fabriqu\u00e9s. Poss\u00e9der notre usine renforce cette transparence et notre impact social : nous cr\u00e9ons des emplois formels, formons des personnes et d\u00e9veloppons leurs comp\u00e9tences. L\u2019implantation en C\u00f4te d\u2019Ivoire nous rapproche aussi de certaines mati\u00e8res premi\u00e8res et, demain, de nouveaux march\u00e9s de distribution. Elle contribue ainsi \u00e0 r\u00e9pondre aux enjeux sociaux et environnementaux.<\/p>\n<p>Comment d\u00e9finissez-vous aujourd\u2019hui l\u2019identit\u00e9 de Panafrica : marque fran\u00e7aise inspir\u00e9e de l\u2019Afrique, entreprise africaine ou mod\u00e8le hybride\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: Panafrica reste une soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, mais notre mod\u00e8le est d\u00e9sormais plus hybride. Nous avons une entit\u00e9 industrielle en C\u00f4te d\u2019Ivoire qui emploie des Ivoiriens. Nous avons \u00e9galement recrut\u00e9 un manager ivoirien que nous formons pour qu\u2019il puisse devenir directeur de l\u2019usine et servir de relais aupr\u00e8s des salari\u00e9s. Hugues Didier [associ\u00e9 et cofondateur de Panafrica, NDLR] et moi-m\u00eame sommes install\u00e9s en C\u00f4te d\u2019Ivoire. La marque est donc beaucoup plus ancr\u00e9e sur le continent qu\u2019auparavant, tout en conservant un march\u00e9 europ\u00e9en et une vocation internationale.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009La marque est beaucoup plus ancr\u00e9e sur le continent qu\u2019auparavant, tout en conservant un march\u00e9 europ\u00e9en et une vocation internationale\u2009\u00bb<\/p>\n<p>Trois mois apr\u00e8s le d\u00e9marrage de la production, quels premiers r\u00e9sultats pouvez-vous partager\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">V. R.\u00a0: Nous avons form\u00e9 35 personnes aux aspects techniques et th\u00e9oriques, puis retenu une vingtaine d\u2019entre elles pour d\u00e9marrer la production, et recrut\u00e9 une personne sur la partie direction d\u2019usine. Aujourd\u2019hui, nous pouvons produire environ 30 paires par jour. Notre objectif est d\u2019atteindre 50 paires quotidiennes d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e et environ 10\u2009000 paires durant la premi\u00e8re ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Quelles sont les prochaines \u00e9tapes de votre d\u00e9veloppement\u2009? Envisagez-vous d\u2019\u00e9tendre vos capacit\u00e9s de production\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: Notre priorit\u00e9 est de consolider l\u2019usine : maintenir la qualit\u00e9 tout en passant progressivement de 30 \u00e0 50, puis \u00e0 100 ou 150 paires par jour, et former de nouvelles recrues. La deuxi\u00e8me \u00e9tape consiste \u00e0 int\u00e9grer davantage de mati\u00e8res africaines dans nos collections, par exemple des pagnes baoul\u00e9s ou de l\u2019indigo, afin de faciliter les achats et la production locale. Enfin, nous souhaitons d\u00e9velopper des collaborations avec des designers et cr\u00e9ateurs africains qui manquent de solutions industrielles, et mieux faire conna\u00eetre leur cr\u00e9ativit\u00e9 en Europe.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009La deuxi\u00e8me \u00e9tape consiste \u00e0 int\u00e9grer davantage de mati\u00e8res africaines dans nos collections, par exemple des pagnes baoul\u00e9s ou de l\u2019indigo\u2009\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" data-id=\"45629\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/USINE-PANAFRICA_1500-x-1000_forbesafrique.com-2-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45629\"  \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" data-id=\"45631\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/USINE-PANAFRICA_1500-x-1000_forbesafrique.com-4-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45631\"  \/><br \/>\nAvec l\u2019ouverture de son usine en C\u00f4te d\u2019Ivoire, la marque fran\u00e7aise renforce son ancrage en Afrique, \u00a9DR-Tora<\/p>\n<p>Si vous deviez convaincre un investisseur international que l\u2019industrie manufacturi\u00e8re en Afrique repr\u00e9sente une opportunit\u00e9, quel premier argument mettriez-vous en avant\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">V. R.\u00a0: Clairement, le potentiel d\u00e9mographique. L\u2019industrie cr\u00e9e de l\u2019emploi : une usine qui emploie aujourd\u2019hui 50 personnes peut demain en employer 2000. La croissance de la population active, notamment de la jeunesse, est sans commune mesure avec celle que l\u2019on conna\u00eet dans les pays europ\u00e9ens. Un autre argument tient \u00e0 la diversification des cha\u00eenes de production. Depuis la crise du Covid-19, de nombreuses marques textiles, jusque-l\u00e0 tr\u00e8s d\u00e9pendantes de l\u2019Asie, cherchent \u00e0 rapprocher leur production de leurs march\u00e9s ou \u00e0 diversifier leurs sites industriels. L\u2019Afrique peut progressivement devenir une nouvelle base de production gr\u00e2ce \u00e0 son bassin d\u2019emploi, \u00e0 son dynamisme et au d\u00e9veloppement d\u2019outils industriels locaux. C\u2019est une perspective importante pour les investisseurs.<\/p>\n<p>Plus largement, quel r\u00f4le souhaitez-vous que Panafrica joue dans la r\u00e9industrialisation du continent au cours des dix prochaines ann\u00e9es\u2009?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a>V<\/a>. R.\u00a0: Nous n\u2019avons pas la pr\u00e9tention de r\u00e9industrialiser seuls un continent. Notre ambition est plut\u00f4t de jouer un r\u00f4le de d\u00e9monstrateur : montrer qu\u2019une marque n\u00e9e autour d\u2019un projet culturel peut devenir un acteur industriel, cr\u00e9er des emplois qualifi\u00e9s et fabriquer en Afrique des produits de qualit\u00e9, m\u00eame en partant de z\u00e9ro. Dans dix ans, nous aimerions avoir form\u00e9 des centaines de personnes aux m\u00e9tiers de la chaussure et pos\u00e9 une premi\u00e8re pierre dans le d\u00e9veloppement de cette industrie en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Certaines personnes form\u00e9es chez nous cr\u00e9eront peut-\u00eatre leurs propres ateliers. Nous souhaitons \u00e9galement collaborer avec des cr\u00e9ateurs africains et leur donner acc\u00e8s \u00e0 des solutions industrielles locales.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plus les marques engag\u00e9es dans cette dynamique seront nombreuses, plus elles montreront que ce mod\u00e8le est possible et feront na\u00eetre de nouveaux projets. Si nous parvenons \u00e0 construire une marque enti\u00e8rement \u00ab\u2009made in Africa\u2009\u00bb et \u00e0 montrer que l\u2019Afrique repr\u00e9sente aussi un espace d\u2019innovation, de cr\u00e9ation de valeur et de production \u2014 au-del\u00e0 des mati\u00e8res premi\u00e8res et de la consommation \u2014, nous aurons gagn\u00e9 notre pari.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">\u00ab\u2009Dans dix ans, nous aimerions avoir form\u00e9 des centaines de personnes aux m\u00e9tiers de la chaussure et pos\u00e9 une premi\u00e8re pierre dans le d\u00e9veloppement de cette industrie en C\u00f4te d\u2019Ivoire\u2009\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/USINE-PANAFRICA_1500-x-1000_forbesafrique.com-3-1024x683.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-45630\" style=\"width:1050px;height:auto\"  \/>Vulfran de Richoufftz \u00e0 l\u2019usine Panafrica en C\u00f4te d\u2019Ivoire, \u00a9DR-Tora<\/p>\n<p>Panafrica en chiffres<\/p>\n<p>Donn\u00e9es communiqu\u00e9es par l\u2019entreprise<br \/>\u2022 Chiffre d\u2019affaires des trois derniers exercices : 800\u2009000 euros, 1 million d\u2019euros, puis 1,2 million d\u2019euros<br \/>\u2022 Chiffre d\u2019affaires pr\u00e9visionnel : 2 millions d\u2019euros<br \/>\u2022 Investissement dans l\u2019usine et le centre de formation : 1 million d\u2019euros \u00e0 ce jour<br \/>\u2022 Capacit\u00e9 initiale de production : 10\u2009000 paires par an<br \/>\u2022 Effectif du groupe Panafrica : 25 collaborateurs<br \/>\u2022 Capacit\u00e9 annuelle du centre de formation : 50 personnes<br \/>\u2022 R\u00e9partition des ventes : 80 % en France et 20 % dans le reste du monde<br \/>\u2022 March\u00e9s africains : la Tanzanie et la C\u00f4te d\u2019Ivoire repr\u00e9sentent ensemble 10 % des ventes B2B<br \/>\u2022 Un partenaire historique depuis 2015 : Uniwax <\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lire aussi :<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Apr\u00e8s dix ans de production sous-trait\u00e9e au Maroc, Panafrica franchit un nouveau cap industriel en C\u00f4te d\u2019Ivoire. 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